Bon, puisque je suis toujours en convalescence (retour au bureau demain, yeaaaah! Oh pis non, pas yeah en fait), je vais en profiter pour continuer à raconter mon dossier médical. Ca va être vite fait, avec ma santé de fer. Mais bon, je sens bien que certains me pressent pour que je raconte mon entorse la plus stupide du monde, et comme j'ai rien de mieux à faire, que les mois ont passé et que la honte ne m'étreint (presque) plus, je peux bien raconter l'histoire.
Alors, c'était un jour, chez moi, je recevais quelques amis triés sur le volet (hum!). Nous avions déplié le canapé en position lit et nous regardions tranquillement un film hautement intellectuel recommandé par Arte (Die Hard, si je me souviens bien). Enfin, mes invités regardaient surtout (surtout les filles (il est fort, ce John McLane)). Moi, je commençais doucement à somnoler (non, je ronflais pas). Et d'un coup, comme ça, je me suis dit que c'était pas sérieux. En tant qu'hôte, je devais être fort, montrer l'exemple et aller me coucher. Encore aujourd'hui, tant d'abnégation me chavire le coeur. Enfin bref, là commence une partie qu'on m'a raconté et dont je n'ai personnellement plus souvenir. Paraitrait que je suis tombé en arrière, sans vraiment de gravité. Moi, ce dont je me rappelle, c'est m'être effectivement levé, avoir fait un pas et pouf! plus rien en dessous des genoux, les jambes sans doute complètement ankylosées. Du coup, gros étalage par terre, avec la tête qui évite de façon habile et souple (et avec un peu de chance) la poutre et la béquille qui trainait par terre. Car oui, il faut le savoir, une de mes invités (Nelly) était légèrement handicapée, et dans ma bonté de la voir ralentie, je n'ai trouvé que ce moyen d'avancer à son rythme.
Ah, sur le coup, ça réveille. Fort heureusement, chute sans gravité ou presque. Faut dire que j'ai fait un beau plat, rien qui dépassait. Juste un pied un peu dans le mal qui boite un peu. Quelques jours plus tard, on décide courageusement d'affronter le grand dehors et du coup, je tente la chaussure sur mon pied légèrement enflé. Ca passe, et j'avance au même rythme que Nelly, c'est rigolo. Sauf que ca a du appuyer légèrement sur le bleu et qu'en rentrant, j'ai un pied violet. C'est assez fashion, mais ça dégoute légèrement mes invités. Bah, ça ne m'empêche pas de marcher et j'irai au boulot quand même. Mais comme ça ne change pas de couleur après 2 jours, je me décide finalement à aller à la clinique. Résultat: ben c'est une entorse, mon petit monsieur. Vous allez rester couché, mettre une attelle et vous faire tripoter par nos jolies kinés, youpi.
Donc voilà, moralité de l'histoire, évitez de marcher quand vous dormez, ça peut faire mal. Après, si vous êtes dans la mode, ça peut donner des trucs très seyants, mais pas forcément pratiques pour défiler.