A la faveur des transports en commun, on peut découvrir des choses qui nous passeraient totalement à côté autrement. A l'aise dans son jogging ou dans sa voiture, on n'a pas l'occasion de se presser contre ses contemporains. Et c'est bien dommage. Assis, dans un bus bondé, on peut avoir des révélations. Comme sur la cellulite par exemple.
Je ne sais pas si je suis équipé moi-même, n'étant ni suffisament souple, ni assez curieux pour aller voir. Comme quoi, je peux encore remercier mon chromosome Y. Toujours est-il que la cellulite de mes voisines de siège, je l'apprécie. Je sais, je sais, quand on voit à la télé qu'il faut la combattre, que c'est pas beau, que c'est l'ennemi de la femme et que si elle s'en débarasse pas, ses jambes vont tomber, ça ne donne pas super envie de l'approcher. Mais bon, dans les transports en commun, t'as pas trop le choix. Les places assises sont proches, beaucoup en débordent et hop! Contact!
Eh bien autant c'est pas ragoutant à regarder, autant ça tient chaud. Je sais pas, je m'étais toujours imaginé la cellulite comme un truc flasque et froid, un truc visqueux. Du Jello quoi, en plus mobile. Alors qu'en fait, ça tient plutôt de la couverture chauffante. Je ne sais pas comment ça se passe en dessous, mais quand t'as la cuisse pressée contre une autre bien gonflée de cellulite, c'est chaud. Non, ça ne rend pas les kikis tout durs, loin de là, mais en tout cas, t'as l'impression de t'être collé contre le radiateur. Du coup, ça donne encore moins envie d'y mettre la main, mais en tout cas, l'hiver, c'est appréciable.
Donc merci les transports en commun. Jusqu'ici, j'évitais la proximité des filles débordantes, de peur d'être écrasé, et maintenant moins. Bon, il faut savoir raison garder et éviter d'aller s'enfouir sous un amas comparable à un éboulement sur l'ensemble des places assises (généralement, 5 à l'arrière du bus). Mais bon, un léger renfort qui dépasse et vous cuit la jambe pendant un court trajet, c'est une expérience à tenter.