L'aire de rien
Capillairement libéré, il surgit hors de l'ennui... et fonce vers son chez lui au galop... Enfin peut-être plus tard. Si je pars maintenant, ça risque de se voir quand même. Encore que. Enfin bref, aujourd'hui, je me suis libéré de ces chaînes qui encombrent beaucoup d'entre nous. De ces chaînes et surtout des boulets qui sont au bout, j'ai nommé les coiffeurs.
C'est pas que j'ai quoi que ce soit contre ces parasites du cheveux (coucou tonton), mais j'aime pas spécialement aller les voir. J'ai l'impression de perdre un peu mon temps. Bon, c'est sur que je ne leur en ai pas consacré beaucoup au cours de ma vie (ah le bon temps des cheveux longs), mais quand même. C'est comme ça que dernièrement, j'en suis venu à faire appel aux services de mon pote Mano et de sa fidèle tondeuse. Dans un remake bluffant d'une scène de la Haine, je me suis donc débarassé de mon isolation cranienne. Enfin, je me suis laissé faire. C'était le premier pas vers la libération. Cette dernière est arrivée aujourd'hui. Je me suis acheté ma propre tondeuse (insérez jingle de trompettes triomphantes). Le modèle qui descend jusqu'à un millimètre et qui va me permettre d'avoir l'air ridicule quand et comme je veux. Enfin comme je veux... Premier test ce week-end. J'espère qu'ils repousseront.
Enfin bon, à l'aide d'un entrainement rigoureux et d'une maîtrise sans cesse magnifiée, j'espère bientôt pouvoir signer mon nom au dos des cranes, d'un C qui veut dire Capillorro. Il va être temps de faire régner de nouveau la justice et surtout l'egalité capillaire dans cette dictature du Vivel Dop Nouvelle-staracadémicienne. Tremblez, Sergent Jean-Louis David-Garcia et autres choucroutes gominées. Capillorro fondra bientôt sur vous au coeur de la nuit et personne ne pourra échapper à sa justice à sabot motorisée.