L'aire de rien
Je sais pas chez vous, mais depuis peu, dans ma grande surface préférée, de nouvelles caissières ont fait leur apparition. Bon, quand je passe à leur caisse, elles ont un peu ma gueule, alors j'évite. Mais elles ont tout de même la même voix douce qu'un gps. Mais c'est pas pareil.
Les caisses automatiques arrivent partout. J'ai même entendu à la radio ce matin qu'elles allaient encore se simplifier. Pour l'instant, c'est au client de faire tout le boulot en scannant les articles avant de les poser sur une balance qui vérifie que vous ne fraudez pas. Mais bientôt, on nous prépare une espère de détecteur de métal qui repèrera les puces judicieusement placées dans les étiquettes de vos articles et qui vous dira automatiquement combien vous devez. Même plus besoin de vider le caddie. C'est bien beau tout ça, ça devrait aller plus vite, mais je vais quand même regretter les caissières, et je ne suis apparement pas le seul. Parce que bon, pour l'instant, avec les caisses do-it-yourself, j'ai pas l'impression d'aller plus vite, je fais le boulot d'une caissière et je suis même pas payé pour ça. En plus, quand ça merde, c'est quand même nettement moins joli à regarder, l'électronique. Je préfère choisir ma caissière. Elle sera peut-être pas plus performante ou plus rapide, mais au moins, ce sera plus agréable et c'est bon pour le coeur.
En tout cas, c'est surement pas les caisses électroniques qui m'inciteront à faire mes courses plus souvent. Alors qu'une caissière choucarde, faut voir. Décidément, les super-marchés ne sont pas encore au point, niveau marketing. Vivement les grandes surfaces topless.