L'aire de rien
Je croyais que le soleil d'été amolissait la saison. Faut croire que même sans lui, tout est plus lent en ce moment.
J'ai l'ennui au ralenti. Les minutes comme des heures. Mon horloge se Dalise. Ma dalle n'arrive pas. L'air se fige sur place et devient poisseux sans même être chaud. Mon parcours de santé horizontale, du lit au canapé, se fait en crawl et me laisse sur le carreau. Ou le plancher plutôt. De la mélasse ordinaire. Avec un goût de paresse. Et même un goût de rien.
L'envie au ralenti. Fini mes séries. Pas envie de sortir. Surtout pour goutter. Si au moins, c'était pour mouiller pour quelque chose. Pas envie d'écran. Même plus envie de jouer. Mes lectures en retard prennent la poussière. Comme celles en avance. Et elles me prennent la tête comme un battement de coeur te martele le neurone. Besoin de rien, envie de rien. Même pas envie de personne. Occupation de l'éternité de la journée qui donne envie d'hiberner en plein Juillet.
La vie au ralenti. Plus de boulot. Plus personne à voir. Plus de voyage à envisager. Attendre le début de la journée et recommencer à patienter. Prendre la routine sous le bras et se répéter. Oublier que ce n'est encore que Juillet. Se rappeler qu'on a un jour aimé l'été. Ce n'est plus qu'un mauvais mois à passer. Eviter les festivités. Celles des inconnus qui vous rallongent vos déjà grosses journées. Engrossées par la clarté qui fait seulement semblant de reculer.
Vivement le mois d'Aout et la rentrée.