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30 mai 2007 3 30 /05 /mai /2007 10:48
Il faut qu'on trouve un nouveau concept. La concurrence est rude. La téléréalité est un monde impitoyable. Il faut absolument qu'on dépasse les autres. Et pour ça, il n'y a qu'une seule recette: il faut générer des fluides. Des larmes ou des crachats, c'est pareil. Quand ça sort, c'est du liquide assuré dans nos popoches.

Il faut juste qu'on aille plus loin. Le public s'habitue trop vite. On ne peut pas lui re-servir deux fois la même soupe. Surtout que c'est censé être des évènements spontanés, si on répète, ça va se voir. Alors on en est où actuellement? En Australie, une candidate de Big Brother, enfermée dans un appart donc, ne sait pas encore que son père est mort. Il aurait voulu qu'elle ne le sache pas avant sa sortie, pour lui laisser ses chances de victoire. Pas mal, pas mal. Mais je sens qu'on peut aller plus loin. Là, y aura juste un prime en fin de la saison, ça fait un beau climax mais ça ne durera pas. Pas assez de chiffre, coco. On va regarder du côté des hollandais plutôt. C'est quand même eux qui ont inventé le jeu, c'est pas rien. Ils préparent donc un show où le vainqueur gagnera... un rein? Ah ok, une malade en phase terminale choisit le demandeur d'organe qui recevra le sien. Décidément, ils sont très forts, ces kreukreus. En plus, ils annoncent cela comme une dénonciation du système actuel de choix pour les dons. Vraiment très très fort. Va falloir qu'on se déchire pour battre ça.

Si on veux faire aussi et au passage être encore plus rentable, je me dis qu'on pourrait peut-être délocaliser. Genre trois petits africains qui devraient se battre et faire pleurer pour gagner un paquet de riz? Evidement, on fournit pas l'eau, faut pas déconner. Non, trop loin, les gens s'identifieront pas. Peut-être trois cancereux en phase terminale qui se battent à coup de perf et celui qui gagne reçoit des doses de morphines alors que les perdants sont jetés à la rue? Evidement, ils meurent tous à la fin. Et on dénonce les conditions de fin de vie des malades qui n'ont pas droit à l'euthanasie. C'est bon ça, coco. Je crois qu'on a encore du bizness à faire.
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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 15:08
Me semble qu'aujourd'hui, c'est la fête du voisinage. En tout cas en France, sûr. Je ne sais pas si ça se fait ici. En même temps, c'est pas comme si je portais un intérêt particulier à les connaître. Je crois qu'on peut même affirmer que je m'en fous. Comme disait le poête: chacun sa merde. Faudrait juste qu'elle déborde pas sur mon paillasson.

Quand j'étais étudiant, j'avais pour voisin deux gros fêtards, qui avaient absolument tenu à ce qu'on se fasse une soirée entre gens du même étage. Après tout, pourquoi pas, on était étudiant, c'est le temps des expériences, tout ça. Mais bon, quand on a commencé à me demander si je les connaissais, parce qu'ils faisaient du bruit, voire s'improvisaient un concert à la guitare électrique bien saturée à 5h du mat', j'ai laché un peu l'affaire. Surtout quand ils sont venu se plaindre chez moi qu'un mec bourré les avait réveillés une veille d'exam. Le pauvre imbibé avait indiqué la porte la plus proche comme provenance et comme excuse, et forcément, ça me retombait dessus alors que j'avais à l'époque un appart totalement sans alcool, ce qui est rare pour un étudiant (vous pouvez respirer des yeux). Ils auraient pourtant pu se plaindre des gens des étages inférieurs qui gueulaient parce qu'ils descendaient en rappel sur leurs fenêtres. Ou alors des rabats-joie qui se plaignaient qu'ils balançaient leurs poubelles pleines de cadavres de bière du 2ème étage. Voire même du mec complètement drogué qui jouait de la basse dehors complètement à poil, les soirs d'approvisionnement en provenance des Pays-bas. Mais non, je les avais apparement tellement marqués que 6 mois après mon départ, ils se plaignaient encore que je pissais dans l'escalier à la pleine lune.

