A vous les maniaques de tout poil (souvent épilés d'ailleurs). A vous les obsédés du ménage. A vous les chasseurs de poussières. A toi, maman. Je peux enfin vous dire prout dans le nez (sauf à maman quand même, oh!). Une fois encore, il a fallu du temps. Il a fallu lutter contre l'obscurantisme et le fanatisme de l'aseptisation. Mais la vérité fait enfin jour. J'ai enfin le droit d'être un porc (enfin, un peu).
Etre propre, être beau, être hypoallergénique, c'est bien gentil, mais ça ne prépare pas bien à la vie. Et aujourd'hui, la science vient une nouvelle fois à mon secours pour expliquer à tout ceux qui me raillaient dans ma jeunesse pourquoi j'avais parfois du mal à me mettre au dépoussièrage. Non, ce n'était pas que pure faineantise. C'est scientifique, je vous dis.
Avoir un peu de poussière chez soi permet de garder un bon moral. Bon, n'exagérons rien, je ne suis plus étudiant et me refuserait à vivre comme alors, mais bon. Parait que dans la poussière, on a une bactérie qui dispose d'un effet Compagnie Créole, à savoir "c'est bon pour le moral". Savoir glander de temps en temps plutôt que de sortir son aspi, ça évite la dépression. Ca paraissait déjà tellement évident, si en plus c'est scientifique, je ne vois pas pourquoi on devrait s'en priver.
C'est sans doute grace à ça qu'on peut éviter pas mal d'allergies aussi, par accoutumance. Je savais bien que le troupeau de moutons sous mon lit d'étudiant était mon ami. Agences privées des services sanitaires, je crois que ce week-end, vous aurez bien mérité un peu de repos.