Mon zheimer se réveille. En plein hiver, c'est pas forcément pratique. S'il suffisait encore que j'oublie d'appeler un chauffagiste pour vérifier ma chaudière, mais non, c'est pas assez. Saloperie d'oubli pernicieux. Mon zheimer cherche à me nuire. Et mourir de froid dans mon lit n'est pas assez cruel. Il préfère me bouffer de l'intérieur.
C'est ainsi que depuis quelques jours, j'oublie régulièrement de fermer ma braguette. N'y voyez là aucune tendance exhibitioniste. C'est l'hiver pour tout le monde et tout mec un minimum sain d'esprit sait bien que ce n'est pas la bonne période pour se montrer à son avantage. Et puis ce serait le cas, je n'oublierai pas aussi de fermer ma poche zippée qui contient mes sous. En l'occurence, c'est moins grave parce qu'il faudrait vraiment que je m'agite pour qu'ils sortent de ma poche, mais quand même.
Je sens bien que mon zheimer veut ma peau. Il veut que j'attrape une pneumonie mal placée. Et en prime, il veut me filer des complexes. Le pire, c'est que je m'en rends compte qu'au bout d'une demi-journée minimum. Il faut dire que j'aime porter des vêtements larges et je ne cause à personne. Alors forcément, personne ne peut m'avertir du problème. Je me dis bien qu'il fait frais au bureau, mais il fait toujours frais ici. Mes collègues sont des petites natures qui ne supportent pas le chauffage.
Alors je ne sais plus quoi faire. Je vais quand même pas m'acheter un jogging, restons sérieux. Je crains l'angine du zgeg à tout instant. Peut-être que je devrais mettre un cache-col.