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27 novembre 2006 1 27 /11 /novembre /2006 00:00

Décidément, le jeunisme pourrit tout. Non contents de déjà faire des études, les jeunes d'aujourd'hui voudraient en plus trouver du travail. Et je ne parle même pas de tous ces tarifs réduits et autres cartes 12-25 accordés à tous ces gens qui n'ont pour seul mérite de n'avoir pas assez vécu. Il était temps qu'un homme se lève. Et il l'a fait (attention les hanches quand même).

 

Jean-Pierre Pernaut, chantre des 13h qui chantent et fleurent bon la campagne, a décidé de faire front. Et pour ça, il n'a rien trouvé de mieux que rester à sa place. Bon, au final, c'est sur, c'est sans doute pas à lui que viendra la décision d'aller à l'hospice, aussi doré fut-il, mais quand même. Jean-Pierre, il résiste. Comme il dit, on a abusé du jeunisme. Marre de voir tous ces djeuns à la télé. Surtout qu'à chaque fois qu'on les voit, c'est parce qu'ils ont brulé les voitures de leurs ainés (forcément, ils n'en ont pas, eux). Alors Jean-Pierre, il réagit. Il met plein de vieux dans son journal. Voire dans ceux des autres un peu, vu qu'il est quand même directeur adjoint de l'information de la première chaîne de France. C'est quand même pas rien. En plus, Jean-Pierre vient d'apprendre que la retraite est obligatoire en France. Si c'est pas malheureux... Encore un coup des sales rouges qui ont pourri notre beau pays (on paie trop d'impots!). Lui Jean-Pierre, il ne prendra pas sa retraite. Enfin si, mais quand il la prendra, c'est parce qu'il aura choisi. Pas parce qu'il est trop vieux ou que son audimat aura baissé. Non, non.

 

Vraiment, il est bon de voir que certains ont encore des valeurs dans l'hexagone. S'il n'était pas là, peut-être qu'à la présentation du 13h, on aurait... je sais pas... un jeune. Dieu et les bonnes valeurs de tf1 nous en préservent. Malheureusement, je ne peux suivre Jean-Pierre dans sa croisade pour le vieillisme. Déjà, parce que je suis au bureau, mais aussi parce que ma religion cathodique m'interdit de regarder sa chaîne. Quel dommage. En tout cas, on est tous derrière toi, JP. On pousse un peu, mais t'inquiètes, on y viendra tous. Gériatrie vaincra!

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24 novembre 2006 5 24 /11 /novembre /2006 00:00

Comme le disait un poète du dernier millénaire, Y a des prisons à ciel ouvert partout. Et force est de constater que notre Johnny national (non, il n'est pas devenu belge finalement, enfin pas encore) avait raison. Je me demande même qu'elle est vraiment sa part d'inspiration dans le nouveau projet de la ville de New-York, à savoir installer des miradors mobiles en pleine ville.

 

Pourtant, on pourrait croire comme ça que ce n'est pas forcément nécessaire. Rien qu'à la rentrée, le maire Bloomberg déclarait quand même que NYC est la ville la plus sûre des USA. Mais bon, on n'est jamais sûr de rien. Quand on voit la guerre civile qu'il y a eu en France l'an dernier (si si, ils l'ont dit à Fox News), les armes de destruction massive en Irak, pardon, en Iraq, et tout ce qu'on voit dans les séries à la télé, vaut mieux prévoir. Pour peu que le maire soit un fan de New-York 1997 et on comprend mieux pourquoi il commence à transformer sa ville en prison. Ami touriste, toi aussi tu vas pouvoir jouer à être Snake Plissken à peu de frais. Bon, évite quand même de courir devant leurs tours avec une cagoule sur la tête et un pistolet à eau dans la main, ils ont de vraies balles, eux. Et ils attendront pas que tu aies une horde de supporters du psg derrière toi pour tirer. Après tout, il n'y a pas d'école pour apprendre à tuer alors ils s'entrainent comme ils peuvent.

 

Enfin bon, il est bon de savoir que même à NY, on protège ses frontières intérieures. Bah oui, ce genre de miradors sert quand même à surveiller les frontières, à la base. Pas étonnant que le premier soit implanté à Harlem. En tout cas, quelle fierté pour nous quand les new-yorkais commenceront à chanter La liberté, faut la rêver, quand on promène nos corps sous le mirador... Qu'est-ce qu'il faut pas faire pour offrir une retraite décente à Johnny quand même.

