Jusqu'ici, je me disais que c'était cool de vieillir. On peut finir dans une maison de retraite, où t'as même plus besoin de bouger toi-même. Plus besoin d'aller à la cantine, on te colle une perf' goût poulet roti/frites. Plus besoin d'aller aux toilettes, on te met une couche. Même plus besoin de marcher, on te file un fauteuil électr... nucléaire! Tel un Homer, je me disais que c'était le paradis. Et puis ils ont commencé à laisser entrer les chats.
Et même pas n'importe quel chat: le chat héraut de la mort.
Oscar, le psychopompe. S'il vient te voir, tu claques dans les 4h. Ca peut être sympa si tu montes des paris sur le prochain zeihmeriens à claquer, mais si c'est toi sur la piste, enfin dans le lit, c'est tout de suite moins drole. Même si t'as parié sur toi. Bon, c'est sur, ça facilite le travail des infirmiers. Ils peuvent commencer à bruler les affaires du vieux plus tôt, lui piquer des trucs avant de devoir avertir la famille, finir sa perf' à la raclette, économiser 3 couches, tout ça. Mais quand même, ça fait peur. En tant que membre du C.C.C. (Comité Contre les Chats), je me dois de réagir.
D'abord, depuis quand on laisse rentrer les chats dans les maisons de retraite, hein? Qu'est-ce qui nous dit que c'est pas une allergie aux poils qui a emporté tous ces vieillards? Et puis il en est quand même à 25 victimes. Pour 6 fois moins que ça, d'habitude, t'as le fbi qui se déplace avec un profiler et un ptit pull en pure laine d'agneau tricoté par l'agent Starling. Que fait le gouvernement face à ce fléau à 4 pattes? Ben rien. Il attend que le félin vide un peu les hospices.
J'en suis même à me demander si ce serait pas encore un complot de l'establishment étazunien pour régler le problème du vieillissement de la population. Tu prends une armée de chats tueurs, une canicule par dessus et hop! Fini le problème des retraites. Camarades, camarades, il est temps, je vous le dit, de renouveller notre méfiance à l'égard des matous de tout poil. Ils veulent notre peau.