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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 15:27
Depuis quelques temps, j'ai installé ici un gadget qui me permet de voir la provenance des gens qui se perdent ici. Quand je parle provenance, je ne pense pas aux sites qui les ont ramenés dans le coin, mais bien de provenance géographique. On s'amuse comme on peut. Ca me conforte dans l'idée que mon aire accueille bien plus d'âmes perdues que de visiteurs consentants. Et hier, fait exceptionnel, tous les continents sont passés (hormis l'antarctique, mais bon, ça me rassure que les Antarticiens aient autre chose à foutre, y compris les pingouins). Fort de cet engouement international, je me sens obligé de m'adresser à tous ces malheureux errants du web, international style. Une pitite note en anglais, donc.

Dear people all over the world.
You're lost, and you don't even remember how you got here. And you won't stay for a while because it's all in french, and there's not even sexy girls to watch. Do i understand you. And i can't help you much.
You would speak french, it would be easier, because there is a great french-talking site for people like you. And i've checked, you don't have the same in english. Such a pity.
So, since lost.com can't help you the way perdu.com can help people talking french, let me do it here for you.

You're lost in the internet?
Don't worry, i'll help you:

X  <----------------- You're here.

I know, it's amazing how news go fast these days. I already know where you are, it's quite magic. Please don't dig under the X, there's no treasure. Anyway, glad to help. Hope you won't lose yourself again.
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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 10:44
Je le savais qu'elle finirait par arriver. Ca ne faisait pas un pli. Après quelques jours d'euphorie et de grosse patate, j'ai l'angoisse qui me tombe sur la gueule. Est-ce que je fais le bon choix? Est-ce que c'est le bon moment? Je ne vais pas regretter trop de trucs de mon appart actuel? Devenir proprio, c'est terrifiant. Enfin non, quand même pas. Mais c'est un peu comme acheter une nouvelle veste.

Le week-end dernier, j'ai fait l'acquisition d'une veste neuve. Ca ne m'a jamais gêné d'user mes fringues jusqu'à la corde, à partir du moment où je me sens bien dedans, mais il arrive bien un moment où il faut en changer. Ma vieille veste ne craque pas encore de partout, mais bon. J'ai donc investi. La nouvelle me semble pas trop mal. Sobre. Le genre que j'aime bien. Mais je ne sais pas si j'arriverai à m'y faire. Je l'ai pourtant essayé. Elle me va, c'est pas question. Mais je me sens comme dans un tube. J'aime mes vestes comme mes apparts: larges. Et là, j'ai l'impression de manquer d'espace. Un peu comme quand on passe du jogging au jeans. C'est bien ma taille (enfin je rentre dedans sans forcer), mais je ne suis pourtant pas à l'aise. Surtout quand je la ferme, ce qui est quand même le but en hiver.

Du coup, après avoir vu mon (potentiel) futur appart une seule fois, je me demande si je ne me suis pas trompé. J'ai pourtant essayé de visualiser mes affaires dedans, et j'étais enthousiaste. Mais comme je n'aurai pas l'occasion de le revoir tout de suite (à cause de mes horaires de boulot), je doute. C'est une excellente affaire, c'est sur et je pourrai vivre dedans sans problème. Mais ça m'angoisse. Mais peut-être que c'est juste ma veste qui m'oppresse. Je devrai peut-être la rapporter.
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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 11:42
Ce week-end, toujours plus loin dans la sociabilisation, j'ai rencontré une blogueuse. Enfin plus exactement, c'est elle qui est venu me rencontrer. Autant j'ai du mal à sortir de ma grotte, autant ça fait toujours plaisir qu'on se déplace pour venir la visiter. En plus, une quasi ex-blogueuse, c'est la classe. J'ai donc vu freakylady.

C'est fou comme on peut se faire des idées rapidement sur les gens. Je sais pas, je crois que je l'imaginais pas très grande, plus vieille, plus révoltée littérairement, qui secoue les cheveux en fumant sa clope et en disant "t' vois?". Pas snob non, juste... Enfin je sais pas bien ce que je m'imaginais. Quelqu'un d'impressionant de loin, sans doute. Et puis en fait, pas trop.
Déjà, elle est grande. Une girafe toute haute et mince. Et je la retrouve avec un mec qui était venu l'aborder. Ce qui me fait bizarre, c'est que physiquement et vaguement vestimentairement, je trouve qu'elle se rapproche de Cha, une blogueuse bd pounk. Pas du tout l'image de la prof syndicaliste que j'avais (et qu'elle est quand même en fait). Elle fait jeune. En même temps, elle l'est mais bon, ça me surprend toujours. Et elle se plaint même pas quand je lui dit qu'on doit se retenir de manger pour attendre les mecs du cable chez moi (qui ne passeront d'ailleurs pas). Elle est sympa. On discute, mais je n'arrive pas du tout à faire le lien avec son blog, enfin pas vraiment. Faudrait que je relise ses notes pour voir (allez-y aussi, ce sera pas du temps perdu). Sans le prisme déformant de l'imagination.

