L'aire de rien
S'il y a bien un truc que j'ai au bureau, ce sont des habitudes. J'arrive le matin, je lis les mails de travail quand j'en ai et si c'est le cas, ça me fait bosser 5 min. Je regarde mes mails perso, je fais le tour des forums que je suis, puis celui des blogs. Je fais une note et ainsi de suite. Et donc, une de mes habitudes de bureau, c'est d'aller me libérer un peu aux toilettes, pendant que mon pc s'éteint le soir, histoire d'être tranquille dans le train. Et c'est là que la perverse entre en scène (je vous vois trépigner d'impatience, petits coquins).
Alors je vous arrête tout de suite, la perverse en question n'est pas vraiment une bombe. S'il est vrai que toutes les femmes sont des sirènes, elle a quand même réussi à se faire thon des mèches à la nageoire. Cette dame pas forcément gatée par la nature (mais qui suis-je pour juger avec mon physique de radio?? un enfoiré? c'est vrai aussi) est donc agent d'entretien. Elle est chargée de nettoyer partout et y compris dans les toilettes. Sauf que l'étage où je réside n'est pas celui où elle travaille. Elle vient juste prendre un café de temps en temps avec ses collègues de l'étage. Mais pourquoi perverse alors? Eh bien tout simplement parce que j'ai remarqué qu'il lui arrive souvent d'entrer dans les toilettes des hommes pour venir ouvrir un robinet ou récupérer un torchon, ou un bout de pq, justement lors de ma vidange pré-départ. Quand ça arrive une fois, on n'y prête pas attention, ça fait sourire. Quand c'est souvent, on commence à se poser des questions. En tout cas, je m'en pose.
Et en particulier, je me demande, mais pourquoi moi? Des mecs qui vont aux toilettes, à toute heure, c'est pas ce qui manque. Je crois que je n'ai tout simplement pas de chance. Il faut croire qu'elle éprouve un besoin compulsif d'approcher des urinoirs (chacun son truc), et le seul moment de la journée où elle peut le faire, c'est pile quand je me soulage avant de partir. Décidément, la vie est injuste. Je crois que je lui offrirai une pissotière miniature pour ses étrennes.