L'aire de rien
Aujourd'hui, c'est l'hiver. Ca revient tous les ans. C'est un peu comme les saisons. Et c'est tous les ans la même chose. Je crois qu'il est temps de sortir ma carte Arlette de noël: Travailleurs, travailleuses, fêtards, fêtardes, on vous ment, on vous spolie. Ben oui, quoi, c'est vrai. On nous spolie. Aujourd'hui, comme tous les ans, c'est la journée la plus courte de l'année.
Au départ, je me suis dit que ça devait être une conspiration catholique, vu que ce sont eux qui ont inventé le calendrier actuel. Pis finalement non. Ils voudraient nous spolier, ils aurait coller ça un dimanche, pour venir nous dépouiller pendant qu'on dort pour éviter la messe à la télé. Et puis ils se font déjà leur beurre avec la quête de la messe de minuit. Non, ça doit venir d'ailleurs. En tout cas, je suis sur que certains profitent de cette plus longue nuit de l'année pour venir nous dépouiller, nous les pauvres, les sans rien, les privés d'appétit face à la buche débordante de chocolat qui suit la dinde monstrueuse du réveillon, les affamés du web sur lequel nous arrivons avec un pc dont le prix suffirait à nourrir un village africain pour un bon gros mois, réveillon inclus. Ouais, je suis sur qu'on essaye de nous endormir. De nous coller en hibernation, comme ce japonais qui vient de démontrer à son insu que c'est possible pour l'homme.
Ca doit être un coup des elfes. Cet alcoolique de père-noël a beau être blindé de thunes grace à ses lignes téléphoniques, j'suis sur qu'il doit les exploiter. Déjà qu'avec leur emploi de saisonnier, c'est pas facile de manger toute l'année. A tous les coups, c'est eux. Et comme par hasard, c'est chez moi qu'ils sont venus se gaver de nutella. Parce que c'est pas possible que les pots se vident aussi vite, j'y crois pas!