Là où je suis, je n'ai plus ce genre de problème. Bien sur, mes voisins actuels font parfois la fête, laissent leurs poubelles dans l'escalier en attendant le jour du ramassage, s'amusent à me faire peur quand j'ouvre la porte de l'immeuble ou me demandent d'éviter de parler dans l'escalier parce que la chambre du petit est contre la paroi des parties communes (expirez...). Mais au moins, ils ne viennent pas m'emmerder pour fêter le voisinage, et c'est déjà pas mal.
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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 10:54
L'heure est grave. Bon, faut dire qu'elle commence à prendre un peu de testostérone en vue de son opération, et elle a un peu forcé la dose. Alors forcément, elle parle un peu comme Gilles Gropaquet. Mais la question n'est pas là. Grace à l'extension européenne, de nouvelles problématiques apparaîssent et il était temps que ça arrive. Et aujourd'hui, la Pologne nous fait nous pencher (pas trop quand même) sur une interrogation cruciale: les Teletubbies font-ils une promo cachée de l'homosexualité?

Jusqu'ici, on a laisse beaucoup trop de questions sans réponse à propos des mascottes pour la jeunesse. Et on avait complètement oublié l'aspect sexuel. Pourtant, ils ont tendance à proner l'androgynie. Tout le monde estime que Casimir était un mâle à cause de son prénom. Mais quelqu'un l'a déjà vu faire pipi debout, ou compter fleurette? Même pas une petite parade nuptiale?  Gribouille était-il (elle?) un appel au sexe avec des tartes? Nounours, un exemple à suivre pour visiter les lits des pitits enfants la nuit? Isidore et Clémentine, des appels au bondage? Kermit une promotion pour la zoophilie porcine? Et je ne parle même pas des Barbapapa, ces espèces de corps siliconés ambulants, adeptes de positions exotiques et de reproduction à grande échelle. Il était temps de s'interroger sur les messages envoyés aux enfants, de façon aussi pernicieuse. Ce Tinky Winky qui porte un sac à main, vraiment, quel exemple. Déjà qu'on est même pas sûr que ce soit un bon chrétien. Si ça se trouve, il se balade même à poil. Vraiment, les pervers sont partout.

Je crois qu'il va être temps de prendre les choses en main du côté de l'éducation. Fini les programmes pour enfants avec des coeurs, des peluches bleues et roses et des dessins animés. Non maintenant, il va être temps de leur donner une éducation correcte. Après un épisode de la vie de Jesus, deux heures de chaîne boursière, entrecoupées de publicités et du journal avec les morts partout dans le monde. Faudrait quand même pas que nos mômes deviennent des tafioles, oh!
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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 14:34
Tout le monde connait ce que les anglo-saxons appellent les happy pills (les pilules du bonheur donc), à savoir le Prozac et toute sa suite d'anti-dépresseurs aux noms bariolés. La pils quant à elle est une bière tout simple, qu'on qualifierait dans les bars français de demi. C'est à partir de ces considérations sémantiques que le laboratoire Roccoloc a décidé de lancer son Happy pils, la vraie pilule du bonheur. Bon ok, ça peut ne pas paraître très scientifique comme approche mais c'est un pitit labo, avec des pitis moyens. En même temps, c'est un labo très chaleureux...

La Happy pils donc. Ce concentré, à la composition secrète mais dans laquelle on peut retrouver bien évidement du Prozac et de la bière, va changer votre vie. Toujours soucieux du bien-être de nos clients, nous avons aggloméré tous les bienfaits de la nature dans un principe actif qui fera la joie des pitits et des grands. Son subtil mélange entre narcotique et alcool (entre autres) vous procurera une sensation de légèreté pour faire face au poids de la vie. Et son gêne de la myxomatose vous fera voir la vie en rose. Notre Happy pils vous rendra beau, rendra les gens qui vous entourent beau, fait briller le poil, bronzer la peau et rosir les joues ( et inversement). Mais ce n'est pas tout. L'Happy pils soigne la constipation, l'acnée, les hémorroïdes, les chancres mous, l'alcoolisme, les prédispositions génétiques à la violence, à la religion et à l'appréciation d'Arte. Mais ce n'est pas tout. Notre produit fait aussi briller la vaisselle, débouche les toilettes, fait taire les voisins, fait chanter les oiseaux, danser les abeilles, chasse les nuages et fait briller le soleil. Mais ce n'est pas tout. L'Happy pils enlarge your péniche (la vie de rêve des nautoniers à portée de tous), enlarge aussi your peanuts (histoire d'harmoniser l'ensemble), et pour ces dames, vous constaterez à votre nouvelle opulence mammaire que l'Happy pils, ça marche. D'ailleurs, on risque de vous chanter souvent "These boobs are made for walking".

