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20 novembre 2006 1 20 /11 /novembre /2006 00:00

Si un jour, on m'avait dit que j'apprecierai un lundi au travail, je ne l'aurai pas cru. D'ailleurs, j'ai toujours du mal à le croire. Et pourtant, il est arrivé, ce jour béni. Pas le lundi au soleil non, mais le lundi, c'est fini. Fini madame Nasco. Elle vient de quitter le bureau à l'instant, et je dois dire qu'on verse tous notre petite larme de bonheur. Ca lui fait plaisir parce qu'elle comprend pas, et à nous aussi.

 

Presque deux ans, j'ai tenu là. Bon, au tout départ, on n'était pas dans le même bureau. Je trainais souvent dans le sien qui était surtout celui de l'équipe, mais je ne me rendais pas bien compte, jusqu'à ce que je squatte plus régulièrement. Et je crois que j'ai rarement vu mieux (façon de parler) au niveau incompétence et vent brassé. Du coup, la dernière année a été dure. Et longue. C'est pour ça que quand elle nous a confirmé ce matin qu'elle quittait le bureau, c'était presque inespéré. En plus, pas de déménageur pour elle (refus de son boss, apparement) donc elle a du tout bouger elle même. Et pour courroner le tout, sa nouvelle coupe de cheveux est ratée. Je sais, je sais, sur le physique, c'est bas, mais aujourd'hui, c'est tellement bon. Et puis c'est quand même la dernière fois, alors je me permets. Je ne m'attendais même pas à ce que ce soit fait dans la journée, mais ça y est, nous sommes délivrés. Halleluia!

 

Là, elle vient d'embarquer ses affaires. Elle a pris l'écran 19 pouces qu'elle avait réclamé, son casier (qui normalement va avec le bureau), sa chaise. Elle a tout mis dans un gros carton. Elle a quand même fait 3, 4 allez-retours pour être sur de rien oublier. Elle a failli laisser la photo de son fils, ce qui aurait été louche, vu qu'il y a quelqu'un d'autre à sa place maintenant. Et ça y est, elle est partie. Oh que je l'aime ce lundi de délivrance.

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17 novembre 2006 5 17 /11 /novembre /2006 00:00

Je savais bien que ça finirait par arriver. A force de toujours vouloir avoir raison, fallait bien que ça tombe. Et je sentais bien que la semaine était bien parti. Le pc portable qui arrive enfin et qui fonctionne, Ryanair qui annonce sa liaison Madrid-Bruxelles, la débauche d'une de mes anges permettant la reconstitution de l'équipe de choc sous peu... Vraiment, ça s'annonçait pas mal. Et puis c'est arrivé.

 

Ca fait une semaine que je bosse. Mais vraiment. Pas comme si j'avais vraiment le choix en fait, vu la pression qu'on me met depuis l'étranger. Mais bon, je m'y suis soumis volontiers. Je ne sais pas si c'est du à mes insomnies actuelles ou au fait que pour une fois, ce n'était pas totalement chiant, mais je m'y suis mis. Et ce matin, j'ai même commencé par ça. Je me suis dit que ça paierait un jour. Et j'avais raison. Alors que je sais que je vais avoir du taf comme ça au moins jusqu'à la fin du mois, ce matin, ayant fini mes corvées, j'ai prévenu. Le truc dont tu t'abstiens généralement, histoire d'avoir une pause plus ou moins longue, suivant la mémoire du mec en face. Ben non, j'y suis allé et tout, peur de rien. Avec même un pitit sentiment du devoir accompli et la fierté d'avoir mérité ma paie. Et là, le miracle. Les mecs qui sont pourtant super débordés et prêts à me filer la moindre saleté qui traine sur leur planning, m'informent qu'ils vérifient mon job (normal) et que là, ils me donneront la suite lundi matin. Comme quoi, je peux glander tout l'aprem. Je savais bien que j'avais raison de me laisser aller depuis ce matin.

