L'aire de rien
En ce moment, j'ai l'impression qu'il y a une vague d'érotisme mou qui traverse les blogs. Je ne sais pas à quoi c'est dû, peut-être au froid qui se réinstalle et donne envie de se réchauffer. En tout cas, ne voulant pas me dinstinguer du lot, je vais aussi y aller de ma ptite note harlequin, ambiance seventies. C'est sans doute l'odeur de colle qui règne au bureau et à laquelle je me shoote depuis une heure qui me rend un peu foufou comme ça.
Jean-Bernard était en retard. Tout à son excitation d'aller voir Salomé, il avait passé un peu plus de temps que prévu à huiler la toison d'ébène de son torse velu. Il avait fait la totale. Brossage des dents, lissage des rouflaquettes, vaseline sur les dents et slip propre. Tonight will be the night.
Salomé de son côté avait fait pêter la mini-jupe, juste assez longue pour lui cacher le triangle d'Aphrodite, qu'elle avait passé l'après-midi à faire friser. C'était parfait pour aller avec ses boots à plateforme qui faisaient aussi boules à paillettes Dave. Elle aurait pu rendre jalouse Pam Grier.
En arrivant, Jean-Bernard frémissait déjà de sous le désir de déshabiller Salomé. Elle avait allumé sa lampe à plasma. Le signe ne pouvait pas être plus clair. Le mange-disque faisait tourner le dernier Isaac Hayes. La soirée pouvait commencer.
" _ Salomé?
_ Oui, Jean-Bernard?
_ Salomé, je frémis de sous le désir de toi.
_ Oh Jean-Bernard..."
Il lui touche le bras négligeament. Une légère explosion soulève sa jupe.
" _ Salomé?
_ Oui, Jean-Bernard?
_ Salomé, comment va votre chatte depuis notre dernière rencontre?
_ Oh Jean-Bernard, c'est gentil de vous inquiéter. Elle ne vomit plus, et a cessé de se laisser aller un peu partout. Elle a bon appétit maintenant.
_ Salomé?
_ Oui?
_ J'ai envie de faire couler mon désir à l'intérieur de vous"
Elle avait bien senti sa grosse allusion et commença à aller chercher sa nuisette qui lui dévoilait les jambes. Tout ému de l'émotion d'être heureux, il lui pris la main et chercha à l'embrasser. Elle en frétillait de la touffe. Et...
Flou artistique.
Bah oui, c'est quand même une heure de grande écoute, et j'avais prévenu que c'était film seventies, style M6 du dimanche soir. Vraiment, quelle bande de pervers vous faites.