L'aire de rien
Cette semaine, on m'a encore posé la question: mais pourquoi es-tu aussi méchant? Comme j'en avais un peu marre du traditionnel "Parce que!", j'ai prétexté l'amour des chiens. En même temps, ce n'est pas totalement faux. Ceux qui me connaissent savent que je suis l'ami des chiens, et certains se doutent même que je les préfère aux gens.
Il faut dire que les gens sur le web ne sont quand même pas très fréquentables. On ne sait jamais qui peut se cacher derrière un pseudonyme. Tu peux être tranquillement en train d'échanger avec Phil Pédo avant de découvrir un jour qu'il s'agissait d'une classe de 5ème en pleine initiation web. Quand on voit aussi tous ces blogueurs pervers qui se plaignent du rhume des foins, ça fait peur. Ah c'est pas les amateurs d'ejac' nasales au pollen qui manquent, je peux vous le dire. Entre ceux-là et ceux qui veulent vous transformer la rondelle en porte des étoiles, on ne se sent pas particulièrement bien entourés sur Internet. Surtout quand on est un saint comme moi qui prône dévotion et bon goût. C'est vrai quoi, moi qui ne suis que gentillesse et ouverture, je risque de me faire exploser l'ip par le premier sauvageon venu si je n'y prends pas garde. Il s'agit donc de méfiance garder.
On est encore loin de bisounours-land. Et c'est pas parce qu'on dit des conneries sur le web que tous les internautes sont nos potes. Ah ah quel déconneur... mais non. Je ne crois pas à la blogoscatographie qui permettrait de me connaître en fonction du caca que je laisse ici. Alors ici comme ailleurs, avec les inconnus, commençons par serrer le cul.