 

Ah d'un coup, ça me détend encore plus. Faut que je fasse gaffe à pas glisser de ma chaise, dis donc. En même temps, fallait bien ça pour compenser le train avec un retard d'une heure et demi d'hier soir, et le môme supra-dépendant de sa mère (à 10 ans, quand même) ce matin, auquel je me suis retenu d'en coller une. Et puisque je suis seul dans le bureau avec madame Nasco cet aprem, je crois que je vais peut-être me relacher jusqu'au concert de pet. Ahhhh relaxation.

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9 novembre 2006 4 09 /11 /novembre /2006 00:00

Avec le retour des belles nuits, les glandus de tout horizon se rendent compte que c'est bientôt Noël, et qu'il serait temps de finir le boulot de l'année. Du coup, y en a qui m'ont appelé pour me donner du boulot. Pourtant, j'esquive bien, mais bon. J'ai eu pitié de ce pauvre collègue allemand qui touche un salaire suisse (donc de ministre) et qui doit vivre chez les Ténardiers si je l'écoute. Enfin bon, bizarrement, j'aime bien. J'ai limité la dose et puis c'est suffisament simple, sans être répétitif pour être pas trop chiant. C'est toujours mieux que de faire des indicateurs.

 

Les indicateurs, c'est l'arme du faineant sournois. De celui qui veut être à la fois faineant et ambitieux. Des arrivistes, quoi. Présentés généralement sous forme de jolis graphiques plein de couleurs et de présentations animées, les indicateurs servent à soulever la poussière. C'est le souffleur d'air qui va lever la tornade pour bien cacher le vide qu'il y a derrière. En fait, comment ces indicateurs sont fait importe peu. Tu peux mettre à peu près n'importe quoi comme titre, et partir de n'importe quelles données, ce qui compte, c'est que ce soit bien présenté, positif et surtout régulier. Bon, bien sur, c'est mieux qu'il y ait une certaine cohérence entre 2 présentations d'indicateurs. Si par exemple, vous voulez montrer un indicateur du temps de réaction moyen du support informatique, et que l'indicateur passe de 3h à 2 minutes, dans des présentations espacées de 15 jours, ça va se voir. Mais sinon, pour peu que vos chiffres se tiennent, ça passe tout seul. Vous pouvez même les afficher aux murs, les montrer à votre direction, qui les fera suivre aux clients, tout le monde se félicitant de la bonne santé des chiffres. Faut juste être très régulier. En faire un évènement incontournable que tout le monde attend, genre tous les 15 jours. Pour bien montrer que vous travaillez. Même si c'est juste à produire ce graphique à 2 centimes.

 

C'est un peu comme les blogs en fait. A partir du moment où vous êtes réguliers, ça va fonctionner. Si vous n'abusez pas sur la picole et le langage sms, ça passe tout seul. Les gens vous croient doué, même si votre fréquence inaltérable ne sert qu'à cacher du vide. Comme s'ils avaient besoin d'être rassuré par une présence constante et renouvelée. Et dire que pendant ce temps là, y a plein de chiens qui s'emmerdent à la spa.

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26 octobre 2006 4 26 /10 /octobre /2006 00:00

Bizarrement, je n'ai que très rarement été confronté aux vols. Pourtant, je peux être une parfaite bonne poire, mais je suis toujours passé entre les gouttes. Les seules fois où on m'a extorqué des trucs, c'était plutôt par négligence ou par oubli. Et pareil pour les gens que je cotoie généralement. En fait, là où j'ai entendu parler le plus de vols, c'était au bureau.

 

Dans ma mission actuelle, j'ai surtout entendu parler à une époque de portefeuilles laissés sur des tables qui disparaissaient pendant l'heure du repas. Le tout venant, quoi. Mais dans ma mission précédente, j'ai vu passer des champions. Un collègue est arrivé un matin et n'arrivait pas à allumer son ordinateur. Après une bonne demi-journée d'enquête (quand même), on s'est finalement rendu compte que son pc n'avait plus de mémoire. Quelqu'un était venu la nuit, avait ouvert le truc, embarqué juste les barrettes de ram, avait tout remonté et basta. Invisible, indétectable tant qu'on ne cherche pas à utiliser la machine. Il faut déjà être vicieux. Mais ce n'est pas le pire.

