Puisque nous sommes tous destinés à mourir (si si, je vous assure, les études sont formelles), autant choisir une fin qui fera un peu parler de vous. Et pour cela, rien de tel qu'une longue et belle agonie, de préférence dûe à une maladie qu'a un peu de gueule. Le cancer est aujourd'hui devenu d'un banal, c'est presque trop facile. Pour un yaourt trop périmé ou un pet un peu trop dans ton nez, hop! un cancer. Un peu de panache, voyons.
Alors quand une maladie pourrait être sur le point de disparaître, ça devient intéressant. Surtout pour quelque chose d'aussi spectaculaire et exotique que le virus Ebola. Déjà, on le rencontre peu dans nos contrées, même en visitant régulièrement les aéroports ou les jardins des plantes. Et puis quand on vous annonce
un vaccin à venir dans la prochaine décennie, on se dit vraiment qu'il y a vraiment une occasion à saisir. Une fièvre hémorragique sans traitement à l'heure actuelle, ça a quand même de la gueule. Après, on parle de vous comme d'un aventurier magnifique seulement arrêté par une infection rare et incurable, c'est beau.
Ou alors sinon, il y a toujours le Sida. Bon, il y a encore plein de gens qui croient que l'épidémie régresse, ne concerne que les autres, peut s'attraper par les moustiques ou les bancs de muscu, ou qu'elle peut se soigner donc vous voyez, il y a encore moyen de jouer sur la carte du mystère avec cette maladie. Et en même temps, il y a encore plein de médiatisation du virus, comme avec le sidaction de ce week-end, ce qui permet de
faire des dons pour la recherche d'un remède. Du coup, on peut rêver à une solution du problème, un jour. Ca aura alors la classe d'être mort d'une maladie vaincue.
Enfin bon, je dis ça, je dis rien. Je me prépare actuellement un bel infarctus des familles, c'est d'un triste. Même pas une pitite gastro dégénérant en colique néphrétique pour me vider l'intérieur, ou un chancre mou se développant en gangrène sur l'ensemble du corps. Que voulez-vous, il y a des gens qui n'ont aucune élégance.