L'aire de rien
Depuis ce matin, je ne sais pas pourquoi, j'ai la musique de Rémi sans famille dans le crane. Non, pas le téléfilm avec Pierre Richard, le dessin animé. Et je me dis que ce générique était quand même vachement rythmé, limite joyeux. Et pourtant, quand on voit ce qui se passait dans sa vie, on peut pas dire qu'elle était franchement marrante.
C'est quand même l'histoire d'un mome vendu à un chanteur de rue. Ouais ouais, les mêmes qui vous font Jeux interdits dans le métro. Sauf que là, y avait même pas le métro. Sur la route, dehors et tout. Même quand il pleut. Surtout quand il pleut en fait. Et il a plus sa moman, il a plus que 3 chiens et un singe. Et on sait pas ce que lui faisait Vitalis entre les épisodes. Un vieux barbu, seul et bohémien, qui s'achète un gamin de 8 ans pour l'accompagner sur la route, toute la sainte journée, moi je dis, c'est pas clair. En plus, tout ce petit monde meurt au fur et à mesure. Tout le monde lui en veut, personne ne l'aime. C'est pas Rémi Ingalls, le chiard. Manquerait plus qu'à la fin, il épouse Princesse Sarah, tiens. Ah ben ça va être gai, la naissance de leur première fille, Causette. Ah ça, on va pleurer dans les chaumières quand la Sarah mettra bas dans la fosse septique des Tenardiers, alors que pendant ce temps, Rémi est à la mine. Non, franchement, c'était vraiment pas marrant.
Du coup, je me demande vraiment quel est le sadique qu'a pu pondre un générique aussi enjoué. C'est limite de la publicité mensongère. Et avec le contraste du contenu des épisodes, ça accentue les traumatismes. Ou alors, c'est pour nous faire croire que Rémi réussit dans les génériques télé à la fin. Pourtant, vu comme il joue de son crincrin, c'est pas gagné. Enfin bon, il est surement mort d'un cancer du violon, maintenant. Adieu gamin.