 

Toujours dans la même entreprise, on découvre un jour que le trone des toilettes des hommes est déclaré hors service. Ce qui est toujours pénible, surtout quand il n'en reste plus qu'un pour tout un étage. Et donc, à force de protestations, on a fini par apprendre que ces toilettes étaient hors d'usage car quelqu'un s'était amusé à voler le mécanisme de la chasse d'eau. Là, vraiment, je ne comprends pas. Il y a des modèles particuliers de chasse qui font que certains mécanismes sont recherchés? Un peu comme les phares de certaines voitures, qu'il est plus rentable de piquer sur une autre que de les chercher dans des casses? Ou alors il y a des voleurs juste pervers? Décidément, le grand banditisme a des ramifications parfois insoupsonnées.

 

L'entreprise est donc vraiment une jungle, avec ses milieux interlopes. Et comme partout, ça attire. Mais bon, les mécanismes de chasse d'eau, je crois que c'est trop gros pour moi. Je veux pas d'ennui avec la justice. Si je veux jouer au bad boy, je crois que je resterai à un niveau raisonnable. Surtout qu'ils sont très chouettes les nouveaux Pilot.

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4 octobre 2006 3 04 /10 /octobre /2006 00:00

Cet après-midi, je donne une formation à des gens de la boite sur l'outil que j'administre. Et comme de bien entendu, ça ne loupe pas, on a un wise guy (un gros malin, en français) dans l'assemblée. Non, ce n'est pas madame Nasco. C'est en effet généralement cette collègue... comment la définir... unique? non... particulière qui se charge de ce rôle. Mais, bien qu'elle ait besoin d'une formation sur le sujet tous les 2 mois, la session d'aujourd'hui n'est pas pour elle. Mais on a un wise guy quand même, c'est une sorte de tradition.

 

Le wise guy, c'est généralement soit le mec qui est là parce que c'est un bon moyen de glander sans en avoir l'air, soit le gars qui a été envoyé là au cas où et qui n'en a rien à foutre. Et plutôt que de dormir dans son coin, le wise guy préfère ouvrir sa gueule. Dans les formations sur un outil particulier comme je fais aujourd'hui, il se plaint généralement que l'outil ne fait pas ce qu'il veut, qu'il n'est pas adapté à sa façon de travailler, qu'on n'est pas venu lui demander son avis. Bien sur, il ne viendra pas dire qu'il ne sait pas bien ce qu'il fait d'habitude, que sa façon de bosser est toute cracra (d'ailleurs, il s'en plaint à son responsable) et que ça fait des mois qu'il demande un outil pour rationnaliser tout ça. Bah non, ce serait bête d'avouer que l'entreprise réagit sans lui. On pourrait croire qu'il n'est pas au centre de la machine ouvrière de l'entreprise. Parce que oui, le wise guy est indispensable. Il sait toujours mieux que les autres, surtout les domaines où il est censé bosser mais que certains autres pratiquent mieux que lui. Et donc, il serait inconcevable qu'on puisse penser qu'il est inutile, qu'on pourrait le virer et que ce serait pareil. Limite, il mérite une augmentation.

 

Bizarrement, le wise guy m'apparait souvent comme une feiniasse professionnelle. Mais le genre qui parle et fait un maximum de bruit pour couvrir son absence d'activité. C'est une espèce de gens assez dangereuse, parce que ce seront toujours ceux qui viendront déléguer chez les oisifs silencieux comme moi. Comme si j'avais que ça à faire.

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14 septembre 2006 4 14 /09 /septembre /2006 00:00

Et comble du bonheur, elle est en pleine forme, youpi tralala. Madame Nasco est donc de retour au bureau. Bon ok, ça fait plus d'une semaine, mais il faut le temps pour accuser le coup. Et comme de bien entendu, elle rentre à peine, regarde tout son boulot en retard et commence à déléguer. C'est beau l'ivresse du pouvoir. Surtout celui qu'on n'a pas.

