Pendant que les stabilo boss et les téléphones sans fil, c'est pas toujours facile de s'occuper au bureau. Surtout quand on a peu dormi et qu'en plus, on vous laisse seul. Si j'écoute les avis habituels qui me disent qu'il ne faut pas rester seul, peut-être que je devrais attraper une jolie travailleuse (y en a quand même quelques une ici) et profiter du vide de mon bureau actuel pour l'initier aux joies de la preparation H, mais j'ai un reste de conscience professionnelle. La preuve, je suis encore à mon poste.
Alors on s'occupe comme on peut. Je travaille mes lancers à 3 points en crotte de nez. Je philosophe aux toilettes. Je me momifie avec les fils qui trainent sous le bureau. Mais bon, l'activité principale dans laquelle je me lance, c'est la somnolence. Et ça, c'est pas top parce que si quelqu'un débarque, il faudra que j'explique où sont mes collègues et c'est sans doute mieux si tu comprends la question. Heureusement que j'ai la voix de madame Nasco qui traverse le couloir pour me tenir en état d'alerte. Sans compter le vieux con d'à côté qui vient de rentrer et qu'aime bien gueuler dans son téléphone quand il comprend rien.
Alors je sollicite mes contacts en ligne. On me parle de la reformation des musclés aux dernières présidentielles (sait-on si Rémy a quitté Arianne pour un modèle plus jeune (au hasard, Florence Foresti ou une navette Discovery)?). On me dit d'évoquer les collections Atlas et autres assemblages à long terme (cette semaine, dans le premier numéro, le premier pilier du pont de l'Alma grandeur nature, à seulement 1,99 euros. Reconstituez vous-même votre assassinat paparrazzique à l'échelle 1 en seulement 436 numéros. Princesse non incluse mais cd d'Elton John offert). Je m'interroge sur les revenus publicitaires de certains blogs.
Mouais, c'est pas avec tout ça que je m'occuper tout l'aprem. Je crois que je vais fermer la porte et m'occuper de mes pokemons. J'en ai un qui a évolué hier soir et qu'a appris l'attaque Séisme. Je vais déchirer la face des pedzouilles qui se dresseront contre moi. Faut juste que je m'endorme pas.