L'aire de rien
Y a longtemps que ça ne m'était pas arrivé. Faut dire que j'ai un peu une santé de fer. Faut dire aussi qu'en sortant jamais de chez moi, je risque pas de l'égratigner beaucoup, ma santé. Enfin bon, la gastro est sans doute le plus gros problème médical que j'ai jamais rencontré. Si on ne tient pas compte de mon entorse la plus stupide du monde dont je ne parlerai pas aujourd'hui.
La gastro chez moi, c'est assez simple. Contrairement à ceux qui passent du temps à tartiner leur trône de merde, j'aurai plutôt tendance à vomir. Et souvent. Genre, toutes les heures. Ce qui peut rapidement devenir pénible. Le problème est que mon petit corps a du trouver ça sympa comme moyen de me faire chier (enfin vomir plutot) et que pendant un certain temps, je faisais pas mal de ce que je qualifierai de gastros nerveuses. En gros, dès que j'allais voir des amis, j'y avais droit. Et comme je stressai d'avoir une gastro, j'y avais encore plus droit. C'est vachement pratique quand on essaye de sociabiliser. Heureusement que La cité de la peur a un peu amélioré les choses à ce niveau là: "Non, non, c'est rien, j'suis juste hyper content.".
Récemment, j'y ai encore eu droit. Y avait super longtemps. J'arrive à peu près à gérer maintenant, avec l'habitude. Et je commence à savoir ce qui peut déclencher ce genre de trucs et comment le réguler à peu près. Ca marche beaucoup à la fatigue et aux premiers tours de vis dans les entrailles, je sais qu'il faut:
1/ dormir
2/ prendre un spasfon (efficace aussi pour mes règles douloureuses)
3/ dormir
4/ éventuellement, tourner au coca (beuuuh) si je veux profiter un peu des gens quand même
Ces derniers temps, c'est revenu doucement. Je sociabilise (avec plaisir pour une fois) mais j'abuse légèrement. Du coup, samedi, j'ai fait ma plus grosse nuit depuis des années. Ca va mieux. Encore que ce matin, j'ai les intestins en feu. Mais là, je me demande si j'ai pas une vrai gastro. Ca va encore être la fête de la cuvette.