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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 21:33
Terrassé par une réplique de virus, un que j'ai sans doute dû passer à ma blonde avant qu'elle ne me le rende (on partage beaucoup), je profite de mon arrêt maladie pour faire rien. Mais j'ai le droit, j'ai un mot du médecin. Toujours est-il que j'ai autre chose à faire que glander sur mon blog. Mais bon, puisque leduc me donne l'occasion d'une note à pas cher, ce sera toujours ça de gagné. Oui, encore une fois, je profite d'une chaîne.

Alors celle du jour, c'est un pitit jeu littéraire. Il faut prendre un livre à proximité, aller à la page 123, 5ème phrase et recopier les 5 phrases suivantes avant de faire suivre la patate chaude. Alors comme les bd que je lis en ce moment ne dépassent pas les 100 pages, je suis allé fouiller dans ma besace pour retrouver le livre sans image en cours. Bon, ça doit bien faire 6 mois que je n'ai pas replongé le nez dedans, mais c'est pas grave. Ca donne donc ceci:

"Sacred Rule #4: only the guilty trade. Sacred Rule #5: and the opportunists.

"Gimme ten minutes face-to-face with Manning on the night of the surprise party," she said, knowing that like any good publicist, he'd knock the time in half.
"Five minutes is the most he'll sit for."
"Deal," she said as the started rifling through the thick stack of invites on the far corner of her desk."

Alors oui, c'est en anglais, mais bon. On a la frime ou on ne l'a pas. C'est un souvenir new-yorkais. C'est tiré du Book of fate de Brad Meltzer. Bon, ça fleure un peu le Da Vinci Code à première vue (je suis pas très loin dans le bouquin), en mieux quand même mais je l'avais pris parce que j'aime bien les bd scénarisées par le monsieur. Faudra que je le finisse un jour, ce serait peut-être pas mal.

Alors bon, comme toujours, il faut faire suivre la chaîne pour éviter les malédictions sur 30 ans, voire plus, mais je ne suis pas superstitieux. Ca porte malheur. Reprend donc qui veut. Et comme en général, c'est personne, pour une fois, je vais donner des repreneurs potentiels en exemple. Après tout, j'aimerai bien gagner l'euromillion vendredi soir. Alors si Lulu, Lelf et Cécile continuent la chaîne (par exemple), ça pourrait peut-être aider.
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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 16:07
Alors qu'on m'interpellait cet après-midi pour m'envoyer lire une note de blog à quatre mains de deux fumeuses de shit bio, je me rends compte que je n'ai pas posé ma pêche quotidienne encore. En même temps, j'avais prévenu. Alors bon, je me dis qu'il faudrait peut-être faire quelque chose. Surtout que j'ai noté deux, trois trucs dans le Metro du matin. Ca va décevoir ma blonde qui a les mêmes lectures que moi, et c'est bien dommage, mais bon, on fait avec ce qu'on a. Et c'est là qu'une fracture de l'oeil droite me fait signe.

Tranquillement, je cherchais une news de mariage. Pas celui annulé pour non-virginité, hein. Après tout, elle était encore sous garantie, même pour une occasion. Non, celui qui m'interessait était ce mariage religieux non célébré parce que le mari est un impuissant notoire. En même temps, le pitit gars a une excuse: il est paraplégique. Mais ça ne suffit pas pour l'église d'avoir des bonnes excuses. Il faut pouvoir procréer. Sinon, à quoi ça sert le mariage, hein? L'amour? M'a pas l'air très catholique tout ça.
Enfin bref, alors que je cherchais des détails sur les aventures matrimoniales malheureuses d'un Rocco accidenté, la rouquine m'est tombée sous la prunelle. Et pourt tout dire, je m'en serai bien passé. Alors pitit retour en arrière. Au début du millénaire sévissait sur les ondes une espèce de chose rousse baptisée Larusso ("la chose", "red alert" et "toxic avenger" étant déjà pris comme titres). Ca ressemblait à peu près à ça:



Ah oui, je sais, ça fait peur. Mais il n'y a pas de raison que je sois le seul à souffrir. Je ne crois pas avoir déjà écouté ce machin, mais je souviens avoir entendu parler de ses frasques à l'époque, notamment teintées de melon cranien et d'explosion de bas au niveau des chevilles. En gros, après un ou 2 singles, elle ne se sentait plus pêter. Et pourtant, ça sentait pas bon. Et là, j'apprends qu'elle revient. Même qu'elle aurait trouvé un compagnon fiscal. Comme quoi, les agences matrimoniales font des miracles de nos jours.