Et ce qui surprend encore plus, c'est que pour elle, je correspond à l'image qu'elle se faisait de moi, à travers le blog. Alors que moi-même, je ne me suis pas reconnu. J'ai exposé mes caleçons neufs, alors que je les montre rarement. Le soir venu, j'avais un peu mal à la gorge d'avoir parlé, c'est dire. Mais bon, quand je vois que je parle ici surtout bouffe, caca et mysoginie, je me pose des questions quand même.
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8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 14:25
Avant-hier était une belle journée. Donc, comme je m'y attendais un peu, hier a été pourri. Forcément. Mon mail professionnel ne fonctionnait qu'à moitié, l'outil dont je dois m'occuper avait décidé de prendre un congé, et évidement, tout le monde  avait décidé que c'était ma faute. Ca puait quoi. Heureusement que la soirée a été meilleure.

Hier, je suis donc allé visiter un appartement à vendre. Le fait qu'on m'ait demandé d'y être tôt, avec ma journée de merde en vue, m'inquiétait sérieusement, mais finalement, j'avais bien mon quart d'heure d'avance habituel. Et l'appart, il est beau. Il est comme neuf, grand, en duplex. Presque parfait quoi. Presque parce que la perfection n'existe pas et que je sens bien que j'aurai moins de visiteurs au 4eme sans ascenseur. Même avec une terrasse et un joli parc à proximité. Du coup, consultation de mes experts en transactions en tout genre, à savoir les grands gourous du Blue Bayou (395 Chaussée de Louvain à Bruxelles, bon, copieux, pas cher). Et grace au zèle de la cuistot, offre d'acquisition dans la foulée.  Depuis, c'est bête, j'ai la patate. Je le sais pourtant que je vais stresser, que je serai pas à l'aise, que ce sera pas simple, mais rien à faire, j'ai la patate.
Sachant qu'en plus, ce matin, j'ai réussi à avoir des places pour aller voir Rage Against The Machine en juin, c'est la grosse patate. Surtout qu'elles sont parties en 20 minutes. Un doux sentiment de puissance m'envahit soudain qui me coupe bizarrement toute volonté de travailler.

Heureusement, ma journée de merde m'a rattrapée hier soir avec une gentille panne msn et un peu de rab' ce matin, avec des soucis en tout genre. C'eut été dommage que j'en profite pour glander au bureau. Voire même pas bien. Surtout avec une patate pareil.
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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 15:16
Aaahhh les loisirs balnéaires. Aller se baigner, en maillot ou en burka, se sentir libéré un peu du poids, quelle joie. Bon, bien sur, il y a toujours des pitits malins pour vous faire prendre un pitit bouillon mais bon. Même des gros bouillons. Et même qu'ils vous retiennent encore un peu parfois. Mais ce n'est pas grave. Ce n'est pas de la torture. C'est Junior qui l'a dit.

Eh oui, fini l'image glamour de l'espionnage époque guerre froide à coup de dose de penthotal. On retourne aux fondations de l'Amérique, à tout ce qui fait la grandeur des états-unis. John Wayne, Rambo, Dirty Harry, relevez-vous. Pas trop vite quand même, on a vite fait de se casser une hanche à vos ages. Fini donc ces méthodes d'interrogatoires dépassées et couteuses. Il était temps de revenir aux vraies valeurs. Une baignoire, un peu d'eau, un suspect et hop! Des heures d'amusement.
J'entends déjà les pacifistes, armés de leurs fleurs et autres bébés phoques en train de raler. Mais puisqu'on vous dit que c'est légal. Une petite noyade n'a jamais fait de mal à personne. C'est une technique d'interrogation comme une autre. Et puis ça fait des économies aussi. Et qu'on vienne pas nous dire que les USA sont barbares hein. C'est quand même un pays qui laisse passer et parler à la télé presque tous les jours une femme et un noir. En plus, ils aspirent à la présidence. Bien sur, ils ne l'auront jamais parce qu'il faut bien dire ce qui est, ils ne sont pas assez country. Et puis ça reste des représentants de minorités. Mais tout de même. Ils ont leur quart d'heure de gloire, et sans chanter. C'est pas rien.

