L'aire de rien
... quand ils vous arrivent... hum! Week-end à prendre des coups, enfin surtout la fin. Mais c'est ma faute, mea maxima culpa. Enfin bon, ça résonne encore ce matin. Mais j'ai cherché, j'assume.
Déjà, prendre son billet de train pour descendre à Paris à la dernière minute, c'est jamais une bonne idée. On pense pas bien à ses horaires, on paie plein tarif et on avertit les gens trop tard. Sans compter ceux qui oublient que vous venez. Du coup, pas moyen de prévenir les momes que votre ami descend avec sa sale gueule pour les mater en train de vider le biberon. Désolé les petits. En plus, en ces périodes électorales à l'ambiance bonbon rose et wonderland, j'ai décidé d'opter pour le nazisme capillaire qui me semble une bonne voie d'avenir. Je peux donc tout à fait comprendre l'envie de jeter ses haricots verts dans ma face, quitte à provoquer le grondage des parents après.
Bon, après, j'ai pas tous les torts non plus. C'est pas ma faute si les conducteurs de RER prennent des pauses café entre chaque station, voire prennent l'apéro. J'y suis pour rien non plus si l'eau minérale de Georgie, elle se fabrique dans des caves avec du marc de raisin et qu'elle fait un peu des fissures au casque, même après le cinquième verre. Quant aux mésaventures à la Tex Avery de Loïca sur son cheval qui tourne sans clignotant, j'étais même pas là.
Mais bon, pour le reste, j'assume et pour une fois, je comprends mes cimetières indiens. Quitter des gens biens et beaux (enfin belles plutôt) avant un beau match de rugby pour aller faire ma lessive, c'était vraiment pas bien joué. Faut pas que je m'étonne après de me retrouver dans le seul wagon de Thalys qui concentre tous les momes du week-end dans un seul wagon. Momes qui évidement deviendront hystériques, mais chacun à leur tour pour que ça dure bien tout le voyage. Ah ça, ça punit bien quand on s'est couché la veille à 4h et que la seule activité qu'on estime digne de ce nom serait de dormir un peu. La semaine s'annonce somnolente.