 

En effet, cette chère collègue avec qui je ne partage plus rien à l'exception de mon bureau, n'est pas vraiment plus haut placée que n'importe qui d'autre dans la pièce. Mais c'est pas grave, elle fait tout comme. A la personne qui lui demande quels sont les gens qui bossent pour son projet dans l'outil que j'administre, elle la renvoie vers moi. Sachant que je suis support pour tous les projets du site et que ces gens, elle en responsable, vu qu'elle les a formés, j'en ai un peu aucune idée et franchement rien à battre. A mon collègue qui gère tous les autres projets dans mon outil et a du la dépanner pendant une heure sur le projet de madame qu'il ne connait pas, elle renvoie toutes les demandes de renseignement. Il est ravi. A l'autre collègue avec qui elle est censé bosser et dont elle doit reprendre le boulot un jour (comme si le projet n'avait pas assez de millions d'euros d'indemnités de retard), elle dit qu'elle a trop de travail pour l'aider. Enfin bon, pour une fois, elle a fait un heureux. Ben oui, il tenait quand même à finir son boulot un jour, sans passer 4 fois plus de temps que nécessaire, à cause des explications répétées qui, en plus, ne donnent rien.

 

Enfin bref, c'est la bonne ambiance. Je suis content de voir que mon opinion sur elle n'est plus que la mienne. Bien sur, vu sa présence au comité d'entreprise, elle est un peu blindée niveau emploi, un peu comme un délégué syndical. Mais bon, mes collègues n'ayant pas ma pratique du stoïcisme, propre à toute personne faisant du support informatique, elle devrait se faire rapidement insulter, même si c'est à mot couverts et diplomates. Cette fois, y a pas de doute. Je crois que la rentrée est bien entamée.

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8 septembre 2006 5 08 /09 /septembre /2006 00:00

S'il y a bien un truc que j'ai au bureau, ce sont des habitudes. J'arrive le matin, je lis les mails de travail quand j'en ai et si c'est le cas, ça me fait bosser 5 min. Je regarde mes mails perso, je fais le tour des forums que je suis, puis celui des blogs. Je fais une note et ainsi de suite. Et donc, une de mes habitudes de bureau, c'est d'aller me libérer un peu aux toilettes, pendant que mon pc s'éteint le soir, histoire d'être tranquille dans le train. Et c'est là que la perverse entre en scène (je vous vois trépigner d'impatience, petits coquins).

 

Alors je vous arrête tout de suite, la perverse en question n'est pas vraiment une bombe. S'il est vrai que toutes les femmes sont des sirènes, elle a quand même réussi à se faire thon des mèches à la nageoire. Cette dame pas forcément gatée par la nature (mais qui suis-je pour juger avec mon physique de radio?? un enfoiré? c'est vrai aussi) est donc agent d'entretien. Elle est chargée de nettoyer partout et y compris dans les toilettes. Sauf que l'étage où je réside n'est pas celui où elle travaille. Elle vient juste prendre un café de temps en temps avec ses collègues de l'étage. Mais pourquoi perverse alors? Eh bien tout simplement parce que j'ai remarqué qu'il lui arrive souvent d'entrer dans les toilettes des hommes pour venir ouvrir un robinet ou récupérer un torchon, ou un bout de pq, justement lors de ma vidange pré-départ. Quand ça arrive une fois, on n'y prête pas attention, ça fait sourire. Quand c'est souvent, on commence à se poser des questions. En tout cas, je m'en pose.

 

Et en particulier, je me demande, mais pourquoi moi? Des mecs qui vont aux toilettes, à toute heure, c'est pas ce qui manque. Je crois que je n'ai tout simplement pas de chance. Il faut croire qu'elle éprouve un besoin compulsif d'approcher des urinoirs (chacun son truc), et le seul moment de la journée où elle peut le faire, c'est pile quand je me soulage avant de partir. Décidément, la vie est injuste. Je crois que je lui offrirai une pissotière miniature pour ses étrennes.

