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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 09:57
Depuis qu'elle a accidentellement tué son chat, Dina, bien que malheureuse, produit un pitit show quotidien. Je ne sais pas, le traumatisme a du débloquer quelque chose en elle. Bien évident, ce n'est pas quelque chose de formel, mais tous les jours, j'ai le droit à l'information incongrue made in Dina. Je ne sais pas si je dois vraiment l'encourager. C'est parfois quand même désolant.

Hier, elle nous montrait son nouveau piercing. Fort heureusement, il était placé sur son nez. En bonne ado goth de 54 ans, elle aime bien tout ce qui brille. Du coup, son nouveau bijou est une pitite salamandre ornée de brillants, probablement en zyrkon, voire en plastique poli. Elle adore les bêtes. Mais tout ça n'est rien face aux piercings indiens. Ahhhhhh la qualité indienne, c'est quand même autre chose. Elle en a même commandé sur eBay. Attends, ça va être la totale classe lors de son prochain passage chez le coiffeur.

Ce matin, elle m'appelle à venir voir son poste. Et là, j'ai droit à tout ce que j'essaye d'éviter sur le web, à savoir une powerpoint rose avec plein de photos de chatons. Réussissant à m'extirper à cette vue en prétextant une allergie, je n'ai plus droit qu'à ses commentaires. Mais c'est du haut niveau. Evidement, ils sont kro mignons, vraiment trop trop beaux. Un collègue lui a envoyé les photos pour qu'elle se choisisse un nouveau chat, sans doute qu'il les a trouvé sous un escalier. Alors elle hésite. Ils sont tous tellement choupis. Elle préfèrerait une femelle, mais il n'y en a qu'une et elle sait pas laquelle. De toute façon, ils sont tous trop beau. Et peu importe la couleur, en fait. Elle préfèrerait qu'il ait une robe sombre, mais l'amour n'a pas de couleur, comme elle le rappelle au donateur généreux.

En tout cas, ça lui soigne le deuil. On hésite à l'informer que le temps qu'elle puisse récupérer un des chatons, après leur sevrage, ça tombera pile pour son départ en vacances. Prendre un chat pour l'abandonner tout de suite, ce serait dommage quand même. Surtout que ça ne se mange même pas ces saloperies, parait que ça a un gout de lapin. Beuuuh.
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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 15:29
Aujourd'hui, c'est pas la fête au bureau.
Dina, notre secrétaire ado goth de 54 ans, est venue habillée en noir. Comme tous les jours, certes, mais ce matin, ce n'était pas par goût mais par deuil. Elle est toute triste et s'en veut terriblement.

Du coup, chaque visiteur inconscient et heureux d'être lundi matin pour retrouver sa machine à café a le droit au récit de son week-end. Et à la catastrophe. D'ordinaire, j'aurai tendance à me moquer, mais Dina est vraiment triste. Et pourtant, elle n'a pas fait exprès. L'inattention, et c'est le drame.
Mais elle s'en veut. Elle dit qu'elle aurait du savoir. Qu'elle n'a plus goût à rien, au moins aujourd'hui. Ses deux mois de déprime à 22h de sommeil par jour lui reviennent en plein face. Je suis sur qu'elle a eu du mal à se trainer jusqu'ici ce matin. Sans compter qu'on est lundi.
Je vois bien que ça ne va pas. Je l'entends aussi surtout. Le bureau est encore plus calme que d'habitude. Un de mes collègues a déjà fuit la chape de plomb qui couvre l'ambiance habituelle, qui n'est pas forcément plus bruyante mais sans doute moins pesante. Les rares fois où elle parle, c'est de lui. Ou bien c'est qu'elle n'arrive pas à se concentrer.

Et c'est vrai que ce n'est pas facile de se concentrer. Mon collègue hésite à lui demander les affaires du défunt. J'hésite à lui montrer mon t-shirt humoristique du jour, qui, sans le faire exprès, colle parfaitement au sujet. Tout le monde évite de penser à Gremlins.

Mais ce week-end, le petit chat est mort.

Et c'est Dina qui a fermé la porte du sèche-linge.
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27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 15:16
Encore en manque de sommeil perdu, j'attaque l'après-midi en luttant vaillament contre la sieste, agressive aux paupières. J'essaye de me contenter de ces sites où j'ai mes habitudes pour noyer mon ennui et essayer de tromper la somnolence insidieuse. Les prunelles jouant au giratoire dans leurs orbites, je dois laisser à voir à mes collègues un spectacle des plus troublants. C'est sans doute pour cela que Dina me lance sur la poésie.

