L'aire de rien
Souvent, on me demande ce que je suis venu faire en Belgique. Encore hier soir, ça m'est arrivé. Et j'ai beau expliquer que j'aime Bruxelles, les gens, les bd, les frites, les chocolats, les gens ont du mal à comprendre. Je ne bois pas de bière, je ne vais pas voir les putes, je ne fume pas du belge... Paraitrait que je suis trop sain(t?). Mais non, en fait, j'ai un plan machiavélique qui me pousse à rester ici.
Bah oui, en fait, je suis un enfoiré qui attend impatiement le réchauffement planétaire. Et je sais que je n'aurai pas à attendre longtemps. Encore ce matin, on annonçait un réchauffement d'un bon 1,5°C de la Mer du Nord. Parait aussi que ça tue les oiseaux. Près de 80% des espèces sont menacés si on passe les 2° de plus par rapport à l'ère dite industrielle. Moins de piafs pour me réveiller le matin. Moins de merdes sur le pare-brise de mon futur 4x4. Moins d'oiseaux mazoutés à nettoyer quand j'irai faire ma B.A. annuelle. Et du soleil et une mer chaude. Le pied quoi. En plus, des gens gentils et qui savent profiter de la vie. Vraiment, la Belgique ne présente que des avantages. Et en s'y installant suffisament tôt, non seulement on ne passe pas pour un salaud de profiteur, mais en plus, on peux acheter un logement à beaucoup moins cher sur la côte, avant l'explosion des prix. Surtout quand la côte d'azur sera sous la flotte, réglant au passage le problème des retraites en France et évitant une migration des vieux par ici, et que la mer arrivera en bas de mon immeuble, à Bruxelles.
Je ne sais pas si les belges m'apprécieraient autant si je leur disais tout ça. En même temps, je reste un connard de français, donc, je ne sais pas si ça les surprendraient tant que ça. Ahhh y a quand même des jours où il fait bon être un saint. Vivement la quête.