Alors si on veut sauvegarder ce grand pays, il faut se décomplexer du gland (mais pas trop du poing) et revenir aux bases. De toute façon, c'est pas des vraies noyades parce que ça, la convention de Genêve n'est pas d'accord. Juste des simulations. On ne noie les suspects qu'un pitit peu. C'est très subtil, mais techniquement, il y a une différence. La même qu'entre mort et un pitit peu mort.
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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 11:13
Quand ils avaient sorti ce concept dans Scrubs, j'avais trouvé ça rigolo mais un peu bête. S'il y a bien un truc qui me semble aléatoire, c'est bien les horaires de pipi. Ca dépend du boulot, de la quantité de flotte ingérée, de l'organisme, tout ça. L'idée que quelqu'un puisse être réglé sur le même rythme que moi, c'était totalement absurde. Ben apparement pas.

Je sais pas qui est ce gars. Quand on est dans les toilettes, on respecte cette règle implicite qui veut qu'on ne se parle pas dans ce sanctuaire. Les filles ne peuvent pas imaginer ce besoin d'intimité vocale, du fait qu'elles ont toujours au moins un mur ou une porte pour les séparer de leurs camarades  de délestage naturel. Quand on a des urinoirs, il est nécessaire de mettre des barrières, d'afficher une pudeur au moins sonore.
On ne se connait pas donc. N'empêche qu'on semble avoir un agenda pissatoire assez commun. Pas tout le temps quand même, faut pas déconner non plus. Mais c'est souvent qu'on se croise autour des pissotières. C'est assez troublant. Surtout que c'était pas comme si c'était toujours le même qui suivait l'autre. On se croise à tour de rôle, dans l'urgence des mêmes besoins.

Cette société commence à m'inquiéter, paranormalement parlant. Peut-être est-ce un double dimensionnel? Peut-être qu'on nous met des trucs dans la flotte pour nous télécommander? J'ai peur. En plus, rien ne fonctionne ce matin, on me laisse avec cette seule angoisse dans la tête. Il va vraiment falloir que je me barre plus tôt ce soir. Surtout que j'ai un appart à visiter.
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6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 15:44
Les gens qui me connaissent un peu s'en rendent rapidement compte: je parle beaucoup de manger. J'y peux rien, je fais avec les plaisirs qui me restent. Mais bon, c'est pas que de ma faute non plus. Elle est partout, la bouffe. Rien que ma voisine, Babette, je suis sûr que son mec la lie, la fouette et la fait passer à la casserole (la chienne). Comment vous voulez vous en sortir dans ces conditions?

C'est pas facile. On est un peu encerclé. Je sais pas quel est le con qu'a dit qu'il fallait manger pour vivre et pas l'inverse, mais il vivait sans doute pas au XXIème siècle. On regarde la télé de Coca, les téléphones imitent les haricots (sans fil) et y a des boudins plein les rues. Les filles se moulent (ah, ça sent la marée, vite, un mars aux moules) le derche dans des jeans qui font ressembler leurs derrières à des melons. Et si t'y touches (histoire de voir si c'est mur), tu te prends une entrecôte à 5 branches en pleine face. Je vous le dis, c'est impossible de s'en sortir. Même les wonderbra me donnent des envie de milkshake. C'en est à un point que j'en ai même plus faim en rentrant le soir. Y a bien que ceux qui savent encore jouer avec la nourriture qui me redonnent un peu d'espoir.

Mes faux filleuls par exemple, ils sont pressés d'aller à l'école  maternelle. Tout bêtement parce qu'ils faisaient des gateaux quand ils ont visité. En attendant, ils se contentent de mettre les doigts dans la purée, c'est plus rigolo. Un peu de sel par ci, du miel par là, et avec tout ça dans leur vie, on va bien se rigoler.
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6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 10:37
Compte tenu des circonstances, Bob avait fait les choses bien. Pour une cérémonie organisée dans la journée, c'était la grande classe. Costume noir de rigueur, lunettes de soleil, il était dans le ton. Il avit réussi à faire venir ses plus proches dans un délai aussi court. Cela avait surpris tout le monde, mais ils étaient tous venus. Il avait même réussi à faire venir cousin Sylvain qui savait jouer du clairon. L'idéal pour une petite musique d'adieu.