En tout cas, j'ai mal. On avait réussi à l'envoyer au Canada et à ne plus en entendre parler (ça leur apprendra à nous fourguer Roch Voisine, Garou, Isabelle Boulay et autres gueulards pour sonotones en panne). Et finalement, non. Elle, enfin "ça" revient. Notre seul espoir réside dans les promesses de ses chansons. Souvenez vous, elle avait cartonné (il paraît) avec "Tu m'oublieras" et ça s'est avéré être vrai. Son prochain single s'appelle "Je m'en vais". On y croit.
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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 16:07
Je connais des gens qui écrivent. Mais vraiment hein. Qui aimeraient en faire leur métier et tout. Bon, j'en connais aussi qui croient écrire. Mais c'est un autre problème. Et pour certains de ces écrivains, n'ayons pas peur des mots, il semblerait qu'il y ait des obstacles de départ récurrents. Comme trouver des noms de personnages déjà. Je n'arrive pas bien à comprendre cet embarras.

Apparement, quand on écrit une histoire, il faut qu'il y ait du sens partout. On ne peut pas juste faire vivre des aventures, ni même du quotidien, à des prénoms de la vie de tous les jours. Robert, je suis désolé pour toi, mais tu ne seras jamais le prochain Luke Skywalker. Et pourtant, tu es un bouseux tout comme lui. Bon, pas dans une banlieue spatiale certes (encore que), mais quand même dans le trou du cul de la Creuse (et ça veut dire beaucoup). Et ton papa était asthmatique et tu as failli épouser ta soeur. Finalement, tu t'es contenté de ta moman adorée comme colocataire jusqu'à la fin de ta puberté, vers 54 ans. Faut dire qu'elle était un peu morte, c'était moins facile pour qu'elle te repasse ton linge. Et sinon, tu manies la fourche comme personne. Et même la torche électrique. Mais non, Bob, tu n'as pas l'étoffe d'un héros. Pourtant, je t'aurai bien vu en espion de sa majesté. Ou ton ami Jean-Louis comme successeur de Conan. Ou encore ton pitit neveu Kevin comme nouveau héros de la résistance allemande pendant la seconde guerre mondiale. Kevin Schindler, Augustine Jones, Aimé Mc Lane, Guillemette Rambo, Louis-Jean Balboa, Emile-Louis Jolie... Que de personnages qui ne connaîtront jamais la gloire.

Et tout ça pour quoi? Pour un pitit manque de symbolisme. Ou parce que ça ne sonne pas assez sexy. Du racisme nominatif de la part de tous ces grateux, déçus de ne pas s'appeler Stephen, Marc ou Gutenberg (l'auteur de la bible). C'est vraiment intolérable, tous ces livres intolérants, où y a pas de tolérance. Et si c'est ça, je les ferais moi-même, les aventures d'Isidore Wayne, le fils de Batman. Enfin pit-être.
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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 10:28
C'est la crise. La mayo et les knakis augmentent pendant que le prix des légumes baisse. La fin du monde est proche, je ne vois que ça. Et on peut pas dire qu'on soit vraiment aidé pour l'armageddon capitaliste. D'un côté, on a la banque centrale européenne qui veut pas qu'on augmente les salaires, pour pas titiller l'inflation. De l'autre, on a l'inflation qui galope quand même. Et au milieu, on a les prix de l'alimentation qui augmentent 2 fois plus vite que l'inflation.

