Un des clichés qu'on peut avoir avant d'arriver aux usa (et que j'avais un peu), c'est de s'attendre à croiser pas mal d'obèses. On en voit plein dans les films de Mickael Moore et dès qu'on parle de malbouffe à la télé, on nous montre cette nation qui croule sous le gras. Et puis finalement non. On en a bien croisé mais pas autant que ce à quoi je m'attendais. Bon, NY a sans doute une population un peu spéciale par rapport au reste du pays. Et puis il y a beaucoup de touristes. Et puis surtout, la plupart des magasins et resto livrent à domicile, y compris les mcdo:
Toujours est-il que j'espèrais croiser plus de gros. Ou au moins, des gens un peu épais, normaux quoi. Mais non. Ce qui est semble être une grosse majorité des habitants de Manhattan, ce sont des gens minces, musclés, à l'air sain (au moins physiquement). Ici, on s'entretient. Et pas qu'un peu. Il faut avoir l'air beau.
Alors on prend des complèments vitaminés à la pharmacy. Une sorte de dopage artisanal qui est dans la culture locale. On mange de tout, en grosse quantité exclusivement, mais avec un label bio, c'est mieux. Et surtout, on fait du sport. Beaucoup de sport.
Ca peut être une petite partie de base-ball à Central Park, dans une league amateur, de façon décontractée avec une bière ou une boisson énergétique qu'on ira vomir derrière les tribunes quand c'est pas son tour de batter:
Pour les plus démunis, y a toujours moyen de s'y mettre à plusieurs pour faire de la corde à sauter en prenant le pitit frère en guise de corde:
Ou alors tout simplement, en faisant un pitit jogging pour aller bosser à Wall Street:
C'est surtout le jogging, en fait. Des joggers, on en voit partout. Il y en a tellement que le week-end, les rues qui traversent Central Park sont fermées à la circulation pour leur laisser la place. Limite si on n'a pas l'impression de déranger quand on se promène.
Du coup, c'est un peu une ville à vous filer des complexes. La grosse majorité des gens qu'on croise sont beaux. Ou en tout cas, bien batis de leur personne. Y a de l'effort sur la bête, ça se voit. Quand on passe dans des quartiers de rentiers comme la 5ème avenue, où on se dit qu'ils peuvent se permettre d'y passer une bonne partie de la journée, ça va. Mais quand ils sont pareils dans les quartiers plus populaires, ça donne envie d'acheter un gros poncho. Ce que j'ai fait. Mais il pleuvait beaucoup aussi et c'était bien pratique.
Après, ça reste quand même agréable à l'oeil. Surtout si on considère que les mannequins des vitrines ont tendance à représenter une moyenne physique:
Finalement, c'est peut-être pas si mal, les gens sains blindés au sport et aux hormones.