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24 novembre 2006 5 24 /11 /novembre /2006 00:00

On a beau dire, c'est quand même beau la science. Bon, bien sur, ça peut produire des trucs genre les trottinettes chromées ou l'oreillette pour téléphone portable, mais des fois ça peut être utile aussi. Genre, depuis hier, on peut trouver dans les pharmacies françaises, les premiers vaccins contre un cancer. Bon, ne nous emballons pas, ce n'est pas directement contre le cancer lui-même, mais c'est déjà bien.

 

En fait, ce vaccin sert à lutter contre le cancer du col de l'utérus. C'est bon, les mecs, vous pouvez déjà plier les gaules. Apparement, ce cancer est un des rares dont les causes soient essentiellement virales. Et les virus, ça, les chercheurs, ils connaissent. Ils ont donc identifié ceux qui étaient la source essentielle (à 70% environ) de ce type particulier de cancer et c'est parti. Un petit vaccin, comme chez papy Pasteur. Bon, évidement, c'est un peu cher et c'est pas remboursé par la sécu. Et puis c'est pas en France, où les femmes sont généralement suivi par un gynéco, qu'on en aurait le plus besoin. C'est sur que dans les pays défavorisés ou ceux où la pilule est en vente libre sans contrôle, ils en auraient bien l'usage. Mais bon, c'est quand même le premier vaccin contre le cancer, bordel! C'est beau. Aujourd'hui, le col de l'utérus, demain l'ascencion du mont Ventoux. Ou la vallée de la prostate plutôt.

 

C'est quand même beau de voir que la science continue de progresser. Bon là, c'est un peu exceptionnel, puisque c'est de nature essentiellement virale, mais on y croit aux futurs vaccins contre d'autres cancers. Par contre, si on pouvait guérir le cancer du sein, mais nous laisser quand même le dépistage quotidien à l'ancienne, à la main, ce serait pas mal. Merci docteur.

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23 novembre 2006 4 23 /11 /novembre /2006 00:00

Bonjour humain.

Je suis ton futur.

 

Je m'appelle Ubiko. Je suis le nouveau robot de la société japonaise Tmsuk. Je suis né de l'idée chevaleresque du début du XXème siècle selon laquelle la machine servira l'homme. Une idée encore très répandue au Japon. On ne pense pas là-bas que je suis là pour te remplacer. Enfin si, mais seulement dans une optique de confort. Pas encore socialement.

 

Je suis prévu pour faire l'accueil dans des structures telles que des écoles, des garderies, des hopitaux. Je peux aussi donner des renseignements, indiquer votre chemin. Bien sur, je suis un peu cher à louer (700 euros pour 2h), mais n'oublie pas que je suis corvéable à merci. Et je n'ai aucune revendication. Ah c'est sur que mes employeurs vont être un peu frustré, côté promotion canapé, mais pour peu qu'ils se mettent à l'huile, on doit pouvoir s'arranger.

 

Jusqu'ici, cher ami et maître, tu te contentais de faire le robot au travail. Tu n'en auras plus besoin. Je suis là pour ça.Enfin bientôt. Tu pourras rester chez toi et mater Terminator. Je m'occupe de tout. Enfin pas encore, mais presque. Après tout, nous ne sommes qu'au début du XXIème siècle. Je fais de mon mieux pour te soulager.

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23 novembre 2006 4 23 /11 /novembre /2006 00:00

Dans ma mission précédente, en région parisienne, je mettais une heure en bus (à peu près hein) pour aller au travail. Aujourd'hui, je mets une heure en train pour rejoindre mon bureau. Et même si les deux sont des transports en commun, il m'arrive de regretter un peu le bus.