Accessible dès le plus jeune age, l'Happy pils sera bientôt disponible partout, des supermarchés aux instituts de beauté, en passant par les boucheries. Selon vos convictions politiques, vous pourrez vous procurer notre panacée en cachets ou en suppositoires. Attention tout de même à l'abus d'Happy pils, qui peut provoquer un Charly-Olegisme prononcé.
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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 11:25
Je sens bien qu'on cherche à me faire taire ce matin. On essaye de me museler alors que tel un Florent Panini des grands jours, limite un Michel Sardouille, je veux dénoncer les puissants de ce monde. Mon webmessenger merde à fond, mon accès web rame à mort, ma boite de réception affiche 666 messages reçus... Mais l'intimidation ne m'a jamais arrêté. Il faut dire les choses et ce matin, j'ose le dire: trop de publicité, c'est mal.

Je tiens à préciser tout de suite que je suis moi-même publivore. J'ai même des dvd avec des pubs dessus, c'est dire. Mais bon, si j'aime bien la pub de qualité, même celle qui réussit son pari commercial de nous faire nous souvenir de la marque qu'elle annonce ("Ba ba ba ba babybel, oh babybeeeellll..."), comme en toute chose, il faut savoir modération garder. Et jusqu'ici, je croyais encore innocemment (ce qu'on peut être con parfois) que les états et autres institutions nous sauvegardaient de l'overdose. Et puis ce matin, j'apprends que l'Europe vient d'adopter une directive permettant d'avoir plus de pubs à la télé. Bon, elle n'est pas obligatoire. Pas encore. Je suis déjà choqué quand je vois mon épisode des Simpsons quotidien coupé en deux par une page de réclames, alors là, ça risque d'être un carnage. Plus de place pour les annonceurs. Et en contre-partie? Bah rien, pourquoi? Alors tel un Francis Lalanne, je me lève et je me fais fort de tancer tous ces ronds de cuir, qui ne savent même pas lire la musique. Vraiment, c'est pas bien. Vendus!

Bon, le truc qu'est surtout gênant là-dessus, c'est qu'il y a aucun critère de qualité non plus. Et force est de constater que les pubs sont de plus en plus connes. Moins en Belgique, certes, mais quand même. Il n'y a même plus de quoi alimenter une bonne nuit des Publivores. D'ailleurs, je crois qu'elles n'existent plus. St Gotainer, revenez nous sauver. Vite.
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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 15:11

J'aime bien parfois me raccrocher à certains points de repères monumentaux. Je me souviens que durant le temps que j'ai passé au pied de la capitale française, je ne suis quasiment jamais allé voir la tour Eiffel de près. Pourtant, à chaque fois que je prenais le métro pour aller dans Paris, j'aimais bien la voir de loin. Ca a un côté rassurant. Et puis, elle est assez belle à regarder, surtout la nuit.

 

Depuis que je suis ici, je m'accroche à deux choses: le gigantesque palais de justice bruxellois et la butte au lion de Waterloo. Si le palais de justice a beaucoup de côtés mystérieux, c'est surtout le lion auquel j'aime bien m'accrocher. Déjà, parce que je l'oublie parfois avant de l'apercevoir depuis le train. Pourtant, il n'est pas toujours visible, vu qu'il est quand même assez loin des voies. Il faut qu'il fasse clair pour le voir dépasser du panorama. Je sais bien qu'il symbolise une défaite française (en même temps, les batailles militaires, c'est pas le genre de trucs dont on peut vraiment s'enorgueillir) mais je l'aime bien. Il trône en haut de sa colline artificielle et ressort de l'horizon.
Sauf que voila, une nouvelle fois, on nous ment, on nous spolie. De même que la tour Eiffel, contrairement à ce que son éclairage pourrait laisser penser, n'est pas un phare breton qui se serait perdu, le lion de Waterloo n'est en fait pas vraiment à Waterloo. On peut même dire que Waterloo est assez dépouillée par rapport aux vestiges de la bataille qui porte son nom. En effet, le lion est en fait à Braine-l'Alleud. Quant au champ de bataille, il est séparé entre Braine-l'Alleud, Genappe, Plancenoit et quand même un peu Waterloo. Encore une belle falsification géographique, ah ben bravo.