La poésie ne m'a jamais parlé. Ou alors rarement. Pas celle des recueils en tout cas. Eventuellement, celle chantée mais c'est vraiment tout. Les mots tombent dans mon puits intérieur sans bruit et sans résonnance. En gros, ça m'emmerde. Mais apparement, ça évoque plein de trucs à Dina, notre super secrétaire ado goth de 54 ans. Ca doit être vendu dans le package avec les vêtements noirs et les faux ongles de la même couleur.
Elle a commencé à me parler de ce fameux poème de Baudelaire. Mais si, tu sais bien, celui où il faut aller voir si la rose est close. Et je ne sais pas pourquoi, elle est persuadé que je dois le connaitre. Comme tout le monde, je dois en connaitre les deux premières strophes. Et mon ami Google m'informe que Ronsard se retourne un peu dans son trou, avec l'aide de quelques vers charitables. Mais bon, toute fière d'évoquer ce merveilleux poète (français en plus), j'attends 2 minutes avant de la démentir. Se faire mousser pour googlerie, c'est petit.

Du coup, elle enchaine sur du Edgar Allan Poe et son magnifique corbeau. Là, pour le coup, ça doit être Baudelaire qui a traduit tout ça. Mais c'est comment déjà? The Crow? C'était beau comme film. Mon regard tourbillonant essaye alors de se stabiliser pour constater l'étendue de la chose, mais craignant la syncope brutale, je le laisse reprendre sa course vagabonde, en écoutant plutôt le corbeau qui trone au dessus de la porte du bureau, sur le buste de Pallas et qui dit "Jamais plus!".
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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 11:01
Décidément, j'ai pas de chance. C'est vraiment trop ballot. Ce matin, un peu embué dans ma fatigue, j'étais parti pour travailler. Il va vraiment falloir que je me trouve un week-end pour dormir, ça ne va plus du tout ces histoires. Et voilà qu'on me coupe dans mon élan. Ahlalalalala, c'est trop ballot madame Chambon. Mais c'est le jeu, ma pauvre Lucette.

Ca faisait quelques fois que j'entendais le vieux con d'à côté se plaindre de la porte. Pas celle de son bureau non. Celle qui rejoint nos deux bureaux. Je ne sais pas pourquoi, il y a une porte entre chaque pièce. Du coup, dans notre local, on a une porte sur la salle de réunion de gauche et sur le bureau du vieux à droite. Et évidement, personne n'a les clés de ces portes. Sauf que le vieux, il ne veut pas qu'on puisse rentrer chez lui comme ça. Avant d'arriver ici, il avait une position de big boss sur un autre projet sur lequel il jouait au kgb. Rétention d'informations, secrets, magouilles étaient son pain quotidien. Alors il lui reste certains réflexes.
Pour ma part, je me fous un peu de cette porte. Bon, il y a toujours un rigolo pour l'ouvrir une fois par an, alors que je suis juste derrière. Mais ce matin, l'oeil de Moscou a décidé que c'en était assez. Et comme on ne retrouve toujours pas les clés, c'est les grands moyens. Je ne sais pas vous, mais me prendre 10 fois la porte dans le bras depuis ce matin, pour enchainer sur les bruits de perceuse qui vous font craindre le pire, ça m'empêche un peu de me concentrer (surtout quand je dois aussi planquer mon Firefox). Je surveillais la surface de bois, pour essayer d'anticiper la sortie d'une mèche hargneuse. Je craignais un peu qu'un morceau de serrure ne se décide à apprendre à voler, sous l'inspiration soudaine du marteau-piqueur (en tout cas, ça sonnait un peu comme ça).

Quand la serrure a commencé à produire des bruits de roulette de dentiste, j'ai fui. Parce que bon, craindre une lobotomie artisanale, c'est une chose, mais ajouter en plus une torture mentale, je dis non. Il y a des sons comme ça qui font partie des signaux instinctifs d'appel à la fuite, comme Patrick Fiori ou le rugissement d'un prédateur. Je suis donc allé me réfugier rapidement dans le sanctuaire des toilettes. C'est vraiment dommage, j'allais vraiment bosser.
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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 10:35
Hier a été une journée de merde. Entre les prolongeurs de réunion un peu pénibles ("Plus de remarque? Bon ben on a fini... _ Alors à propos du chose..."), le yoyo made in sncb ("Le train partira voie 4... Non voie 1... Non voie 4... Non 1... Et puis merde, voie 1!") et le chauffeur de taxi qui ne connait pas son métier ("Alors, on passe par où?"), j'ai eu de quoi faire. Mais même dans les journées de merde exceptionnelles, il est bon de voir qu'il y a des merdes récurrentes qui seront toujours là.

