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26 juillet 2007 4 26 /07 /juillet /2007 15:43
Cet après-midi, c'est un bon moment pour faire ma larve. Bon, ok, plus que d'habitude. Mais là, il fait pas beau, même s'il pleut pas. Il fait bon quand même. On est bien là, à la fraiche. Et du coup, j'ai envie de rien pondre. J'aurai bien fait une fusion avec mon canapé, mais du bureau, c'est plus compliqué.

C'est bête pourtant, j'avais lu un truc intéressant dans le journal d'hier (oui, pendant l'été, on a droit au journal gratuit que deux jours par semaine). Un truc qui disait que les belges étaient les plus faineants d'Europe, à bosser que 39h par semaine. Vous me direz, la France nettement pas tellement loin devant avec ses 39,1 heures, à comparer aux 40h et plus du reste du continent. Sachant qu'en Belgique, il me semble que la norme en temps de travail doit être 37,5 heures/semaine et qu'en France, je crois (pas sur hein) que la durée légale du temps de travail est normalement 35h, je trouvais que ça faisait quand même beaucoup. Mais bon, j'ai dit que j'en parlais pas. J'ai même pas retrouvé l'info en ligne, de toute façon.
Non, cet aprem, je fais ma larve.

Même pas je vous dirai que Mélina vient de se faire éditer et qu'on peut même l'acheter pour pas cher. Son bouquin, pas Mélina. Enfin vous voyez ça avec elle. Moi je dis rien. C'est mon aprem de glande cette semaine. Parce que oui, je m'occupe pendant les autres. Faut pas croire tout ce que vous lisez sur les blogs.
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26 juillet 2007 4 26 /07 /juillet /2007 10:30
Oui, je vais encore dire du mal et c'est pas bien. D'ailleurs, aux jeunes enfants, je conseille de ne pas essayer chez eux, ça peut être dangereux. Non, je ne dirai rien sur ces pignoufs d'anglais aujourd'hui. Et si ce n'est d'eux que je parle, c'est donc de leurs frères, enfin leurs cousins plutôt: les flamands. Et même, dans un grand élan de mauvaise foi, je vais inclure les néerlandais dans le même sac, ce sera plus simple pour moi.

Donc, la bonne nouvelle du jour du côté de la Flandre parlant kreukreu, c'est qu'ils sont désormais une majorité à soutenir le mariage homosexuel. Les deux tiers à peu près (65%) sont donc favorables à ces unions. C'est quasiment le double par rapport à 2003. Et là forcément, vous allez me demander où est le problème. Si si, je le sens bien que vous vous demandez. Ben là dessus, il n'y a pas vraiment de problème. Le flamand s'avère être plus tolérant et ça, c'est bien. Mais au passage, je signale tout de même que le mariage homosexuel est légal en Belgique depuis 2003. Donc la tolérance augmente avec la loi, il faut croire. Ce qui m'amène à la deuxième étude du jour.
Bon, c'est là que je fais un amalgame douteux entre flamands et néerlandais, sachant que les premiers n'aiment pas trop les seconds (en même temps, ils aiment qui?), mais bon, ils parlent... euh non, ils écrivent la même langue alors je vais faire comme si et ça m'arrange. Et ceux qui sont pas contents et qui auraient raison de l'être, je vous proute au nez. Donc voilà, accessoirement, on apprend que les neerla... les kreukreus ne sont pas honnêtes. Je sais, c'est un peu péromptoire mais c'est pas moi qui l'affirme. C'est cette étude menée dans plein de grandes villes dans le monde où on a volontairement perdu quelques téléphones portables pour voir le taux de retour. Et on ne peut pas dire que les kreukreus soient bien placés. Ils finissent un peu à la 29ème place sur 32, et c'est surtout grace aux touristes en fait.

Alors peut-on vraiment faire confiance à la première étude? Est-ce par crainte de la loi que le flamand s'affirme d'un coup pro-mariage homo? Je ne sais pas si on peut vraiment croire ces gens. Déjà que leur premier ministre flamingant n'est pas foutu de se rappeler que leur hymne n'est pas la Marseillaise. Méfions nous. Si ça se trouve, ils n'aiment même pas les frites.
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25 juillet 2007 3 25 /07 /juillet /2007 14:34
Pour les incultes comme moi qui ne parlent pas couramment le hongrois (tout se perd, ma pov' dame), le titre au dessus dit grosso-merdo "Ich bin ein Ungar" ou "I am a Hungarian" ou encore "je me la pète en parodiant un Kennedy mort". Vous me direz, les Kennedy vivants, c'est moins facile à trouver déjà. Tout ça pour dire que dans notre ère européenne globalisante actuelle, je me sens très hongrois aujourd'hui.