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7 septembre 2006 4 07 /09 /septembre /2006 00:00

Aujourd'hui, je vous propose atelier pratique pour décompresser face à la bêtise de ses collègues/chefs au bureau. Parce qu'au bout d'un moment, il faut. C'est soit ça, soit la violence gratuite (ce qui peut être une solution si on ne craint pas le chomage). Alors autant s'amuser, à l'insu de la personne honnie, ça peut même donner des trucs rigolos. Comme un roman-photo à base de nain de jardin. Mais remettons les choses dans leur contexte.

 

Il y a quelques années (on peut même dire au millénaire dernier), je travaillais doucement dans la première entreprise à m'avoir accueilli en attendant la suppression du service militaire. Le poste ressemblait à peu près à celui que j'occupe aujourd'hui, avec des sous en moins, des vacances en plus et un bureau pour moi tout seul. Tout allait bien dans le meilleur des mondes jusqu'à ce qu'un jour débarque madame L.. Madame L. était bête, fière, méchament conne, à la recherche d'une justification pour son salaire et pistonnée au poste de directrice administrative. Pour voir à quel point elle était bête, on peut citer l'exemple de cette phrase lancée à un collègue venu régler son imprimante: "attention hein, c'est une imprimante, pas un photocopieur!". Pour montrer à quel point elle était conne, on signalera seulement qu'elle est passé à 2 doigts de la plainte pour harcèlement moral et qu'elle a réussi à provoquer la seule journée de grève que j'ai connu dans cette boite. On aurait pu croire avec son nom breton qu'elle aurait au moins pu avoir le bon gout d'être alcoolique et de rouler sous la table en fermant sa gueule, mais non.

 

Et donc, la fameuse madame L. gardait précieusement un nain de jardin dans son bureau, caché derrière la porte. A quelle fin? Je crois que ça restera un des grands mystères du XXème siècle. Toujours est-il que profitant de son absence (et assuré de quitter la boite sous peu), j'ai un jour décidé de calmer mon envie de la baffer, et avec la mienne, celle de toutes les filles des ressources humaines travaillant sous ses ordres, en kidnappant le nain. Bon, le but n'était pas de demander une rançon ou de le relacher dans la nature. Non, j'en ai juste profité pour promener le nain dans tout le batiment ou presque et pour le prendre en photo, avant d'aller le remettre gentiment à sa place. Ne restait plus qu'à monter le roman-photo, le nain se plaignant évidement de sa geolière et à le diffuser confidentiellement aux personnes suceptibles de l'apprécier.

 

Alors non, je ne montrerai pas ici le roman-photo. Déjà, pour ne pas attirer d'ennui à mes anciennes collègues qui ont facilité l'opération (on ne sait jamais). Et puis aussi (et surtout) parce que je n'arrive pas à le retrouver. Mais bon, vous avez saisi l'idée. Ca a eu au moins le mérite de m'amuser et mes collègues avec, et la conne n'en a jamais rien su (enfin je crois). Il ne reste plus qu'à trouver les nains de jardins de vos cons pour pouvoir continuer à travailler sans lancer de génocide.



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7 septembre 2006 4 07 /09 /septembre /2006 00:00

Ce matin, premier jeudi du mois, vers 10h, l'alarme incendie a gueulé. C'est assez habituel et tout le monde attend généralement patiemment que ça s'arrête. Sauf que là, ça ne s'est pas arrêté. Au bout de quelques minutes de questionnements métaphysiques, il est apparu comme évident à beaucoup (mais pas à tous) qu'on voulait nous faire sortir. Aujourd'hui, c'était exercice d'évacuation incendie.

 

L'exercice d'évacuation, c'est un peu comme un sport collectif. Il faut bien avancer en file indienne, réprimer ses instincts et bien se concentrer sur sa technique de descente de l'escalier pour jouer collectif et ne pas basiquement courir et marcher sur la gueule des collègues et autres managers. Ca aide à maintenir l'attention également, car on ne sait jamais quand la partie commence. Pour tout dire, depuis que je suis ici (près de 2 ans), c'est la première fois qu'on a droit à une évacuation.

