L'aire de rien
Pour une fois, je suis pas mécontent que ce soit la St Valentin. Que mes amis restent assis et ne s'emballent pas , je suis toujours célibatard. Non, cette année, si j'aime bien la St Valentin, c'est parce que je suis en Belgique. Etant a l'étranger, j'échappe à tout comptage de statistiques à la con, censé promouvoir la reproduction de la race.
Ben oui, je suis un immigré (oui, bien sur j'ai mes papiers monsieur l'agent). Du coup, tous les comptages pour expliquer que la France ou la Belgique vont mal parce que les gens vivent de plus en plus souvent seuls, je ne suis pas dedans. Comme ce sondage local qui explique qu'un belge sur 7 vit seul. M'en fous, je suis pas belge. C'est quand même beau, l'exclusion parfois. Enfin tranquille. Enfin ne plus être un chiffre sur lequel les vendeurs de chocolat viennent taper. Ne plus se sentir obligé d'envier ces fantasmes de couples qui courrent nus sur des plages, le sel plein les lèvres, le sable plein les poils et les algues plein les pieds. Fini la culpabilisation de ne pas fournir ses 2,1 enfants à la nation. Encore que pour ça, pas vraiment besoin d'être en couple. Terminé les prédictions apocalyptiques de prêcheurs qui ne savent eux-même rien du couple. Même si un himam vient de déclarer que c'était péché de fêter la St Valentin (bah oui, c'est chrétien, c'est marqué dessus, alors c'est sale).
Fini tout ça. Comme ma siamoise de ventre, je passe hors statistique. Bon, pas pour les mêmes, c'est sur, mais quand même. Et je peux faire ce que je veux. Avec mes cheveux aussi. Bon, c'est pas comme si j'avais vraiment le choix, mais je m'en fous. Je ne suis plus un numéro. Je suis un homm... euh un truc libre!