En Hongrie, on peut apparement mettre facilement en place des référendums populaires. Suffit de soumettre la demande à la Commision électorale nationale (en hongrois, on dit OVB). Et si votre demande parait sérieuse (évitez de demander si on doit essayer de cloner la soeur de Borat ou s'il faudrait pas changer de président (on ne rigole pas avec les élections (ça coute suffisament cher aux mafias en cols blancs, dans tous les pays du monde))) et que vous récoltez suffisament de signatures pour l'appuyer, votre référendum est sur les rails. Le dernier en date, accepté au moins sur le principe par l'OVB, c'est le questionnement sur l'introduction de la sieste dans les lois. En gros, la sieste doit-elle faire partie du droit des travailleurs? Même si la réponse me paraît assez évidente (je milite suffisament dans les toilettes de ma société), je trouve ça bien qu'un gouvernement se décide à poser la question. Bon, il manque encore quelques signatures pour que l'interrogation nationale soit effectivement lancée, mais face à l'importance de la question, je pense que ce ne doit être qu'un détail.

Bon, après, c'est pas dit que ça aboutisse effectivement sur une loi. Lancer un référendum est facile mais pour que son résultat soit pris en compte, il faut qu'une majorité d'électeurs se déplace jusqu'aux isoloirs. Quand on voit les taux d'abstention habituels en Europe, ça craint. J'espère que les hongrois prendront conscience de leur rôle précurseur dans ce combat essentiel pour la survie des travailleurs du monde entier. Surtout la mienne.
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25 juillet 2007 3 25 /07 /juillet /2007 09:41
Il me semble avoir évoqué rapidement en ces lieux ce bonheur gastronomique qu'est le steak Moinette. Un bon morceau de viande avec sa sauce au fromage et à la bière qui donne enfin une bonne raison de venir à Charleroi (en dehors de la paie, bien sur). Sauf que voilà, la Quille, le fabuleux resto où on peut déguster entre autres délices ce fameux steak, est fermé pour cause de vacances. Quel désarroi. Comment tenir 15 jours sans cet anti-dépresseur naturel? Eh ben j'en ai rêvé, Katerina m'a fait mieux.

Katerina, c'est la patronne du Blue Bayou (395 Chaussée de Louvain à Bruxelles, bon, copieux, pas cher). Et elle est toujours à l'affût d'une bonne recette à prendre ou d'une expérience à tenter. Bon, les cuistots ne partagent pas leurs secrets, donc impossible d'obtenir la recette exacte, mais elle n'est pas à un challenge près. Problème: la Moinette et le fromage qui va avec sont des produits artisanaux et on a du mal à pouvoir s'approvisionner sur Bruxelles. Qu'à cela ne tienne, elle a tenté autre chose. Forcément, j'ai servi de cobaye (volontaire). Et elle a dépassé toutes mes espérances. Si le steak Moinette est un bonheur, elle a réalisé un miracle pour la bouche.
Une sauce à base de Vieux pané et d'Orval qui se marie génialement avec la grillade et les frites. Une recette qui va lui couter cher en pain, tant tu ne peux pas laisser ton assiette avec un reste de sauce. Et là où c'est vraiment miraculeux, c'est qu'hier, j'arrive chez elle avec une révolution intestinale et ce matin, grace à son miracle fromagé, tout est redevenu normal. Ma gourmandise a été récompensée et me voila de nouveau en forme. Et au delà de ses valeurs curatives, le steack Vieux Pané/Orval fait aussi pousser les cheveux, fait briller la peau, retrouve tes clés et stimule ta libido.

