Récemment, je lisais une interview de Benoit Poelvoorde. S'il y a bien quelqu'un de connu qui représente la Belgique pour moi, c'est bien lui. Et il aime son pays. Dans l'entretien en question, il expliquait comme il ne supportait plus de partir longtemps loin de chez lui. Comment il avait besoin de la gentillesse d'ici. Et aussi de cet amour du dérisoire propre aux belges.
Il parait que la Belgique, c'est personnel. Il y a ceux qui n'y verront que du désespoir, de la crasse, de l'alcoolisme, du communautarisme, de la bêtise... Tant pis pour eux. Chacun son truc. Moi j'aime bien tout ça. Cette humilité qui force le respect. Ces silences quand le ciel se fait bas et l'ennui pesant. Le belge a été marqué par sa période ouvrière. Surtout par ses mines. Et il en a gardé le dénuement. Sauf que plutôt que tomber dans la déprime, ce qui arrive aussi bien sur, le belge fait avec. Avec humour, avec chaleur et gentillesse. Il se réchauffe à la bière, mais même dans l'abus, il sait resté mesuré. Pas forcément au niveau sonore, mais au moins en animalité.
Il parait que le belge ne sait pas ce que c'est, d'être belge. C'est sans doute ce vide, cette absence de fierté qui le retient en agressivité. A cause de cette retenue, de cette gentillesse, le belge passe pour un peu bête, voire brave. Mais la gentillesse n'a jamais été conne, surtout librement offerte. Elle force l'admiration, et réchauffe le coeur. Elle attire la tendresse et le sourire avec. Pas étonnant que ce soit un des pays les plus cosmopolite qui soit.
Ma Belgique à moi, je l'aime bien. Y avait longtemps que je l'avais pas dit. Il était temps. Et pour ceux qui ne la connaissent pas encore, c'est le bon moment. Bruxelles est la plus belle ville de Noël que je connaisse. Et avec un coffret Striptease qui vient de sortir, c'est vraiment le moment de plonger dedans.