Alors forcément, ça va laisser des traces. Fini le fromage et le dessert. Fini le reblochon toutes les semaines. Fini les marques. Adieu Charal (de toute façon, le boeuf belge est nettement meilleur). Fini les 20 plaques de chocolat par semaine. Bonjour les sous-marques. Et c'est comme ça que certains vont se trouver privés de Nutella. Ca, ça craint quand même. Parce que le Nutella, c'est bon pour ton cerval, tout le monde sait ça. C'est la noisette, ça fait pétiller les neurones. Et jamais une sous-marque, que ce soit Cote d'or ou le Mokolat du Lidl, n'arrivera à égaler le Nutella sur ce point. Tu me diras, ça permettra d'éviter de penser à tous ces sous qu'on n'a plus, mais quand même. Le quotidien va devenir rapidement très rude. D'ailleurs, ça a déjà commencé.
En Europe, on constate que certains ont du mal avec les multiples télécommandes qu'on trouve partout maintenant. Ca les stresse. C'est pourtant pas compliqué de faire la différence entre la commande de la télé, du lecteur/enregistreur dvd, du décodeur numérique, de la chaîne hifi, de l'ampli, du lecteur blue-ray, de la console, du projecteur et du pc portable... Décidément, il y a des gens qui sont vraiment resté au XXème siècle.

Ca aurait été face aux 25 programmes de lavage de la moindre machine à laver, je dis pas. Encore qu'une fois qu'on a trouvé les positions "linge à porter" (pas très chaud) et "linge à poser" (bouilli), ça va. Mais les télécommandes quand même... Etre stressé à l'idée de regarder Delarue, parce que ça implique d'utiliser 4 télécommandes dans un process pourtant naturel et intuitif, je ne comprends pas. Enfin bon, je sais pas trop. Je ne regarde plus la télé et il me reste du Nutella.
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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 15:51
Non, pas de la ds, bande de geeks.

* Hum, hum *

Amis, frères et soeurs, chaises, tables, platres et pierres, bienvenues ici ce soir. Nous sommes ici pour vous révéler la grande véritée. Celle qui façonne ce monde et les autres. Celle qui vous ouvrira les yeux sur les liens qui unissent l'eau, la terre, le feu, le monde et les hommes. Un regain de tolérance va vous gagner. La félicité de l'univers va vous apparaître. C'est beau.

C'est pourtant simple. Tout n'est qu'adn. J'en vois déjà pouffer dans le fond en se disant qu'on le savait déjà ça. Mais non, quand je dis tout, c'est tout. Bien sur, les gens, les animaux mais aussi les arbres, les pierres, une boule de bowling, une crotte de nez... Tout ce qui est plus ou moins solide, quoi. Y compris ce qu'on ne considère pas comme vivant aujourd'hui. Oui, la roche est adn. Mais alors qu'est-ce qui différencie les êtres vivants du reste. C'est simple: c'est l'électricité. Les systèmes nerveux en génèrent chimiquement, ça permet le mouvement. Les autres se contentent de reposer. C'est l'électricité qui nous permet de nous différencier des plantes, ces feignasses. Mais nous sommes tous de l'adn. Le monde n'est qu'une grande communauté. Ramasse ce pitit gravillon. C'est aussi ton frère. Arrêtons de nous jeter la pierre, Pierre. Ce sont ausi nos parents et ils ne nous ont rien fait.

Rejoignez nous donc dans ce grand mouvement de tolérance, we are dna, we are family. Et vénérons son plus fier représentant terrestre, celui qui est arrivé au bout de son évolution et porte sur lui les marques de la double spirale, je veux bien sur parler du cochon et de sa queue en tire-bouchon. Gloire à toi Babe, et à toi aussi porcinet, l'adn qui nous fait tous frères a posé sa courbure sur vous, vous êtes 3 fois bénis.


