L'aire de rien
Ou en tout cas, va falloir faire des efforts. Parce que bon, on vient de se rendre compte que les européens n'étaient pas toujours complètement satisfaits. Oh, dans l'ensemble, ils sont à 70% heureux de vivre et ça, c'est bien. Mais il y en encore quelques uns qui sont malheureux. Pire, quand ils s'en rendent compte, ça affecte leur travail. Il est vraiment temps de faire quelque chose.
Bah oui, s'il s'agissait juste de santé publique, à la rigueur, ce serait pas grave. Mais tout rapport digne de ce nom se doit aujourd'hui d'avoir un volet économique. Quel intérêt sinon? Et puis l'économie, c'est pas sale. Ca donne juste l'aspect psychologique de nos patrons. Dans un rapport sur la santé psychique en Europe, il faut en tenir compte. Ils sont un peu l'Europe aussi, non? Enfin bon, l'européen est fier et courageux, et ça c'est bien. Il va au boulot, et il a pas mal (j'ai pas mal!). Ou s'il a mal, ça l'empêche pas de bosser. Surtout quand c'est tout dans sa tête. Sauf des fois. Dans ces cas là, il cherche de l'aide. Apparement, c'est quand il cherche de l'aide, ou juste de l'information, qu'il a le plus de mal à en trouver. Mais quand il en trouve, il se rend compte qu'il avait vraiment mal et qu'il a des priorités plus grandes que son travail. Et ça, c'est pas bien. S'il continue comme ça, il va coller une dépression à son boss aussi. Un vrai cercle vicieux.
Ca doit être pour ça que la commission européenne va proposer prochainement des mesures pour améliorer la santé mentale de ses gens. C'est quand même tellement plus mieux quand tout le monde est content. Après tout, c'est Noël bientot. Reste à savoir s'ils vont améliorer l'information et l'accès aux soins, ou au contraire le réduire, vu que les gens informés et sous aide sont les plus nombreux à se focaliser sur autre chose que leur travail. Mais chut, ne disons rien, c'est une pensée dépressive.