L'aire de rien
A vous autres, hommes faibles et merveilleux
Qui mettez tant de grâce a vous retirer du jeu
Il faut qu'une main posée sur votre épaule
Vous pousse vers la vie, cette main tendre et légère
Cette main, c'est bien souvent celle qui appuie sur la zappette pour regarder Camera Café. J'ignore si ça passe toujours en France, mais ici, on y a droit tous les soirs. Ca passe en boucle, associé aux Simpsons et Kaamelott. Et je crois sincèrement qu'il y a un peu de Jean-Claude Convenant en chacun de nous.
Pour certains, ce sera sa garde-robe. Pour d'autre, sa culture populaire, sa connaissance aigüe des comportements sociétaux des aborigènes d'Australie dans un milieu urbain. Pour beaucoup, ses collègues, laches, cons ou joueurs. Son amour des femmes. Son camping-car. Sa passion pour Johnny. Plus je le vois et plus il me fait penser à plein de gens. C'en est parfois effrayant.
Le week-end dernier, j'ai encore regardé Jean-Claude à la télé. Et je crois que j'ai trouvé une des parts du Convenant qui sommeille en moi. C'est cette saloperie de chanson de Johnny que je n'arrive plus à me sortir du crane. Oh les coups! Quand ils vous arrivent, oh oui! Han ça faiiiit maaaaaal! Dire qu'on m'a convié à une soirée Johnny au Blue Bayou (395 Chaussée de Louvain à Bruxelles, bon, copieux, pas cher) prochainement. Un nid de JC, donc. J'ai peur.