Je sais pourtant qu'il ne faut jamais se fier aux images en ligne. Et pourtant, il m'arrive encore de me faire avoir. Petit rappel dans ma face le week-end dernier.
Déjà, me faire lever un dimanche pour la rencontre, ça aurait du me mettre la puce à l'oreille. Bon, en chemin, je suis quand même tombé sur une sandwicherie qui n'avait l'air pas mal, mais quand même. Elle était fermée, de toute façon. Une fois sur place, j'ai encore du attendre pour qu'on m'ouvre sa porte. Parait que l'attente rend les choses meilleures. Mais après 2 reports, je trouvais avoir assez attendu.
Elle était haute, étroite et avec pas grand chose où se raccrocher. Elle avait laissé des images pas trop précises pour qu'on ne voit pas trop les défauts que je découvrais de près. Les miracles du maquillage ou de Photoshop, je ne sais pas. Elle était bien moins large que ce à quoi je m'attendais, ce qui n'est pas forcément un avantage. Bien plus vieille aussi. Autant en regardant sa présentation web, elle m'avait plus instantanément, autant en la découvrant de visu, j'ai su que ce ne serait pas l'habitation de mes rêves. Je sais, il ne faut pas s'attacher qu'au physique, mais entre le panneau électrique qui découvre l'intérieur des murs, les robinets sans pressions, les éviers et lavabos dégradés, les plafonds où je me cognais et cette impression d'opression omniprésente, j'ai pas pu me retenir de fuir.
Du coup, je ressortais en me disant que je ne serai pas propriétaire cette année. C'était triste, mais en même temps, ça soulage. Ca me permet de penser que je ne suis pas obligé de m'enfermer pour quelques années dans ce bureau où j'ai de plus en plus de mal à venir le matin. Ca laisse la possibilité de changer de vie pour faire un truc intéressant, même si je me sais bien trop faineant pour que ça arrive. Me reste plus qu'à regarder de nouveau les annonces immobilières, histoire de voir si je peux encore me faire peur.