Je ne sais pas si c'est cette histoire d'appartement qui m'a laissé dans l'idée que j'allais me poser pour quelques temps, mais j'ai l'impression d'entrer dans la routine de la vie active. Pas que mes semaines étaient follement palpitantes jusque là, mais je ressentais au moins une progression dans la semaine. Elle a un peu tendance à disparaitre.
Jusqu'ici, c'était pourtant simple. Le lendi était pourri, et ça s'allègeait doucement jusqu'à la fin de la semaine. Cette semaine, c'était plus flou. Tous les jours se ressemblaient un petit peu et il me fallait une réflexion intense d'au moins 10 secondes pour déterminer le jour. Le même flou artistique quotidien au niveau de l'humeur. Et je parle même pas de savoir quelle semaine on est. Plus rien qui les différencie les unes des autres, surtout quand j'ai rien de prévu le week-end.
Et là, je me dis que je commence à m'habituer sérieusement à ce principe du "travail". Que mes espoirs de changements de carrière ont du inconsciement passer du côté des utopies. Je suis pris dans ma roue et c'est parti jusqu'à la mort. Oui parce que la retraite, je suis pas encore assez con pour y croire. Ca craint quand même.
Je crois qu'il était temps que je reçoive mon intégrale Rocky. Ca va me recoller la patate. L'espoir d'une chance qui apparait à n'importe quel moment. Peut-être que demain, on me proposera de reprendre les espaces culturels Leclerc pour contrer les Fnac au niveau bd, on sait pas. L'american dream, quoi. Adriaaaaaaannnne.