Il y avait longtemps que je n'avais pas dit de mal ces consanguins d'anglais. Pardon, je reprends. Il y a longtemps que je n'avais pas évoqué cordialement nos chers voisins et néanmoins amis d'au-delà la Manche. Mais comme j'aime bien manger (même si je suis très difficile) et que l'anglais est l'ennemi héréditaire de la bonne bouffe, ça ne pouvait que revenir un jour ici. Et ce jour, c'est aujourd'hui.
Je ne fais nulle cachoterie du fait que j'aime bien faire mienne cette réplique pourtant bretonne (du côté de Kaamelott) à la base: le gras, c'est la vie. Car oui, le gras, c'est bon. C'est les vaches qui courent au fond des bois, le petit cochon qui s'endort tendrement près du hachoir, les pitits poulets qui baguenaudent dans les paturages sans leur tête fraichement tranchée... C'est beau. Seulement voilà, si c'est beau, c'est bon et si c'est bon, ce n'est pas anglais. Forcément. Sauf pour le foot mais on parle de sujets sérieux là. L'anglais, donc, n'aime pas le gras. L'anglais calomnie même le gras. Comme quoi, ça ferait des bouchons dans le coeur, ça ferait décéder de mort et ça rendrait les gens pas contents. Alors l'anglais décide de punir. Et pour ça, il fait appel au deuxième fléau après la mort,
il taxe. Comme c'est bas. Comme c'est vil. Et surtout, ça pénalise le pitit peuple, le seul qui sache apprécier le gras à sa juste valeur, bien qu'il n'ait rien d'autre à manger.
Vraiment, je crois qu'il faudra m'offrir beaucoup pour que j'aille un jour manger en Angleterre. Ailleurs qu'au Burger King, bien sur. Ces gens là ne savent pas vivre. Quand je pense encore au pitit steack Moinette que j'ai dégusté ce midi... J'ai déjà faim. Au nom du gras, à toute la Belgique, je voudrai dire: Merci!