Ils se tenaient donc tous, entassés, tous en cercle dans la salle de bain. Personne ne pleurait encore, mais on sentait que l'émotion était là. Quelle émotion, c'était difficile de le dire, mais il y en avait, à n'en point douter. Beaucoup de désarroi, pas mal d'incompréhension, et la tristesse de Bob. Même s'il commençait à revivre ces faits assez souvent, il ne s'y habituait jamais. C'est pour cela qu'il avait décidé d'organiser ces obsèques, frappé par celles du poisson rouge, la semaine dernière. Pendant que la marche funèbre commençait à retentir, il prononça une oraison funèbre poignante.

"Adieu caca. J'ai l'impression qu'il y a seulement quelques jours, tu apparaissais dans mon ventre de père comblé et déjà, tu nous quittes. Bien que j'aurai aimé qu'elle soit plus longue, ta vie a pourtant été très intense. Je me souviendrai toujours de l'épreuve du chili ultra épicée du mexicain du coin avec toi. Et la nuit de tourments qui l'a suivi, évidemment. Bien sur, tu n'es pas le premier et tu ne seras sans doute pas le dernier, mais après les funérailles de Bubulle en ces mêmes lieux, je me suis dit que tu méritais autant de respect que lui, si ce n'est plus car tu m'étais beaucoup plus proche qu'un vulgaire poisson qui ne venait jamais quand on l'appelait. Et maintenant, tu es prêt à partir pour ton dernier voyage. Quand je te vois, aussi beau qu'au premier jour (merci à l'embaumeur), ça me rend triste, mais il est temps.
Je vous demande maintenant de me laisser seul avec lui, s'il-vous-plait.
"

Tout le monde sortit pour les laisser en tête à étron. Dans les minutes qui suivirent, le silence fut total, seulement brisé par les larmes de Bob qui se perdront dans la chasse d'eau.
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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 15:57
C'est la période des signes. On peut ne pas croire à grand chose et être attentif aux signes. Des coincidences, des convergences, des opportunités qui s'ouvrent ou qu'on s'ouvre... Ca fait réfléchir quand même.
Des carrières qui se lancent, choisies ou pas forcément... Des décisions pour essayer d'avancer... Du courage pris à deux mains ou de la fuite organisée...

Comme dirait l'autre, you're not too old to start fresh, and you're not to young to die...


Alors ça intrigue. Se réjouir du changement des autres, bien sur, mais en retirer quelque chose? Prendre exemple? Prendre envie?
Prendre une décision parait présomptueux, mais essayer n'a jamais fait de mal à personne. Enfin pas tout de suite. Parce que ce n'est déjà plus le premier essai. Seul le contexte change. Mais ce sera peut-être suffisant. Alors se lancer dans l'expérience. Dès qu'on trouvera le temps. Dès qu'on le prendra surtout. L'ennui aidant, l'exemple des autres aussi, ça avancera peut-être un peu plus. Et puis c'est pas comme si on allait montrer le résultat à qui que ce soit. Juste pour le plaisir de tromper l'ennui, qui est un peu concon sur les bords (et les bords sont larges).

En attendant:

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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 10:49
La nouvelle est tombée hier (aiiieuuuhh). Le groupe passe une seule fois. Les places sont à la vente à partir de vendredi, 10h. Aussitôt, le groupe d'intervention est formé. Trois angles d'attaque sont choisis. Tout d'abord, le piston. Il est toujours utile d'avoir dans ses connaissances quelqu'un qui bosse en grande surface culturelle. Ensuite, le camping devant les billeteries. Mais ça, c'est pas gagné. Enfin, l'attaque simultanée des vendeurs en ligne depuis différents point d'accès, tous plus pourris les uns que les autres mais avec un peu de chance, y en aura bien un qui passera.
Le groupe est de retour. Le groupe est très attendu. Et la date semble à peu près unique en Europe pour l'instant. Ca risque d'être un peu la cohue. Mais on est prêts. On n'a pas mal! Et on les aura, nos putains de place. Et si on se retrouve avec 50 places, c'est pas grave, parce qu'il y a de la demande. Vendredi matin, 10h, ça va fighter!
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