On va finir par croire que je suis actionnaire de l'endroit (ce qui n'est pas totalement faux) mais là, je crois que c'est un pélerinage à ne pas manquer. Comme elle est encore dans ses expérimentations pour améliorer la recette (en est-il vraiment besoin?), le nombre d'assiettes au miracle est pour l'instant limité. Alors dépêchez vous, y en aura pas pour tout le monde.
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24 juillet 2007 2 24 /07 /juillet /2007 15:20
Aujourd'hui, j'ai bossé. Les mouches m'ont regardé voler.  Comme un peu tout le monde, j'ai tendance à mettre une bande originale sur ma vie. Le genre de truc qui vous rappelle les scènes précédentes rien qu'avec de la musique. En écoutant quelques titres à portée nostalgique ce matin, je me suis rendu compte que c'était toujours les trucs un peu calme ou triste qui marquent le plus. En tout cas pour moi.
Alors cet aprèm, vu que je lutte contre le sommeil suite à l'attaque de cette nuit des légumes intérieurs, ça va être simple, ça va être jukebox. Et si j'y pense et que je prends le temps (si je me la joue pas grosse larve, quoi (c'est pas gagné)), j'essayerai de mettre des musiques ce soir.

Tout le House of the Holy de Led Zeppelin. The song remains the same, Dancing days ou même The rain song (Upon us all, upon us all, a little rain must fall... Ah ben c'est réussi) me rappelle systématiquement l'été. Enfin, un été plus que les autres, pourtant celui où j'ai sans doute le plus rien fait. A lire sur le toit de la maison familiale, à être seul et pouvoir mettre la musique à fond toute la journée. Et évidement, le joyau de l'album est aussi une des chansons les plus glauques qui soit, sans doute ma chanson préférée: No quarter. C'est bizarre de se dire que finalement, mes chansons d'été collent bien à celui de cette année.



Et pour le plaisir, la version Tool:



L'album qui m'évoque Bruxelles, c'est le Sophtware slump de Grandaddy. Peut-être par son côté simple et décalé. Son absurde joie mélancolique (ça veut rien dire ce que j'écris, faut que je dorme). Ca doit surtout être parce qu'à mon arrivée à Bruxelles, j'ai passé un mois sans logement et que c'était la bande son que j'avais en boucle à ce moment là. Le Miner at the dial-a-view et son "I'm going home someday" me paraissait particulièrement approprié à mon arrivée là. Aussi par son côté pathétique qui allait bien avec mes déambulements nocturnes et mes nuits d'hotel.



Le Nirvana, c'est pour la déprime. Même les chansons un peu plus joyeuses ou droles de celui qu'on peut aujourd'hui baptiser face de cul (ah ben c'est ça d'avoir un trou de balle dans la tête) ont plutôt tendance à m'enfoncer dans le goudron moelleux de la dépression. Et accessoirement, elles réussissent à m'en sortir aussi. Quand on arrive plus vite au fond, on rebondit d'autant mieux. Alors un Very ape ou une Heart shaped box, c'est toujours bon à prendre pour cracher un peu n'importe quoi, se déchirer la gorge avant de pouvoir prendre l'air.



Les chansons joyeuses ou pêchues me marquent moins, faut croire. Elles servent surtout de défouloir et après les avoir bien hurlé, avoir bien sauté, on peut les oublier. Je ne leur associe rien ou pas grand chose. Un peu comme une fureur, une amnésie provisoire procurée par l'adrénaline. Jusqu'à la prochaine fois, la prochaine suée.

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24 juillet 2007 2 24 /07 /juillet /2007 10:15

Les matins de bureau, je voyage dans le temps. Voire même dans les temps. Rien à voir avec le fait que j'arrive parfois à l'heure hein. Et encore moins trempé. Non, je voyage vraiment dans les temps. D'abord dans le futur. J'arrive généralement une heure après être parti. C'est assez magique. Et puis aussi dans le temps qu'il fait. Généralement, il fait un temps à peu près correct sur Bruxelles et plus mon train approche de Charleroi, plus il fait sombre, froid et humide.

Là où ça devient vraiment moche, c'est quand les temps s'interchangent. Le temps qui passe devient poisseux et froid, tandis que l'autre devient long comme un épisode de Derrick au ralenti. Du coup, j'ai l'impression que les deux s'amusent à jouer avec mes intestins, c'est encore moins drole. La pluie passe au ralenti sur l'horloge et les minutes m'ont collé un coup de froid sur la nuque. Mes légumes veulent sortir. Ils m'ont même réveillé cette nuit, les saloupiaux. Ils veulent aussi voyager dans le temps et aller visiter le fond des égouts avant que j'en ai totalement fini avec eux. Les jeunes sont si pressés de nos jours. Enfin bon, pour l'instant, c'est juste de l'impatience.

