Il parait que c'est par ces doux mots que se font réveiller les jeunes recrues de l'armée française. Evidement, ça incluait tous les troufions non volontaires qui ont fait leur sévice national. Pour ma part, j'ai tout fait pour y échapper, et rien que pour ce cri tendre du matin, je suis bien content d'y être parvenu. N'empêche qu'il faut quand même se réveiller le matin.
Le lendi est toujours le plus dur. On veut se reposer du week-end, et on ne peut pas. Mais bon, on l'accepte. On n'a pas le choix si on veut pouvoir s'acheter le Télé-Moustique de la semaine, et accessoirement de quoi manger un peu. Enfin bon, toute la semaine, je subis mon réveil. C'est pas que ça m'enchante, mais j'ai pas trop le choix. Alors je fais avec. Quand je dois me lever le week-end, je suis déjà un peu plus chafouin. Comme le week-end dernier. Me lever à 7h30 un dimanche, quand même, y a de l'abus. Mais j'ai découvert un truc bien quand même. Quand tu te lèves tôt le week-end, t'as l'impression qu'il dure plus longtemps. Faut dire qu'avec une matinée de 5h, t'as le temps de le voir passer. Bon, bien sur, le soir, t'es tout naze. Mais c'est pas comme si j'avais une vie sociale. C'est fou comme une journée longue comme un automne belge, ça peut être agréable. Enfin un peu de temps pour lire, pour jouer, même pour mater la télé, ce qui ne m'arrive vraiment pas souvent. J'en remercierai presque l'inventeur du réveil.
Enfin presque. Parce que faut pas croire que je vais m'amuser à me lever aux aurores chaque dimanche. Déjà que là, j'ai tellement bien glandé que j'en ai oublié de faire ma lessive, alors va falloir y aller mollo. Il ne faut pas abuser des bonnes choses non plus. Réjouissons nous déjà pour tous ces gens qui (re-)découvrent les joies du réveil du lundi, comme
Cécile. Ce sera déjà pas mal.