Pour tous les chèques soutenant notre mouvement, vous les adressez à DN, ce sera bientôt mon nouveau nom. On est fier de ses convictions ou on ne l'est pas, hein.
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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 10:20
Un matin habituel en passant à la gare, si ce n'est que c'est vendredi et que donc je repasserai plus tôt par ici ce soir. Avec son lot habituel de distributeurs de tracts, que je m'empresse toujours de refuser poliment. Il y en a qui trouvent ça con, parce que c'est gratuit, mais je ne vais pas m'amuser à ramasser du papier dans le seul but de le jeter 10m plus loin. Mais ce matin, les étudiants à tracts avaient une arme secrète: une femme en bocal.

Enfin une femme... une étudiante en bikini. Dans son transat, les pieds dans le sable, en train de lire un quelconque livre (à moins qu'elle ne fasse semblant). Bon, elle fait surtout comme si elle ne voyait pas le monde extérieur. Ca ne doit pas être facile d'être exposée comme un vulgaire poisson rouge. A moins que son bocal ne soit en verre sans teint, et qu'elle ne voit que son pitit monde. Ce qui expliquerait aussi les lunettes de soleil alors qu'il pleut dehors.
Du coup, on en vient à se demander quels sont les tracts de ses acolytes. Bon, je ne suis pas allé jusqu'à en prendre un quand même, faut pas déconner. Mais je subodore une entreprise de séduction de la part du ministère de la recherche. Après tout, c'est vrai. Je me suis toujours demandé s'il n'existait pas un avenir pour tous ces foetus qu'on peut voir parfois dans des bocaux, dans les débarras des facs de médecine. Et là, démonstration éclatante. Grace aux progrès de la science, un individu peut désormais tout à fait vivre dans un bocal. Et même bien se développer, elle n'était pas moche, la starlette. Enfin, elle avait l'air bien portante, quoi. Par contre, je ne sais pas si elle est consciente de l'existence du monde extérieur. Je suppose que oui, il a bien fallu la placer dans un bocal plus grand à un moment. Ca ne doit pas être facile d'avoir un gêne de Bernard l'ermite. Y a guère que Thierry qui s'en est sorti.

Il y a des esprits pervers qui me soufflent qu'en fait, il s'agirait sans doute d'une pub pour une agence de voyage. Mais je n'y crois pas trop. Adopter un enfant en bocal, pourquoi pas, mais ce n'est pas très pratique pour partir en voyage. Même si on vous laisse la mettre en soute. Vous me direz, elle avait l'air parée pour la mer, mais bon.
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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 10:00
Je suis assez hermétique à la télé-réalité. Faut dire que je ne regarde déjà pas les bons programmes télé, c'est pas pour regarder les mauvais. J'ai du suivre un peu le premier loft, et après, j'ai laché. Alors tout ce qui est télé-crochet moderne ou autre dégout des métiers manuels, très peu pour moi. Malgré tout, je reconnais que les quelques videos qu'on a pu m'envoyer de temps en temps sur ce genre de spectacle, mais aux usa, étaient un peu plus impressionantes. On n'avait pas l'impression qu'ils allaient faire leur marché dans la cour d'un lycée sponsorisé par une marque de gel et le guide des prénoms débiles. En même temps, les étazuniens n'ont pas trop de mérite, vu qu'ils élèvent leurs petits exclusivement à destination du showbiz, faut bien que ça paie. Ca doit pas être facile pour ceux qui n'ont pas de souplesse, pas de belle voix, pas de belle gueule et sur qui les parents comptaient pour payer leur retraite avec leurs royalties.

Enfin bref, quand on m'a envoyé une vidéo sur la danse, ça m'a encore moins interessé. C'est un art qui ne me touche pas particulièrement. Pour tout dire, ça ne remue rien en moi, même pas un poil. Ou alors, je n'y comprends rien, ce qui est toujours probable. Mais bon, comme ça venait d'un barbu qui n'a rien de mieux à faire de ses journées que de trouver des videos, je me suis dit qu'il avait peut-être fait un tri. Et en l'occurence, le mec est impressionant. Très. Pour une fois qu'un danseur me cause par ses mouvements, je m'en voudrai de ne pas vous en faire profiter. Robert Muraine, il est fort. Et pourtant, ça ne doit pas être facile tous les jours quand on se fait chasser par captain Igloo.


