Monsieur Pernaud, éleveur, nous parle
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Vous savez, en France, on a quand même une grande tradition du connard. Ca fait des générations qu'on élève différentes races et je crois qu'on peut dire que nous sommes devenus une référence mondiale. Notre histoire parle pour nous. On a même obtenu des labels rouges pour certaines espèces. Tenez par exemple, dans l'enclos là-bas, j'ai du fonctionnaire.
Sa spécialité, c'est de se plaindre de la pénibilité de son travail par rapport aux autres alors qu'il n'a jamais travaillé dans le privé. Il aime bien parler au nom de tout le monde. Et il aime bien qu'on le regarde aussi. En ce moment, on en fait du boudin.
A côté, on a les parigots. Le parigot, c'est une appelation controlée, vous n'en trouverez nulle part ailleurs. Il aime bien croire qu'il est la seule race de l'élevage. Et il croit que tout le monde le regarde en permanence. Il aimerait bien en tout cas. C'est très égocentrique, un parigot, c'est pas forcément facile. J'ai été obligé de mettre des fausses caméras aux 4 coins de l'enclos pour qu'il prospère. Et puis c'est assez impatient aussi. Il veut toujours tout, tout de suite, avant les autres. Il méprise un peu les autres races, c'est pour ça que je dois le mettre un peu à part. De toute façon, il préfère.
Sinon, en ce moment, je travaille sur une nouvelle espèce. Une bête de concours qui devrait dépasser tout ce qu'on a vu jusqu'ici. Un croisement entre un Patrick Le Lay et une Laurence Parisot. Je pense qu'avec ça, je peux aboutir à un champion d'exception.
Et sinon, pour les nourrir, j'utilise la méthode transylvanienne. Je leur donne du pal. Enfin évidement, on a un peu modernisé l'affaire. On l'a greffé sur un moteur de tronçonneuse. C'est la méthode dite du vibroboy. J'utilise des machines Sarkozy, elles ont fait leurs preuves."