L'aire de rien
Mon alimentation ayant pour base principale, la pomme de terre, je croyais en connaitre jusqu'ici toutes les formes mangeables qui sont toutes, on peut le dire, fort succulentes (à l'exception notable du gnocci qui est une invention du diable et sans doute l'aliment le plus fadasse qui soit). Mais s'il est une vérité en ce bas monde, c'est bien qu'on apprend à tout age. Et grace à Folie Privée (que les frites pleuvent sur elle et lui prodiguent force et longue vie), je viens de découvrir une nouvelle forme de plat à base de patates que jusqu'ici j'ignorai: la poutine.
Alors pour faire simple, la poutine (du moins, la version de base) est un plat à base de frites molles, de fromage en grains (???) et de sauce brune qui ressemble fort à du jus de viande. Les frites sont entourées de fromage sur lequel on verse la sauce brulante pour qu'il fonde légèrement. Une espèce de mélange entre les frites et la raclette, recouvert de jus de cuisson. Rien que de l'écrire, la sueur s'empare de mon front et mes papilles se réveillent. Ayé, j'ai bavé. Une recette québéquoise simple et qui s'annonce comme efficace.
Pourtant, jusqu'ici, je me méfiais des québéquois, culinairement parlant. Un de leur représentant m'avait parlé des creutons qui sont, si j'ai bien compris, des rillettes servies chaudes sur un roti. Etant moi-même issu du pays de la rillette (loué soit son nom), j'avais été assez choqué. Mais là, la gastronomie québéquoise remonte d'un bond dans mon estime. Sans même l'avoir gouté, je crois que le plat va se frayer une bonne place dans mon panthéon culinaire. Je ne pense pas qu'il ira jusqu'à bousculer la sacro-sainte raclette (Halleluiah!), mais quand même, me faire baver à un océan de distance, il fallait le faire. Ayant déjà prévu des vacances outre-atlantique en Septembre, je crois que la recherche de la poutine va devenir une de mes priorités sous peu. Rhaaaaaaaaaa lovely.