L'aire de rien
Il y a des jours où mon banquier aime me rappeler que je suis à l'étranger. Pas que ça me coute quoi que ce soit quand je paie ici avec ma visa française (merci ma banque), mais c'est pas pour autant que je peux faire ce que je veux. Là par exemple, vous me trouvez avec 5 malheureux euros en poche et aucune possibilité d'en retirer plus avant une bonne semaine.
C'est même pas que je manque de sous. C'est juste que j'ai fait quelques achats. Bon ok, claquer sa paie en une soirée, c'est sans doute pas la meilleure des idées. Mais c'est pas comme si je ne l'avais pas déjà fait. Sauf que depuis l'étranger, c'est plus compliqué. Il me semble que je dois avoir un plafond maximum de dépenses autorisées. Je ne vois que ça pour expliquer les messages "Carte refusée provisoirement" que me sortent les moniteurs de paiement. Sauf que d'habitude, c'est uniquement pour les paiements, pas pour les distributeurs. Là, les crache-thunes ont rien voulu me lacher. Bon, avec 5 euros, je dois pouvoir tenir jusqu'à mardi, mais quand même. Me reste plus qu'à espérer que ce sont juste les bancontacts de cette zone industrielle qui voudrait être une ville appelée Charleroi qui sont à la rue.
Parce que si ceux de Bruxelles ne me donnent rien non plus, je vais commencer à me faire des cheveux. Ce qui est un peu bête, vu que je voulais acheter de quoi me les tondre. J'ai jamais aimé l'ironie de la vie.