Ca y est. C'est arrivé. Enfin presque. Jeudi est le grand jour. L'inauguration de l'évènement. Attendu par des millions de gens (au moins!). Et je ne parle pas de la fête du travail, qui porte bien mal son nom. Un jour du travail qui est la fête des chomeurs, étudiants et autres jean-foutres pressés de ne rien faire, je pouffe. Non, l'important, c'est la reconnaissance amplement méritée et depuis longtemps de mon tubercule préféré par le monde de l'Art. Le 1er mai,
le musée de la frite ouvre enfin ses portes.
Oui, enfin, les milieux culturels ont cessé de lever le nez d'un air dédaigneux devant la friture. Enfin son juste mérite a trouvé son écrin. Et c'est à Bruges que ça se passe. Même si l'idée d'aller faire un tour en Flandre ne m'attire guère, je pense que le pélérinage sera obligatoire. Il parait que le concepteur du musée a déjà créé le musée du chocolat à Bruxelles. Etant donné que ça fait bien 3 ans que je passe devant sans jamais y rentrer, il faudra que je teste l'endroit, pour me rendre compte du travail du monsieur. Même si ça n'influencera mon envie de visiter le sanctuaire frituriste. L'art du fritkot enfin reconnu et sublimé dans un cadre adéquat (oui, comme Sheila), ça mérite le voyage. Ne serait-ce que pour faire ma donation au Potato Development Fund associé au musée et qui prêche la bonne parole de la patate dans les pays en voie de développement.
Le seul truc qui m'inquiète un peu, c'est que généralement, l'art qui entre au musée, c'est un peu comme Napoléon qui entre au Panthéon, c'est pas pour y planifier ses prochaines vacances. Il faudrait voir à ne pas trop croire que le friturisme se meurt et que l'hommage est posthume. Mais bon,
vu que certains essayent encore de se faire du beurre sur la friture, je pense que personne n'aura de doute là-dessus.