Je savais déjà que j'avais des cimetières indiens dans les poches. Dernièrement, comme j'avais des trous dedans, ils en ont un peu profité pour se répandre, obligeant ainsi une de mes invités à faire un peu de couture pour éviter qu'ils ne viennent à nouveau jouer avec ses trajets en train. Mais le week-end dernier, j'ai découvert une nouvelle composante de ma panoplie de victime de malédiction: j'ai un appart soporifique.
Longtemps, j'ai cru que ça venait de moi. Que j'avais une aura d'apathie qui propageait mon état de larve à ceux qui m'approchaient. C'est sans doute le cas d'ailleurs. Mais j'ai tendance à croire que mon appart en rajoute une couche. Alors que j'étais plein d'énergie ce week-end (si si), et prêt à aller découvrir un peu ma ville, je me suis rendu compte que malgré mon enthousiasme (mais si, je vous dis), mes invités étaient amorphes. Certains ont quasi fait une cure de sommeil. Et entre les bd, les dvd et les jeux video, mon canapé a généré une soudaine attraction pour les culs qui passaient à proximité immédiate. Manquait plus que je leur passe Dune, et c'était le coma pendant 4 jours. Pourtant, on avait planifié des trucs, prévu plein de visites, tout ça. Et puis non. Aucun levé le matin, une après-midi bien entamée avant de bouger. Je me demande si mon appart n'aurait pas été construit au dessus des déchets d'une usine de chloroforme.
Moi, bizarrement, je ne me suis pas autant reposé que ce que j'aurai cru. A force de surveiller mon frigo et de réclamer qu'on fasse ma vaisselle, j'étais tout tendu. Faut que je me retrouve une femme de ménache. Heureusement que lundi prochain, c'est férié. Je vais enfin pouvoir me reposer. Surtout en sachant qu'on bosse en France.