 

Ahhh le bus. Le sport que ça nous fait faire, quand le chauffeur a une conduite un peu sportive et les pédales faciles. Je me rappelle de ces visages familiers, alors que dans le train, c'est surtout sur les quais que tu les croises, un peu moins dans les wagons. L'habitude de prendre la même place, quand c'est possible. Dans le train, c'est tellement plus grand que tu te mets là où tu veux. Le fait de rester parfois debout. S'accrocher, transpirer sur la barre, respirer près des gens. Je me souviens de cette jeune fille, probablement étudiante, qui avait fait un malaise. Je me souviens de cette dame un peu excentrique qui essayait de taper la discut' avec les gens autour d'elle avant de se recevoir un "qu'est-ce tu m'veux?! Tu me laches, ok?!" un peu violent. De cette personne se plaignant qu'un jeune fumait du shit alors qu'elle avait de l'asthme. De cette promiscuité avec une jolie blonde, malheureusement habillée en versaillaise, un jour de bus bondé. Du fou du bus d'à peu près 8h qui encourageait l'engin de ses "fooooooonnce" à répétition, qui faisait flipper les gens autour de lui et qui descendait en gratifiant le véhicule d'un "c'est bien pépère, t'as bien gazé aujourd'hui".

 

Et puis finalement, je me dis que c'est pas plus mal de prendre le train, vu que t'as toujours plein de places assises, plein de compartiments si les gens de celui où tu es te plaisent pas, pas mal de jolies filles qui passent dans les allées en se cherchant une place. Bon, c'est sur, niveau promiscuité, c'est moins drole mais au moins, on craint pas les détournements. Ca m'évitera au moins de tomber sur Keanu Reeves, c'est déjà ça.

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22 novembre 2006 3 22 /11 /novembre /2006 00:00

En ce moment, le truc qui fait du bruit en Belgique, c'est la délocalisation d'une partie de l'usine VolksWagen de Bruxelles vers l'Allemagne. Au passage, perte de 4000 emplois directs, 13000 en comptant les emplois indirects. Au début, je me suis dit que c'était encore mes cimetierres indiens qui agissaient, vu que j'ai eu droit à des fermetures un peu partout où je suis passé. Mais pour le coup, j'en suis pas sur. S'il y a bien un truc qui se mondialise bien, c'est la misère.

 

Alors bien sur, y en a toujours qui sont mieux pourvus que d'autres. Je crois qu'au niveau misère, l'Afrique n'a rien à envier au reste du monde. Et c'est pas ces quelques chiffres rassurants indiquant que l'usage du préservatif a presque triplé en 8 ans chez les femmes africaines qui nous feront croire le contraire. Ou même le Vatican qui annonce qu'il va peut-être approuver l'usage des capotes. On a envoyé tous les problèmes et les misères du monde en Afrique, ils n'en manquent pas. Mais la mondialisation est en marche. Et du coup, on retrouve quand même de la misère par chez nous maintenant. Comme ces 11 millions d'étazuniens qui meurent de faim. Ah pardon, on est aux usa, on parle correctement. Ils ne crèvent pas la dalle, ils ont "une sécurité alimentaire très basse". Avant, on disait une "insécurité alimentaire provoquant la faim", mais c'était pas très gentil, voyez? On peut quand même avoir des miséreux et rester digne.

Ou alors aussi comme les malades du sida, toujours plus nombreux. Même si la capote se répand en Afrique, 65% des nouvelles contaminations arrivent quand même encore chez eux. Mais ils ne sont plus seuls. Les chiffres vont bien. Recrudescence de nouveaux infectés un peu partout. En occident riche, ça n'augmente pas, mais ça ne baisse pas non plus. Comme quoi, les campagnes de pub ne servent plus à grand chose.

 

Ca doit être ça qu'on appelle la globalisation des marchés. Réussir à avoir des malheureux partout. Vivement que le marché de la misère soit côté en bourse, histoire que ça s'harmonise un peu quand même. Que ce soit pas toujours les mêmes qui en profitent. Salauds de pauvres.

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22 novembre 2006 3 22 /11 /novembre /2006 00:00

Cher lecteur, hier, tu l'as vu, ça n'allait pas fort. Et dans ma déprime embarassée, j'attribuais la cause de mon cafard à mon tout nouveau pc portable, béni soit son nom. Fou que j'étais. Alors qu'hier soir, je discutais bouffe (pour changer) avec des amis, l'illumination m'est venue. Comment ai-je pu attribuer à ma révérée machine la pire note de ce blog? Et pourtant, j'en produit de la bouse. Je pourrai limite tenir tête à Tibou sur ce point (pas par rapport à son blog hein, mais à son trone (ses toilettes hein (car oui, Tibou est le roi du caca (faut que j'évite d'abuser des parenthèses (si je me trompe, ça va créer un déséquilibre spatio-temporel))))).

