Je vous rassure (ou pas), pas encore. C'est juste que ce matin, j'avais des envies de nécrologie. Et comme ça m'amuse d'imaginer un peu le travail du temps et l'usure qui va avec, même si ça a déjà été fait (et bien fait) ailleurs, autant taper haut. En plus, ces jours ci, les hommages posthumes avancés ont la côte, il parait.
Steve Jobs en rit encore.
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Nicolas Sarkozy nous a donc quitté.
Celui que les français considèrent aujourd'hui, à l'aube de 2037 comme le plus grand président français de tous les temps s'est éteint cette nuit. La nation est en deuil, et les autres places de Paris, de France et de Navarre aussi.
Celui qui a toujours privilégié l'action aux discours entame aujourd'hui son chemin vers le panthéon, sans André Malraux.
Plébiscité dès ses débuts, sa popularité n'a jamais failli. Il a su faire face très tôt à l'augmentation toujours très actuelle de la pauvreté et aux enjeux écologiques, tout en maintenant les finances de l'état à flot. Et cela ne s'est jamais démenti tout au long de ses 3 quinquennats. Les représentants des 30 millions de chômeurs ce matin se désespéraient de la perte du grand homme. Tout comme le reste de la nation, les artistes les premiers. De Grand Corps en Rémission Suite à une Greffe de Porc à Cuni69, en passant par Lorie, NTM, Mickaël Vendetta, Kyo ou encore Jean-Eud Dati, le fils caché du président qui s'est tourné vers la tekto-disco et le cinéma 3D, c'est toute la chanson française qui pleure. Ses adversaires, à commencer par le dernier socialiste français, vivant actuellement en Suisse, Olivier Besancenot, salue la mémoire d'un opposant droit dans ses bottes. Et la présidente Marine Le Pen, qui rappelons le, le considérait comme son mentor, a déclaré la journée de deuil nationale. Les couvre-feux seront exceptionnellement levés pour que la population puissent rendre hommage au disparu à Versailles, qu'il a occupé pendant 10 ans.