L'aire de rien
Comme dirait l'autre, à force d'enculer les poules, on finit par casser les oeufs. J'ai un peu de mal à réaliser que sur le dernier mois, j'ai passé qu'un week-end chez moi, et on peut pas dire que j'en ai profité beaucoup. Du coup, ce soir commence mon premier week-end de glande chez moi depuis longtemps. Et contrairement à d'habitude, j'ai l'impression que je vais pas forcément l'apprécier.
Bah oui, on a beau être un ours qui essaye d'hiberner toute l'année, à force de rencontrer des gens et de s'amuser, on s'habitue. On se rencontre, on dit du mal et au final, on s'attache quand même. Du coup, mon premier week-end à rien faire tout seul, ça me fait bizarre. Je crois que je vais dormir. Beaucoup. Un petit coma prolongé jusqu'au radio-réveil du lundi matin. Peut-être même que je jeunerai un peu. Ou peut-être pas. Si ça se trouve, je vais pêter le feu et aller claquer ma paie au Mediamarkt (sorte de cdiscount local, pour les français). Mais en tout cas, ça sera tout seul, et ça fait un certain temps que ça m'était pas arrivé.
Comme quoi, on a beau être asocial, on s'habitue vite à la compagnie des gens. Surtout des gens biens. Va quand même pas falloir que je m'habitue à ça trop souvent, je vais compromettre mes prévisions de vieil ermite monastique. J'ai quand même une voix toute tracée en tant que remplaçant du père Fourras (il fait ce qu'il veut, le vieux) qui m'attend. Vivement la fin du mois quand même.