Bon be il va être temps de se préparer pour le week-end. Ben oui, les pitis, c'est bientot le noël du bédéphile. Vous allez surement en entendre parler. C'est bien d'ailleurs la seule fois de l'année où on vous causera bd à la télé. C'est le festival d'Angoulême à partir de demain. Et forcément, j'y vais. Enfin vendredi. Après 3 ans d'absence.
Parce que bon, Angoulême, c'est loin quand même. Et puis c'est froid. Et à cette période de l'année, c'est plein de gens bizarres. Vous avez ceux qui viennent chasser la dédicace ("Alors? T'as eu quoi aujourd'hui? T'as un bon coin? Nous on vient en famille, avec la malle de bd à dédicacer. Heureusement que je garde à jour dans un classeur mon tableau de chasse"). Il y a ceux qui viennent donner des dédicaces ("Monsieur? _ HEIN? QUOI? C'est pas moi! J'ai fait mes 10h de dessin aujourd'hui, je peux plus, laissez moi tranquiiillllle... _ Non mais c'était juste pour dire que vous avez laissé tomber vos clés là...") et accessoirement, pour voir les collègues (c'est un peu un métier d'autistes) et se pinter la gueule aux frais de leurs éditeurs. Et puis il y a ceux qui sont là parce que ça fait bien, c'est incontournable, comme acheter le Goncourt de l'année ou aller au salon de l'agriculture pour un président. Avant, il y avait aussi les curieux et les amateurs, mais il semblerait que ces espèces soient définitivement éteintes. En tout cas, au festival d'Angoulême, on n'en a plus vu depuis longtemps.
Pour ma part, j'y serai en tant que parasite, à voir des gens que j'aime bien, à dépenser des sous pour les nouveautés en avant-première, à me la pêter en passant devant tout le monde avec mon badge presse (je ne suis pas journaliste, hein) et à discuter avec des auteurs qui se demanderont ce que je suis venu foutre là. Il y a pas à dire, c'est beau, la gloire virtuelle.
En tout cas, pour ceux qui souhaiteraient suivre le festival au jour le jour, faut aller voir chez
Wart. On va être une super équipe de détachés losers de chocs sur place. Ca va farter.