Ainsi, le syndrome de 12-14. Dans la plupart des boites un peu sérieuses disposant d'ordinateurs et d'un accès réseau, il est de coutume d'éviter la connexion à internet depuis son poste de travail. Ca ne fait pas très sérieux. Après, on va croire que vous avez une vie en dehors de votre job, c'est mal. Et surtout, on va croire que vous allez privilégier cette vie par rapport à votre boulot en retard (vraiment, les gens s'imaginent des choses...). Il existe donc une pratique assez répandue d'utiliser cet accès uniquement pendant la pause déjeuner. Bah oui, c'est la pause, ça compte pas.
Du coup, entre midi et 14h, votre accès réseau est saturé. Bien entendu, ce sont les mêmes qui lancent également des traitements gourmands en ressources réseau dans ces heures là, pour que ça marche mieux et que ça gêne moins, vu que les gens sont partis manger. Tous les midis donc, notre connexion de compet', qui  en temps normal ferait déjà passer la connexion web du Darfour pour un accès en fibre optique, se lance donc dans son entrainement d'aviron pour essayer de traverser cette passe difficile. En plus court: ça rame sévère.

C'est pourtant pas compliqué d'aller vérifier ses mails à 10h du matin ou de faire ses courses en ligne a 16h. Je suis sur qu'il y en a même qui doivent télécharger comme des porcs ou mater des videos. Y compris celles produites par la boite, mais c'est pas une excuse. Tout ça en empêchant les honnêtes gens de pouvoir faire de même ou en réduisant leur connexion à tellement rien que ça coupe des conversations en plein milieu. C'est pas joli-joli.
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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 11:13
Il y a un peu plus d'un mois, l'entreprise a changé de prestataire pour s'occuper de la cantine. Parait qu'il y avait des plaintes  contre les cuistots précédents ("ça manque de variété, les portions de frites ont été réduites,etc."). Du coup, on nous avait promis plus. Plus copieux, plus varié, plus mieux mais quand même moins cher. Tout allait changer. C'était beau.

Et c'est vrai que les premiers jours, tout était changé. Six plats différents qui changent tous les jours, contrairement aux 2 plats du jour et 2 plats de la semaine. Des plats variés, exotiques, en grande portion. Bon, on ne trouvait plus les plats de pates et mon américain-frites avait disparu. Quant aux prix, ils avaient effectivement changé mais pas forcément dans le bon sens. Et puis surtout, surtout, on ne nous servait plus la même marque de mayo. Alors que c'était la meilleure marque et que l'actuelle n'a pas de gout (mais vraiment). Même la moutarde a changé, et ça, c'est pourtant pas compliqué à trouver.
Quelques plaintes plus tard, des choses changent de nouveau, mais subtilement. Le pain complet en tranche laisse la place aux pitits pains industriels, comme avant. L'américain revient en plat froid journalier (ouf!). Les sandwiches et la grillade aussi. Les prix redeviennent identiques à ceux que je connaissais par coeur. Hier, ce sont les sachets de sel qui ont repris leur couleur verte d'antan. Ca sent le retour en arrière, mais sans trop le dire pour pas qu'on voit que c'est pareil qu'avant, même si c'est plus le même presta.

En même temps, je vais pas m'en plaindre, je préfèrais avant. Avec un peu de chance, les frites redeviendront croustillantes plutôt que molles actuellement. Et surtout, il va être temps de nous changer cette mayo. On m'a dit qu'elle était sans doute faite sans oeuf. C'est pas naturel tout ça.
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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 16:07
Dans les grosses boites comme celle où je suis actuellement en mission, en général, on ne lésine pas sur les fournitures de papeterie. Dans le lot, on a tous les ans droits à des calendriers. Des grands cartonnés avec 6 mois par face, des à accrocher au mur avec la pitite case à déplacer pour désigner le jour courant, des à garder dans la poche et à écrire dessus qu'on appelle aussi agenda... Alors en général, on n'a pas vraiment besoin d'autre chose. Apparement, ce n'était pas l'avis du syndicat.

Comme souvent dans toutes les boites, le syndicaliste ne fait pas la différence entre employés et prestataire. Tous unis, camarade! Du coup, il sert tout le monde. J'ai donc moi aussi reçu mon calendrier syndical. Fait à la mimine, sous Word, avec amour. Il tient sur une page, tout droit sorti de l'imprimante couleur d'une secretaire sympathisante. Avec des jolies décorations comme des Titi, un mec en deltaplane, un Baloo, des Winnie dont un en costume de Coco lapin, un Mickey époque "je suis large dans mon short" (une vieille image quoi), une chenille qui lit, une Lisa Simpsons, un roi lion... Plein d'icones du grand capital dont on aura sans doute pas payé les droits de reproduction. C'est aussi ça, la révolution.
Alors quand on le voit comme ça, on se dit que c'est peut-être un cadeau pour les enfants des employés. Mais le doute est permis. Déjà, parce que les vacances scolaires ne sont pas précisées dessus. Ensuite, parce qu'on retrouve entourées en gras, les dates des jours fériés et autres ponts imposés par l'entreprise. L'important dans le calendrier donc.