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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 15:57
Je crois qu'on fait des expériences sur nous. A notre insu. Il doit y avoir des pitits caractères illisibles sur les formules d'abonnement. Faudra que je scrute mon pass ce soir. Ou alors, c'est un moyen de générer de la tension. Jusqu'à ce que quelqu'un craque, attaque un controleur et que ça finisse en grêve. Je me demande si ce serait pas plus simple de réclamer directement une cinquième semaine de congé payé. Ca gênerait moins les usagers en tout cas.

Ceux qui ont déjà pris un tgv savent peut-être de quoi je veux parler. Cette séquence sonore qu'on entend parfois à quai, ou quand on attache une deuxième rame. Et encore, dans les trains français, ça ne m'a jamais paru très dérangeant. Tout au plus un Tut-tut-tut un peu feutré et dont je me demande toujours la signification.
Là, dans le train belge, c'est beaucoup plus percutant. Aigu, pas perçant, mais suffisament pointu pour qu'à la longue, ça énerve. De bonnes séquences de 20 à 30 secondes, qui perturbent la moindre tentative de concentration sur quoi que ce soit, y compris sur le matage des étudiantes. A intervalles pas très réguliers, ce qui renforce l'impression de pilonnage aléatoire, mais pilonnage quand même.

Tiiit - Tiiit - Tiiit - Tiiit - Tiiit - Tiiit - Tiiit - Tiiit

Au bout de 3 passages, tout le monde commence à s'échauffer. Quand le controleur est sourd ou n'en a rien à foutre et laisse courir pendant plusieurs minutes, voire plus, ça commence sérieusement à énerver. Et comme par hasard, faut que ça tombe le lundi matin. Histoire de réveiller les gens après le week-end, peut-être. La compagnie ferroviaire doit avoir des partenariats avec les entreprises, pour accroitre les productivités. Comme les sociétés de café et Caca-cola, quoi.

Sauf qu'au final, ça doit donner ces gens bizarres que je croise le soir. Comme ce mec qui s'est descendu 1,5l de bière en 10 minutes devant moi. Je veux bien que la moindre pils ici peut être considérée comme de qualité ailleurs, mais quand même. Le mec qui prend sa canette de 50, lève le coude et ne le redescend pas tant que ce n'est pas vide, ça fait bizarre. Une forme de suicide lent mais pas forcément enviable.
Ou alors, il y a cette dame qui ressemble à une de mes tantes. Avec des yeux exhorbités, comme si elle était dans les phares d'un poids lourd. Et qui semble pouvoir se casser en deux au moindre vent. Ou qui doit faire sorcière à Halloween, je ne sais pas.
En tout cas, c'est étonnant de ne pas voir plus de tibétain dans le coin. Il y a un marché du zen à prendre. J'imagine qu'ils doivent tous se préparer pour les j.o.. Tant pis.
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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 09:59
Un jour, on est venu lui installer le tunnel. Ca faisait des années qu'il trainait sous son pont, du moins, quand la police ne cherchait pas à le déloger. Il n'avait encore jamais vu ce genre de construction. Faut dire que le telectroscope est assez unique. Et donc, il voyait l'autre bout du tunnel. Ces gens à un quart de terre qui payaient pour voir son dessous de pont. Evidement, ce n'était pas pour lui qu'ils regardaient, il n'était au mieux qu'un élément du décor. Et puis le Brooklyn bridge a un certain attrait. Lui, il se contentait de ne pas se faire trop remarquer, histoire qu'on ne vienne pas lui demander de bouger parce qu'il n'était en tenue de soirée ou sur la liste v.i.p..
C'était rigolo, tous ces gens qui passent faire coucou. Tous contents de pouvoir faire les mimes pour d'autres à des milliers de kilomètres pendant juste quelques heures par jour. Un défilé de touristes virtuels. Ca ne le changeait pas beaucoup, mais au moins, ceux la faisaient moins de bruit. Et tu pouvais facilement les éviter, tout confinés qu'ils sont dans leur tube de métal. Mais bon, il continuait à regarder, fasciné par ce théatre muet.