Heureusement que le soir arrive généralement à coller la brouille entre les temps, ce qui les empêche de m'emmerder en permanence. Le temps qui passe continue à avancer tandis que le ciel s'éclaircit. Ca les fache tout rouge jusqu'au matin suivant. Enfin habituellement. J'ai l'impression que ce soir, la météo mettra son orgueil dans sa poche et son soleil avec, histoire de me préparer un tour pendable qui va me durer toute la nuit, voire un peu plus s'ils y arrivent. Du genre à inverser mon planning de digestion. Faut que je pense à sortir mon seau.

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23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 14:56
En tant qu'egocentré, j'ai une bonne idée de ce que c'est de ne pas écouter un autre. Entendre, c'est toujours facile, mais écouter, c'est autre chose. Et du coup, ça vient de me frapper d'un coup d'un seul, je comprends pourquoi les gens ne peuvent s'attacher que sur de courtes périodes à moi (à quelques exceptions près, bien sur).

La plupart du temps, quand quelqu'un parle de soi, il a tendance à se minimiser. Soit par modestie, soit par humilité, soit par mauvaise estime de soi. Du coup, par réaction, ceux qui les écoutent ont tendance à réfuter la chose tout net, soit par estime (parfois), par réflexe (souvent) ou par volonté que quand leur tour de déprime viendra, on leur dise aussi qu'ils sont les plus beaux (toujours). Seulement voilà, enculeur de mouche croyant mais non pratiquant, j'ai tendance à analyser plus que de mesure, ne serait-ce que pour avoir toujours quelque chose pour contredire. Et ça s'applique aussi à ma petite personne. Et du coup, quand je vous dis que je suis aussi un gros lourd moche, il faudrait penser à m'écouter. Ce qui arrive rarement.
Du coup, je me retrouve avec des gens qui veulent me revaloriser avant de se rendre compte que j'ai quand même raison. Ce qui éloigne, soit parce qu'effectivement, je suis lourd (mais puisqu'on vous le dit), soit par orgueil blessé. C'est pourtant pas compliqué de faire confiance aux gens. Enfin, quand ils la méritent bien sur, et je pense avoir suffisament joué au chipoteur des lilas pour qu'on me croit sur ce point.

Sur ce, je crois qu'il est temps de reprendre les paroles célèbres de Charles et Lee, les David et Jonhatan de l'orient (à moins que ça n'en soit les Stevie Wonder et Paul Mc Cartney): comme un poisson sans aile, j'ai chanté tout le sushi. Je sais, ça n'a rien à voir, mais j'avais envie de le dire aussi. Pour une fois qu'on m'écoute. Enfin j'espère.
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23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 10:25
Evidement, il suffit que je dénigre un peu Paris pour qu'à la première occasion d'aller visiter cette bourgade décadente, on essaye de me mettre mon nez dans mon caca. Paris étant un concentré de la France, la ville est arrogante et elle a décidé de me montrer quelques uns de ses bons côtés. Mais on ne me la fait pas aussi facilement.

Ce week-end, j'ai donc pris le RER local (on appelle ça aussi le Thalys), pour descendre en banlieue. J'en ai profité pour visiter quelques gens de connaissance qui à défaut d'avoir le bon goût de vivre ailleurs, n'en sont pas moins sympathiques. Et force est de constater qu'il existe encore des beaux appartements à Paris. Et même, des plus grands qu'un placard. Des trucs un peu spacieux, bien remplis, calmes, dans un cadre agréable, tout ça... Mais je me demande quels organes ils ont pu vendre pour pouvoir accéder à ce genre de trucs. Entre ceux qui prennent la sécurité de leurs enfants en bas age comme prétexte pour vivre dans un hotel particulier du 1er arrondissement, qu'on dirait un ancien cloitre, au prix d'un hlm et dans lequel on peut pirater allègrement le wifi des voisins, et ceux qui mettent en avant leur mariage récent pour occuper un logement bien isolé avec du parquet partout, franchement, je m'interroge. Jusqu'où faut-il aller aujourd'hui? Faut-il obligatoirement passer par le mariage? Rien que pour obtenir l'info de l'existence de ces apparts, je n'imagine pas les sommes et apéros dépensés.

