L'aire de rien
C'est le retour de beau week-end. Et comme à chaque retour, j'ai un bon coup de mou, pour pas dire un coup de blues. Mais alors cette fois, j'ai des bonnes raisons, même si je garde les mauvaises.
J'ai quand même quitté un pays chaud, avec un Auchan à proximité, une terrasse, une piscine, plein de dvd à regarder et même un accès web (même s'il a peu servi). Ici, il fait pas vraiment chaud, pas vraiment beau non plus et en plus, je dois venir au boulot. Adieu le bermuda et l'arrosage qui fait du bien. Et puis c'est toujours triste de quitter ses amis.
Mais bon, à côté de ça, j'ai toujours l'impression qu'ils auraient pu avoir un meilleur week-end sans moi. C'est vrai, j'oblige les gens à adapter leur planning, leurs projets et même leur régime. Parfois, j'ai même l'impression d'être ce mutant de la bande de Morlocks, Sangsue (vous irez lire les x-men pour ceux qui ne voient pas qui c'est). Le petit gars gentil mais dont la seul approche privent tous les super-héros de leurs pouvoirs. Moi, j'ai l'impression d'aspirer les volontés. A chaque fois, ça se termine en moments de glande intense. J'ai pourtant rien contre les activités. Mais j'ai l'impression que ma seule présence annihile toute intention de bouger chez mes hotes. Je rends apathique. Du coup, c'est pas encore cette année que je testerai le macdo madrilène.