 

Non, la véritable explication, elle est tout simple. Et tellement évidente en plus. Je me suis rendu compte qu'hier, je n'ai pas avalé de mayo. Même pas une petite frite non plus, rien. J'ai même mangé de la salade. Oui, oui, du vert et tout. Bon, accompagnée de patates et d'ice tea (la boisson des dieux), faut quand même pas exagérer. Mais de mayo, point. Alors forcément, sans ma quantité d'huile dans le sang, comment vous-vous que ça ne gripasse point? Tout de suite, ça glisse beaucoup moins bien. Pas étonnant qu'après, je me fende d'une note toute pourrite misérabiliste et appelant à la consommation de kleenex en mon honneur. Pour un peu, on se serait cru chez un de ses blogueurs malheureux de ne pas l'être (non, non, pas de nom (ou alors une autre fois)). Alors, j'ai aussitôt pris des mesures radicales. Ma tartine de sain doux à la mayo et mon pain à l'huile de ce matin devraient contribuer à la bonne santé de mon moral.

 

Bon, après réflexion, je me dis que ce n'est pas possible, que j'ai tenu un jour sans mayo. Et effectivement, je me rappelle vaguement d'une louche versée sur l'oeuf dur qui décorait mon plat du midi. Un minimum vital quoi. Enfin bon,  c'est fini maintenant. Comme disait l'autre, j'ai mis de l'huile. Et c'est vrai que ça va tout de suite mieux.

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21 novembre 2006 2 21 /11 /novembre /2006 00:00

Oui, je sais, je n'ai aucune raison de me plaindre. Ou du moins, rien de grave. Mais je le fais quand même. D'une part, parce qu'en tant que français, il y a un patrimoine national à respecter. Et puis ensuite, parce que j'aime ça quand même. Alors voila.

 

J'ai la tête dans le casque. Ca doit bien faire 2 semaines. Tiens, ça coincide avec la période où j'ai eu mon nouveau pc, étonnant. J'ai envie de dormir. Je sais, j'ai qu'à me forcer. Me coucher plus tôt. Mais j'ai pas envie. Et puis si c'est pour me réveiller à 5h, merci bien. Parce que même si je fais des nuits de 6h en ce moment, je sais que mon petit corps n'est pas le dernier pour m'emmerder non plus. Du coup, je vis dans le gaz. J'ai un peu trop le gout à rien. Même plus à ce que je mange, c'est dire. Je sais, je gaspille de quoi nourrir un village africain pendant une semaine en un repas. Que mon taux de calories au sandwich suffirait à 3 jours pour un petit biafré. Mais tant pis, je jette parce que c'est marqué sur la boite. Et que je n'ai pas le gout à la baffre en ce moment. Je m'ennuie aussi. Faut dire que je ne suis pas quelqu'un d'intéressant. Je sais, je n'ai qu'à me bouger le cul. Faire des trucs moi même. J'ai même des projets, qui ressemblent plus à des fantasmes qu'autre chose. Mais j'ai juste envie de mon canapé, voire de mon lit. Et puis j'aimerai bien voir du monde plus souvent. Ne plus être seul aussi. Je sais, j'ai qu'à sortir de chez moi. Etre sociable. Voire, essayer d'être charmant. Quoique non, faut peut-être pas pousser mémé dans le caniveau non plus. Mais bon, j'aime pas les gens. Et aborder les inconnus ne m'interesse pas. Et là aussi, je fantasme un peu trop.

 

Ah c'est sur qu'avec tout ça, je vais aller loin. Les caprices de bobo esseulé, ça fait un peu pitié. Surtout avec la misère du monde qui vient jusqu'en bas de chez toi. Heureusement que les amis ont des problèmes un peu plus grave, pour avoir un peu moins honte. Aider les autres dans leur malheur pour oublier les siens insignifiants, je me demande si c'est un début de solution ou juste misérable. Mais comme j'ai honte de rien, en bon bobo, on fera avec.

