Vous vous souvenez cette scène de Gataca? Celle où Uma veut se rassurer et vole (mais ouais, quelle délinquante!) un poil de son soupirant pour vérifier qu'il est un bon parti génétique? Ah ben c'est important, savoir si c'est un vrai blond, s'il a un gros kiki, une prédisposition à l'échangisme ou s'il aime le boeuf bourguignon. Grace à son poil, elle peut tout savoir de lui. Ben, on y est presque.
Une société étazunienne a décidé de se lancer dans le créneau de l'analyse génétique. Bon, dans un secteur très limité pour l'instant. La société HairDX vous propose donc d'
analyser votre salive pour vérifier si vous n'avez pas une prédisposition à la calvitie. Ca n'a l'air de rien comme ça, mais il faut bien commencer par quelque part. Et puis ça peut avoir son utilité. Grace à ce test, peut-être y réfléchirez vous à 2 fois avant d'acheter ce nouveau bonnet. Peut-être ne testerez vous pas cette coiffure afro qui vous attire tant. Si c'est pour être chauve 20 ans plus tard, quel intérêt?
Bon, c'est un pitit peu cher. A 150$ le coton-tige plein de bave, c'est pas donné à tout le monde. Mais peut-être, ça peut changer des vies. Les commerciaux doivent penser à leur image, et les cheveux, c'est important. Un vendeur dégarni de 40 ans, c'est tout de suite moins winner. Je suis sur que HairDX vous le dira, même s'ils se bornent aux analyses, pour l'instant.
Alors bien sur, ce qui fait peur, c'est les dérives. L'eugénisme, tout ça. Mais bon, il y a pire. Ca va peut-être relancer le commerce de la perruque. Ca peut annoncer le retour d'Antoine Wechter. Et je vous parle même pas des délits d'initiés, les employés de HairDX publiant les résultats d'analyse en retard, juste le temps d'acheter des actions chez Moumoute Inc. . Décidément, la génétique, ça fait peur.