Pour les incultes comme moi qui ne parlent pas couramment le hongrois (tout se perd, ma pov' dame), le titre au dessus dit grosso-merdo "Ich bin ein Ungar" ou "I am a Hungarian" ou encore "je me la pète en parodiant un Kennedy mort". Vous me direz, les Kennedy vivants, c'est moins facile à trouver déjà. Tout ça pour dire que dans notre ère européenne globalisante actuelle, je me sens très hongrois aujourd'hui.
En Hongrie, on peut apparement mettre facilement en place des référendums populaires. Suffit de soumettre la demande à la Commision électorale nationale (en hongrois, on dit OVB). Et si votre demande parait sérieuse (évitez de demander si on doit essayer de cloner la soeur de Borat ou s'il faudrait pas changer de président (on ne rigole pas avec les élections (ça coute suffisament cher aux mafias en cols blancs, dans tous les pays du monde))) et que vous récoltez suffisament de signatures pour l'appuyer, votre référendum est sur les rails. Le dernier en date, accepté au moins sur le principe par l'OVB, c'est le questionnement sur l'introduction de la sieste dans les lois. En gros, la sieste doit-elle faire partie du droit des travailleurs? Même si la réponse me paraît assez évidente (je milite suffisament dans les toilettes de ma société), je trouve ça bien qu'un gouvernement se décide à poser la question. Bon, il manque encore quelques signatures pour que l'interrogation nationale soit effectivement lancée, mais face à l'importance de la question, je pense que ce ne doit être qu'un détail.
Bon, après, c'est pas dit que ça aboutisse effectivement sur une loi. Lancer un référendum est facile mais pour que son résultat soit pris en compte, il faut qu'une majorité d'électeurs se déplace jusqu'aux isoloirs. Quand on voit les taux d'abstention habituels en Europe, ça craint. J'espère que les hongrois prendront conscience de leur rôle précurseur dans ce combat essentiel pour la survie des travailleurs du monde entier. Surtout la mienne.