Cet après-midi, je vais aller affronter une de mes plus grandes peurs. Bon, pas la plus grande, pour ça, j'hésite entre les araignées, les piqures et l'ingestion forcée de ratatouille. Mais quand même. Une peur qu'aucun être sain d'esprit ne devrait avoir à confronter. Et pourtant, j'ai pas le choix. Cet aprem, je vais chez le dentiste.
J'imagine que la peur du dentiste, ça dépend surtout des premiers contacts qu'on a avec eux, quand on est petit. Sachant que ma première dentiste était un peu de la vieille, qu'elle s'amusait à me chatouiller les nerfs et qu'au bout d'un moment, ils devaient se mettre à 3 sur moi pour me garder la bouche ouverte, forcément, ça traumatise un peu. Pourtant, depuis, j'en ai vu des gentils. Même des qui faisaient pas mal. Ou alors c'était justifié. Mais même. Ca passe pas. Etre à la merci d'un ouvrier de la voirie dentaire qui veut t'attaquer à la perceuse et au marteau-piqueur miniatures, j'arrive pas à m'y faire. Surtout que tu ne peux pas te défendre, une fois que t'y es. Tout ce qu'il te reste à faire, c'est baver et gémir. Bon, là, normalement, ça devrait aller, j'y vais pour qu'il me colle un coup de mastic sous la couronne que je garde dans ma poche depuis 2 jours. Mais je me méfie. Le dentiste est fourbe. Quelqu'un qui peut te faire aussi mal sans que tu puisses vraiment réagir, il faut forcément s'en méfier. Ca commence par un coup de colle et après, c'est le détartrage et avant que tu t'en rendes comptes, il commence à faire tourner ses instruments de torture.
Bon, encore heureux, j'ai apparement réussi à en choisir un qui n'est pas kreukreu. Encore que finalement, je ne sais pas si c'est un avantage. En tout cas, ça me permet de prendre une demi-journée de congé médical. Faudra bien ça pour me remettre. Ca et le Blue Bayou (395 Chaussée de Louvain à Bruxelles, bon, copieux, pas cher) ce soir. La convalescence, ça se fait sérieusement.