On s'en doutait déjà, mais j'ai eu confirmation dernièrement. Dans un endroit où nul homme digne de ce nom ne va qu'en cas d'ultime nécessité. Je parle bien sur de la salle d'attente du médecin. Ca peut paraître étonnant tant chaque membre de la communauté ovarienne est toujours prompte à donner des conseils d'auto-médication, mais c'est vrai. D'ailleurs, les praticiens l'ont bien compris. Suffit de prendre n'importe quel magazine trainant dans ces endroits.
Alors évidement, on ne s'en rend pas bien compte d'habitude, parce que toute personne normalement constituée devrait essayer de visiter ces lieux le moins souvent possible. Mais à mon grand regret, ça fait deux mois de suite que je suis obligé de me trainer jusque là-bas. C'est étonnant, étant donné mon physique d'athlète (I am Iron-Man) et ma beauté intérieure (surtout le foie). Sans doute la faute de ma blonde, même pas capable de garder pour elle les virus que je lui offre tendrement. Enfin bref, j'arrive donc dans cet endroit honni entre tous (si on ne tient pas compte du dentiste ou du resto végétarien). Et là, une multitude féminine. Au moins 5 représentantes de pondeuses de tout age, et apparement toute condition, dont pas une n'a vraiment l'air souffrante. Les seuls patients que je vois partir sont également des femmes, ce qui explique sans doute que chacune des consultations semble durer une demi-heure et que mon rendez-vous est repoussé de plus d'une heure. Au moins autant de donzelles se joindront au grand sitting après mon arrivée. Et pourtant, je semble être le seul malade (bon, ok, la vieille a une excuse). La transpiration excessive, la tête qui tourne dès que j'ouvre les yeux et ma respiration saccadée ne laissent aucun doute à ce propos. Et pourtant, j'ai des poils, je suis fier. Je contient mes symptomes. Et 10 minutes après être enfin entré dans le bureau du médecin, j'en ressors avec une raison ) ma faiblesse et un arrêt de travail, qui est tout ce qu'on devrait espérer de ces endroits.
Mais non, le médecin semble être le rendez-vous féminin du jour. Y compris pour la dame qui est passée la veille pour se faire faire une intraveineuse et qui a peur parce qu'elle a du mal à enlever sa bague. Sans doute que ses doigts ont enflé, et elle tient à nous en faire profiter, avant de demander l'avis du médecin entre 2 de ses autres clientes. Voyons mesdames, un peu de tenue. Vous n'avez pas de couilles ou quoi? Ou au moins internet, histoire de faire vos crises d'hypocondrie à la maison devant Doctissimo? On se demande à quoi sert le progrès.