Et puis, il y avait Rose. Evidement, il ne connait pas vraiment son nom. C'est pas faute d'avoir essayé de le lire sur son badge, mais il est vraiment trop petit à l'écran, et il ne peut pas trop s'approcher non plus. C'est elle qui accueille les gens à l'autre bout du tunnel, avant qu'ils ne se laissent aller à leur fantaisie. Toute la journée, à présenter l'objet aux gens, à expliquer, sourire... Il la trouve jolie.

Peut-être qu'un jour, il réussira à approcher. A se montrer dans la longue vue. Peut-être même qu'au bout d'un moment, elle le reconnaitra, comme il la reconnait maintenant. Peut-être qu'elle pourra profiter des moments de creux pour qu'ils se voient. Une sorte de cache-cache se mettra peut-être en place. Il essayera de la faire rire. Sans doute qu'ils s'amuseront. Il fera tout pour, en tout cas.
Peut-être même qu'il y trouvera la motivation suffisante pour accepter le moindre boulot, et pour économiser. Pour pouvoir passer la voir de plus près, plus souvent. Peut-être même qu'il réussira à s'offrir le voyage jusqu'à Londres. Il ira la retrouver de son côté de l'appareil. Il entendra enfin sa voix, surement douce et gentille. Et qui sait ce qui adviendra ensuite.

Enfin, peut-être... Il sait bien que c'est sous les ponts que naissent les contes de fées. C'est là qu'on a le plus tendance à les croire. Mais c'est rarement de là qu'ils se réalisent.
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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 09:58
" Décidément, le monde va mal. Des catastrophes et des chinois partout, des voitures qu'on veut faire avancer à la betterave et Julien Courbet qui passe sur France 2. Tu me diras, c'est sans doute bon pour la Picardie, mais moins pour ma redevance télé. Mais tout ça, c'est la faute aux vieux encore. Ils sont partout, sauf là où y a des tremblements de terre. Et quand tu trouves un truc à leur faire faire, ils nous sortent un été meurtrier. Mais si tu meurs de canicule, comment veux-tu, comment veux-tu que je t'em... ploie pour éviter de payer ta retraite? Mais non, ils refusent de mourir, mais ils veulent pas bosser pour autant. A croire qu'ils ont fait ça toute leur vie. Hein? Mais non, l'école, c'est pas du travail. Surtout pour le peu qu'ils y sont allés.

 C'est comme pour les patates. Les vieux qu'on a maintenant n'ont pas connu la guerre, c'est sur. Du coup, au lieu de manger des navets, ils ont des gouts de luxe. Ils réclament de la patate. Et après, il nous reste quoi, à nous, les forces vives de la nation (un autre demi, stp)? Je comprends qu'ils aiment la frite, mais à leur age, ils pourraient se contenter d'une purée de choux de Bruxelles. Bon, ce sera pas pareil quand on sera vieux, d'ici là, les vieux de maintenant sont morts, alors on aura tous de la patate. Et puis on paie pas des impots pour des prunes, non plus. Mais s'ils bouffent nos tubercules, comment veux-tu, comment veux-tu que je t'en... courage à m'offrir le flunch, si c'est pour finir avec de la purée de carotte. La patate, ça devrait être comme les montagnes russes et le sel, interdit à partir d'un certain age. Hein? Mais non, on aura le droit nous, la médecine aura progressé d'ici là. On aura des coeurs de porcs tout neufs.

Enfin bon, c'est pas tout ça, mais il va peut-être falloir aller au bureau. C'est l'heure de la pause quand même. Allez, on va se le prendre, ce café ou on s'encule?

_ Ben je t'en prie, passe devant."
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