Si ça continue comme ça, on va bientôt m'apprendre que le modèle de la statue de la liberté n'est pas française et qu'elle n'est pas nue sous sa toge. Ou que la Silicon Valley ne se trouve pas à proximité de Malibu (ah Mamella courant sur la plage en maillot de bain rouge...). Vraiment, il serait temps que justice se fasse et que l'Histoire reprenne ses droits sur les entités communales. Sinon, j'irai faire une imitation du Manneken Pis à Moncul, histoire de pisser à la raie de la géographie des monuments.

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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 10:15
Il est né le divin enfa... ah non, c'est un squale. Vous pouvez ranger la myrrhe et les carambars, il devrait pas en avoir l'usage. Par contre, les moutons, anes et rois mages, ça peut toujours servir. On l'attendait, il est donc là. Jesus revient parmi nous, comme annoncé. A la pitite différence près qu'il a choisi de revenir en requin. Au temps pour la réincarnation chrétienne.

Rappelons un peu les faits. Selon quelques historiens bourrés au vin de messe, Jesus serait né il y a quelques 2000 ans (à peu près) d'une vierge. Profitons en pour rappeler que le mythe de l'immaculée conception ne serait dû qu'à une fantaisie de traduction, mais pourquoi pas. Et comme ces mêmes historiens, membres du fan club de l'enfant illégitime de Joseph, se sont trouvés bien emmerdés le jour où leur idole se fait piquer pour utilisation frauduleuse de titre de noblesse, ils décident d'annoncer son retour un jour. Et quoi de mieux pour annoncer son retour que de confirmer cette mauvaise interprétation de l'hébreu qu'est la naissance sans père. C'est donc comme ça que Jesus a décidé d'annoncer son retour. Sauf que voilà, il ne revient pas exactement comme on l'attendait. Pourtant, une femelle requin qui donne naissance à un bébé sans avoir recours à un mâle, c'est sans précédent. Ca me semble être un signe clair. Ca veut dire aussi que l'Apocalypse est sur nous, qu'il faut nous repentir. Jesus revient pour faire le ménage, normalement.
Et c'est là qu'on comprend son incarnation marine. Parce que bon, comme prédateur pour l'homme, il nous reste pas grand chose, et le requin ne doit pas être mal classé. Vous me direz, ça va être dur en dehors des plages. Mais fort heureusement, le réchauffement planétaire devrait permettre au pitit de faire ses dents, le temps que le niveau de la mer monte suffisament pour qu'il aille faire son marché dans les métropoles. Faut dire que 2000 ans à raconter des conneries sur son compte, il doit être pressé de se mettre au boulot.

Et puis Jesus en requin, il pourra respecter la loi mosaïque. En tant que prophète, il peut abattre les victimes, leur arracher un bras pour qu'elles se vident de leur sang avant de les avaler... Ca reste casher tout ça. Moi je vous le dis, si vous avez pêché, il va être temps d'habiter dans les hauteurs, parce que le pitit juif revient et il n'est pas content.
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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 15:18

Parmi les gens que je croise régulièrement dans le train sans les connaitre, j'oublie souvent de parler de ceux que je croise le soir. Faut dire que c'est moins évident d'y penser une nuit après les avoir vus. En tout cas, presque tous les soirs, je croise la liseuse.

Ca doit bien faire un an et demi qu'on se croise régulièrement. On ne s'est quasiment jamais parlé. Une fois, le scientifique (enfin, j'ai fait des études qualifiées comme tel) qui sommeille en moi a craqué face à sa grille de sudoku et j'ai du lui indiqué un chiffre manquant, mais c'est à peu près tout. Elle monte en cours de trajet,souvent à l'avant du train. On descend à la même gare. On ne se connait pas, alors on ne se parle pas. On se reconnait vaguement des yeux, mais c'est à peu près tout. On ne s'évite pas, mais on ne s'approche pas non plus. Je crois qu'elle s'appelle Valérie. C'est pas le nom que je lui aurai collé. Je ne suis pas sûr que ce soit le sien d'ailleurs, j'ai cru déchiffrer de loin les hiéroglyphes de sa carte de train, à la faveur d'un contrôle. Elle a toujours quelque chose à lire. Souvent de gros romans, mais parfois aussi des magazines, des journaux ou ce qui ressemble à des cours. Elle n'a pas l'air d'une étudiante pourtant. Peut-être qu'elle est prof, je ne sais pas. Avec son sac contenant livres, magazine, feuillets et goûter, et son air sérieux sans être austère, j'ai du mal à m'imaginer ce qu'elle peut faire dans la vie. Ce n'est pas une bombasse, mais j'ai tendance à la trouver jolie. Sans plus. Elle voyage toujours seule. Ca ne l'empêche pas d'avoir un air discret mais joyeux. Avec ses bagues sur la main droite, je n'arrive pas à me décider sur son statut marital. Je la verrai bien fiancée, je crois. Elle a l'air heureuse. Et tranquille.