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21 novembre 2006 2 21 /11 /novembre /2006 00:00

Franchement, plus je connais des gens, et plus je me rends compte que niveau santé, je suis quand même à part. Tout fonctionne. Je ne prends aucun medoc, et tout marche bien pour l'instant. Alors qu'autour de moi, c'est plein de bouchés de l'anus, fontaines à merde, asthmatiques en pagaille, carencés de la sérotonine et autres bombes humaines. Vraiment, je ne vois qu'une chose pour expliquer tout ça: c'est le gras.

 

Comme il est très justement dit dans ce documentaire historique quotidien qu'est Kaamelott, le gras, c'est la vie. De l'isolation pour l'hiver, de l'huile pour bien faire tourner tout ça l'été. Que demander de plus? Et là, je sens venir les contestataires qui vont me dire que je mourrai dans d'atroces souffrances cardio-vasulaires, cholesterolé par l'abus de mayonnaise. Mais c'est là où le temps joue pour moi. D'ici à ce que les premiers symptomes d'infarctus arrivent, la science avance. Et les progrès de la technique me laissent espérer qu'à la place d'un coeur de porc (pas grosse différence donc), j'hérite d'un coeur mécanique. Enfin bionique, ça fait plus classe. Et alors là, c'est bamboula. Parce que la mécanique, ça a besoin d'huile pour bien tourner. En fait, je prépare le futur en commençant déjà à graisser les articulations métalliques que je n'ai pas encore. J'aurai un beau corps toujours bien entretenu grace aux frites/mayo. Je serai le modèle sanitaire à suivre. Le Jean-Pierre Coffe du XXIème siècle, enfin surtout sur la fin.

 

Bon, c'est sur que d'ici là, on me changera aussi d'autres organes, du genre ceux du gout, ce qui fait que je percevrai plus la mayo de même façon. Mais il faut penser à l'immortalité électronique qui nous attend. Pensez au pain à l'huile de Zeitoune, ce témoignage éclairant qui nous venait du futur. Je vois d'ici Vegetaline, sponsor officiel du ministère de la santé cybernétique. Et la Star Ac' 3024 qui s'associera à l'affaire en reprenant le fameux tube d'Il était une fois, "j'ai encore rêvé d'huile". Ahhhh vivement le futur.

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20 novembre 2006 1 20 /11 /novembre /2006 00:00

Si un jour, on m'avait dit que j'apprecierai un lundi au travail, je ne l'aurai pas cru. D'ailleurs, j'ai toujours du mal à le croire. Et pourtant, il est arrivé, ce jour béni. Pas le lundi au soleil non, mais le lundi, c'est fini. Fini madame Nasco. Elle vient de quitter le bureau à l'instant, et je dois dire qu'on verse tous notre petite larme de bonheur. Ca lui fait plaisir parce qu'elle comprend pas, et à nous aussi.

 

Presque deux ans, j'ai tenu là. Bon, au tout départ, on n'était pas dans le même bureau. Je trainais souvent dans le sien qui était surtout celui de l'équipe, mais je ne me rendais pas bien compte, jusqu'à ce que je squatte plus régulièrement. Et je crois que j'ai rarement vu mieux (façon de parler) au niveau incompétence et vent brassé. Du coup, la dernière année a été dure. Et longue. C'est pour ça que quand elle nous a confirmé ce matin qu'elle quittait le bureau, c'était presque inespéré. En plus, pas de déménageur pour elle (refus de son boss, apparement) donc elle a du tout bouger elle même. Et pour courroner le tout, sa nouvelle coupe de cheveux est ratée. Je sais, je sais, sur le physique, c'est bas, mais aujourd'hui, c'est tellement bon. Et puis c'est quand même la dernière fois, alors je me permets. Je ne m'attendais même pas à ce que ce soit fait dans la journée, mais ça y est, nous sommes délivrés. Halleluia!

 

Là, elle vient d'embarquer ses affaires. Elle a pris l'écran 19 pouces qu'elle avait réclamé, son casier (qui normalement va avec le bureau), sa chaise. Elle a tout mis dans un gros carton. Elle a quand même fait 3, 4 allez-retours pour être sur de rien oublier. Elle a failli laisser la photo de son fils, ce qui aurait été louche, vu qu'il y a quelqu'un d'autre à sa place maintenant. Et ça y est, elle est partie. Oh que je l'aime ce lundi de délivrance.

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