Franchement, Paris, même pour toi, c'est bas. Tu croyais pouvoir faire la belle avec tes accès wifi gratuits disséminés sur tout ton corps. Ou avec tes rues qui me semblent plus propres qu'avant et qui sont un peu vidées alors que nous ne sommes pourtant qu'en Juillet (Ahhhhh Paris vide en août, là d'accord). Mais même si je ne connais pas les sacrifices auxquels mes amis ont dû se soumettre pour que tu puisses m'aguicher au travers de leurs beaux apparts, ce sera toujours de trop.
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20 juillet 2007 5 20 /07 /juillet /2007 15:18
Une des questions que me posent souvent les français, c'est "et alors, tu rentres quand?". Je ne sais jamais comment je dois le prendre. Est-ce que parce qu'ils n'envisagent pas de rester longtemps dans un pays barbare tel que la Belgique, même pas foutu d'avoir une langue à lui? Est-ce parce que la France, c'est toujours tellement mieux? Que je n'ai pas une tête d'expatrié aventureux (quoi?!)? Je ne sais vraiment pas.

Pourtant, même si relativement esseulé, je me sens bien ici. Il a du bon manger, même s'ils n'ont pas de steack hachés bon marché. C'est sur que le mcdo est moins développé et ne fait jamais de mac tartiflette. On ne trouve pas de pralinoise. Pour un pays de la bd, ils sont assez limités. Les fournisseurs d'accès web ne sont pas top. Les films arrivent parfois en retard. Les magasins ferment à 18h. Y a plein de flamands. Mais bon... Je voulais dire quoi déjà? Ah oui, j'aime la Belgique. Et revenir en France, pour quoi faire?
Revenir à Paris? Passer 6 mois pour trouver un appart qui aura un loyer 3 fois plus cher que celui que je paie ici, pour le cinquième de la place que j'ai maintenant? Devoir faire un dossier sur 3 générations pour pouvoir y habiter? Retomber dans la grisaille et le stress des gens? Voir moins souvent mes amis (paradoxalement, quand je vivais en région parisienne, c'est là que je voyais le moins ceux qui y habitent)? Me faire exploiter? Ne plus trouver de mitraillette à toute heure? Avoir peur de ce qu'on me sert quand je commande un steack?

Quand on me demande quand je rentre, je me demande si j'ai l'air malheureux d'être où je suis. Ou bien si mon séjour ici n'est perçu que comme une passade, un caprice. Je crois que les gens s'imaginent que la Belgique, c'est tellement comme la France en moins bien. Ca n'a pourtant tellement rien à voir en étant si près.  La prochaine fois qu'on me demande, je crois que j'inviterai les gens à venir chercher la réponse par eux-même.
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20 juillet 2007 5 20 /07 /juillet /2007 10:04
A vous les maniaques de tout poil (souvent épilés d'ailleurs). A vous les obsédés du ménage. A vous les chasseurs de poussières. A toi, maman. Je peux enfin vous dire prout dans le nez (sauf à maman quand même, oh!). Une fois encore, il a fallu du temps. Il a fallu lutter contre l'obscurantisme et le fanatisme de l'aseptisation. Mais la vérité fait enfin jour. J'ai enfin le droit d'être un porc (enfin, un peu).

Etre propre, être beau, être hypoallergénique, c'est bien gentil, mais ça ne prépare pas bien à la vie. Et aujourd'hui, la science vient une nouvelle fois à mon secours pour expliquer à tout ceux qui me raillaient dans ma jeunesse pourquoi j'avais parfois du mal à me mettre au dépoussièrage. Non, ce n'était pas que pure faineantise. C'est scientifique, je vous dis. Avoir un peu de poussière chez soi permet de garder un bon moral. Bon, n'exagérons rien, je ne suis plus étudiant et me refuserait à vivre comme alors, mais bon. Parait que dans la poussière, on a une bactérie qui dispose d'un effet Compagnie Créole, à savoir "c'est bon pour le moral". Savoir glander de temps en temps plutôt que de sortir son aspi, ça évite la dépression. Ca paraissait déjà tellement évident, si en plus c'est scientifique, je ne vois pas pourquoi on devrait s'en priver.

C'est sans doute grace à ça qu'on peut éviter pas mal d'allergies aussi, par accoutumance. Je savais bien que le troupeau de moutons sous mon lit d'étudiant était mon ami. Agences privées des services sanitaires, je crois que ce week-end, vous aurez bien mérité un peu de repos.
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