En tout cas, elle plait à un autre gars du train du soir, qui s'empresse toujours de lui dire bonjour quand il la croise le soir, dans les escalators de la gare. Elle répond poliment, mais sans montrer d'intérêt particulier. Elle a une jolie voix. Et elle sourit quand elle parle. Elle se laisse porter par les escalators, ce qui me permet de l'observer un peu avant qu'elle s'engouffre dans le métro. Je ne sais pas si on se connaitra un jour. Ca n'a pas vraiment d'importance.

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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 10:57
Depuis hier midi, j'ai un peu mal au doigt. A l'index gauche pour être précis. Pour ceux qu'ont des problèmes d'orientation, l'index gauche, il est sur la main gauche, et la main gauche, c'est celle qui a le pouce à droite. C'est pourtant pas compliqué. 

J'ai pourtant pas souvenir de m'être cogné où que ce soit, ni rien. Je comprends pas. C'est même pas le doigt de la souris, vu que je suis droitier. J'ai pas fait de sport, ni rien. Je ne vois que deux explications possibles: soit c'est le poil dans ma main qui pousse carrêment dans les chairs et est en train d'essayer de remplacer mon doigt. Soit je m'en sers trop. Autrement dit, j'abuse de mon clavier. Comme une nymphomanie de la dactylographie, un peu. Alors je me demande si je devrais pas éviter de m'en servir. Mais si je le fais, je ais ommene a ape omme a (bonne chance pour déchiffrer). Je ne sais vraiment pas ce que j'ai pu faire avec. A l'odeur, je dirai que je ne l'ai pas trempé dans des endroits interlopes qui auraient pu me provoquer une amnésie traumatique. En même temps, j'ai pris ma douche mensuelle ce matin, alors on ne sait jamais. Je ne me suis pas non plus mis à ce jeu étatsunien bien connu du "pull my finger". J'aurai pourtant pu gagner facilement avec le cassoulet que j'ai mangé ce week-end.

Décidément, cette raideur de l'index est un mystère. Je devrais peut-être mettre un strap, comme les sportifs de haut niveau. Après tout, je l'use bien, mon clavier. Et j'ai les biceps digitaux bien développés. Me reste plus qu'à trouver un endroit confortable où le mettre pour qu'il se repose. On ne devrait jamais abuser du sport.
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22 mai 2007 2 22 /05 /mai /2007 15:18
Je savais déjà que j'avais des cimetières indiens dans les poches. Dernièrement, comme j'avais des trous dedans, ils en ont un peu profité pour se répandre, obligeant ainsi une de mes invités à faire un peu de couture pour éviter qu'ils ne viennent à nouveau jouer avec ses trajets en train. Mais le week-end dernier, j'ai découvert une nouvelle composante de ma panoplie de victime de malédiction: j'ai un appart soporifique.

Longtemps, j'ai cru que ça venait de moi. Que j'avais une aura d'apathie qui propageait mon état de larve à ceux qui m'approchaient. C'est sans doute le cas d'ailleurs. Mais j'ai tendance à croire que mon appart en rajoute une couche. Alors que j'étais plein d'énergie ce week-end (si si), et prêt à aller découvrir un peu ma ville, je me suis rendu compte que malgré mon enthousiasme (mais si, je vous dis), mes invités étaient amorphes. Certains ont quasi fait une cure de sommeil. Et entre les bd, les dvd et les jeux video, mon canapé a généré une soudaine attraction pour les culs qui passaient à proximité immédiate. Manquait plus que je leur passe Dune, et c'était le coma pendant 4 jours. Pourtant, on avait planifié des trucs, prévu plein de visites, tout ça. Et puis non. Aucun levé le matin, une après-midi bien entamée avant de bouger. Je me demande si mon appart n'aurait pas été construit au dessus des déchets d'une usine de chloroforme.

Moi, bizarrement, je ne me suis pas autant reposé que ce que j'aurai cru. A force de surveiller mon frigo et de réclamer qu'on fasse ma vaisselle, j'étais tout tendu. Faut que je me retrouve une femme de ménache. Heureusement que lundi prochain, c'est férié. Je vais enfin pouvoir me reposer. Surtout en sachant qu'on bosse en France.
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