Ca y est. C'est demain.
Jusqu'ici, c'était facile. Tout semblait se faire à la cool. On pouvait prendre son temps. Et puis c'était pas trop compliqué. Une promesse à signer ici. Une demande à signer par là. Et c'était à peu près tout. Tout ça me semblait encore très loin. Et puis ces 2 dernières semaines, précipitation.
Préavis à envoyer, devis à réclamer, dossier à accélerer, notaire à rassurer. Et demain, le début de la fin. Demain, je signe l'endettement sur 20 ans. Je m'engage. Je ne pourrai plus en sortir. Bon, ça fait un moment que je ne peux plus en fait, mais jusqu'ici, je pouvais encore prétexter des portes de sorties, fussent-elles bidons. Au pire, ça m'aurait couté l'avance, je m'en serai remis (mon banquier peut-être moins). Mais demain, tout ça, c'est fini. J'en prends pour 20 ans. Vous me direz, quand c'est bien, on a toujours 20 ans. Mais quand même. A partir de là, les choses vont s'emballer. Il faut que je pense aux cartons, aux camions, aux fermetures, ouvertures et déménagements de comptes. Il faudra que j'aille trainer mes guêtres aux services communaux et je ne suis pas sur qu'il me reste assez de congés pour ça. Embaucher un entrepreneur, essayer de caler le début des travaux avec la date d'obtention des clés.
Je crois que c'est ça le plus frustrant. Demain, je me colle un boulet de 2 décennies et je n'aurai pour l'instant rien en retour. Encore 3 semaines à attendre avant de rentrer dans le club des nantis. On a beau me dire qu'en Belgique, c'est plus intéressant d'être endetté à cause des réductions d'impots, j'ai du mal à avaler le suppositoire.