Un des reproches qu'on fait souvent aux personnalités politiques, c'est qu'elles ne changent pas beaucoup. Vous me direz, si c'est pour avoir des nouvelles têtes avec des vieilles idées dedans, ça sert pas à grand chose. Mais bon, on a le droit de rêver au renouvellement, de temps en temps. Bon bien sur, ce serait bien de croire aussi que n'importe qui pourrait participer à ce renouvellement, mais même l'utopiste le plus forcené a forcément des limites.
Et pourtant, ce ne sont pas les jeunes loups aux dents rayant le parquet qui doivent manquer. Mais non, rien ne bouge. Bon, quelque fois, on change de chaise, mais c'est tout. On ne peut pas suicider un premier ministre tous les jours quand même. Et grace à la magie du journal de dépêches, on peut maintenant s'apercevoir que certains s'en servent d'excuses. Ainsi, on apprend qu'au parlement flamand,
quand il y a de nouveaux députés, ça perturbe les institutions démocratiques. Le temps de les former, tout ça, vous comprenez. Les institutions ont une mécanique bien huilée, s'agirait pas que des bleu-bites viennent mettre la grouille, quand même. Il me semblait que le rôle de ces mêmes institutions étaient justement là pour faire changer les choses, mais non. Une horloge, que c'est. S'agit pas de détraquer la machine. Et ça marche pour tout. Genre la nouvelle first lady française qu'est le même modèle en plus jeune. On change pas une équipe qui gagne.
Du coup, la Belgique a un nouveau gouvernement. Enfin quand je dis nouveau, c'est les mêmes qu'avant. Et quand je dis gouvernement, c'est provisoire en attendant le vrai. Vivement les prochaines élections que ça change. Ou pas.