 

Dans ma mission précédente, en France, c'était tous les 3 mois. Et peu importe le temps, il fallait rester vigilant et être prêt à sortir à tout moment. Ce qui m'amène à cette terrible expérience que je peux enfin, avec le recul, confesser aujourd'hui. Ce jour là, je philosophais tranquillement dans les toilettes de l'entreprise. De chouettes toilettes privatives avec une porte entière qui empêche qu'on voit tes pieds comme ceux que je pratique maintenant. En bref, j'étais content. Et c'est alors que le fruit de mes réflexions commençait à me sortir d'entre les fesses, que l'alarme sonne. Alors évidement, ça m'a fait chié, enfin justement non en fait. J'ai espéré pendant 2 petites secondes qu'il ne s'agissait que d'un test de sirène, mais je savais déjà au fond de moi que je n'aurai jamais cette chance. Et je peux vous assurer que de retrouver sa concentration poussive en plein exercice d'évacuation, c'est pas facile. Et pourtant, il a fallu pousser. Je ne pouvais décemment pas mourir incinéré, même dans un incendie virtuel. Et je craignais qu'un supporter chargé de l'évacuation ne vienne m'encourager. Je crois que ce fut un des moments les plus longs et pénibles de ma vie.

 

Finalement, j'ai réussi à sortir dans les temps pour ne pas mourir dans les flammes, mais je peux dire que j'étais assez mécontent. J'avais baclé mon oeuvre pour éviter la mort et je me retrouvais sous la pluie. Ca m'avait même coupé l'envie d'y retourner pour refaire les choses correctement. Donc méfiez vous des sports d'entreprise et ne négligez pas les entrainements. On peut vous appeler à tout moment, surtout quand il ne faut pas.

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10 août 2006 4 10 /08 /août /2006 00:00

En cette veille de week-end (oh, je vous l'avais pas encore dit? ça viendra), sachant que le site où je bosse est quasi vide, il n'est pas toujours facile de rester motivé. Rien que l'assiduité des mises à jour de ce blog doit vous donner une idée de ma motivation laborieuse. A vrai dire, il est même parfois difficile de rester éveillé. Et il n'y a même pas de toilettes bien fermées dans lesquelles je pourrais aller piquer un petit roupillon. Heureusement, j'ai ma fidèle madame Nasco.

 

Tout le monde connait cette chanson de Brel qui dit "Etre une heure seulement, beau et con à la fois...". Ben voilà, vous avez cerné le personnage. Sauf que c'est toutes les heures, tous les jours. Fort heureusement, on ne partage plus rien professionnellement parlant, à part un bureau. Mais c'est déjà beaucoup. Et donc, en cette période d'été, alors que j'évite habituellement toute collusion avec elle, j'essaye d'écouter un peu plus ce qu'elle raconte. Oh, je ne lui parle pas, faut quand même pas abuser. Mais comme elle fait la pouf et qu'elle est très portée sur les appels personnels et autre accueil de la moitié de l'entreprise dans le bureau, on ne peut pas dire qu'elle soit très discrète. D'habitude, je fais le rat mort, mais là, j'écoute. Elle me sauve de la sieste. Elle m'énerve juste assez pour paraître performant. Alors il faut bien doser entre l'assoupissement et l'envie de meurtre, c'est pas toujours évident. Mais quand on arrive à maîtriser, ça peut être très efficace sur l'impression d'effort qu'on donne.

 

Alors aujourd'hui, je t'invite toi aussi, ami prolétaire forcé de travailler avec un chieur, voire un délégué syndical, à trouver son utilité. Je ne sais pas si c'est la veille de week-end qui me rend utopiste, mais bon, je suis sur qu'ils ont tous un usage. Dans mon cas, c'est améliorateur d'image laborieuse. Je suis sur qu'il doit y en avoir d'autres. Même des aspects cachés comme gardien de ta forme physique, quand il t'empêche de rentrer dans le bureau et que t'es obligé de te promener dans les escaliers ou offreur de café. Aujourd'hui, soignons nos parasites. On les éliminera après les vacances.

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