Je me demande ce que je dois faire de ce calendrier là. Je l'ai placé juste devant le grand fourni par la boite, mais il ne m'apporte pas grand chose de neuf. Et je n'ai jamais été un grand fan de Winnie, même déguisé en Coco. Il y a des jours où la lutte finale exige des sacrifices. Heureusement que c'est pas tous les jours.
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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 15:29
Pendant que les stabilo boss et les téléphones sans fil, c'est pas toujours facile de s'occuper au bureau. Surtout quand on a peu dormi et qu'en plus, on vous laisse seul. Si j'écoute les avis habituels qui me disent qu'il ne faut pas rester seul, peut-être que je devrais attraper une jolie travailleuse (y en a quand même quelques une ici) et profiter du vide de mon bureau actuel pour l'initier aux joies de la preparation H, mais j'ai un reste de conscience professionnelle. La preuve, je suis encore à mon poste.

Alors on s'occupe comme on peut. Je travaille mes lancers à 3 points en crotte de nez. Je philosophe aux toilettes. Je me momifie avec les fils qui trainent sous le bureau. Mais bon, l'activité principale dans laquelle je me lance, c'est la somnolence. Et ça, c'est pas top parce que si quelqu'un débarque, il faudra que j'explique où sont mes collègues et c'est sans doute mieux si tu comprends la question. Heureusement que j'ai la voix de madame Nasco qui traverse le couloir pour me tenir en état d'alerte. Sans compter le vieux con d'à côté qui vient de rentrer et qu'aime bien gueuler dans son téléphone quand il comprend rien.
Alors je sollicite mes contacts en ligne. On me parle de la reformation des musclés aux dernières présidentielles (sait-on si Rémy a quitté Arianne pour un modèle plus jeune (au hasard, Florence Foresti ou une navette Discovery)?). On me dit d'évoquer les collections Atlas et autres assemblages à long terme (cette semaine, dans le premier numéro, le premier pilier du pont de l'Alma grandeur nature, à seulement 1,99 euros. Reconstituez vous-même votre assassinat paparrazzique à l'échelle 1 en seulement 436 numéros. Princesse non incluse mais cd d'Elton John offert). Je m'interroge sur les revenus publicitaires de certains blogs.

Mouais, c'est pas avec tout ça que je m'occuper tout l'aprem. Je crois que je vais fermer la porte et m'occuper de mes pokemons. J'en ai un qui a évolué hier soir et qu'a appris l'attaque Séisme. Je vais déchirer la face des pedzouilles qui se dresseront contre moi. Faut juste que je m'endorme pas.
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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 15:14
Dina, notre administratrice projet (prononcez secrétaire), ne cesse de m'étonner. Je savais déjà qu'elle n'avait pas une vie d'ado de 53 ans très facile, mais chaque jour un peu moins que la veille. Et comme elle aime bien s'épancher (comprenez: être la seule à produire du son dans le bureau), on est au courant d'un peu de tout. Y compris sa vie amoureuse.

Déjà, il y a son ex qui habite 3 bureaux plus loin. Autant son deuxième mari avec qui elle a vécu 17 ans, elle l'estime, autant ce mec là, elle le déteste. Elle l'a pourtant supporté beaucoup moins longtemps, mais là, un Léon (prononcez nettoyeur) bon marché passerait dans le coin, elle serait tentée d'investir son budget cosmétique dedans, et c'est pas rien. Et ça, c'est pas bien. Elle s'en rend bien compte. Elle veut sortir de la haine. Parce que la haine, ça lui donne pas envie de rencontrer quelqu'un. Et elle veut rencontrer quelqu'un (prononcez un homme, un vrai).
Du coup, elle s'est inscrite sur Meetic. Et aussi MSN Rencontres. Et encore un autre site conseillé par son fiston, mais elle a arrêté celui là parce que c'était que des messages de cul. Il faut  dire qu'il parait qu'elle attire les hommes. Bon, ici, on le voit pas trop, mais en ligne, ça a l'air de fonctionner. Là, elle vient de recevoir un message d'un bel homme. Elle en gloussait rien qu'à voir le mail arriver. D'après sa description, un gars comme il faut et très romantique. Et puis il est beau. Elle se sent déjà tomber amoureuse avant de l'avoir rencontré. Ca la rend toute heureuse.

Je me demande si elle a un skyblog. Sans doute un truc un peu gotho-pouf où elle parle de ses sorties, de ses copines et de ses rencards. Avec des photos de son chat aussi. Si ça se trouve, c'est une fan d'Izbul. Ce soir, elle écrira sans doute en rose dans son carnet intime que c'était une bonne journée. Et peut-être qu'elle rajoutera quelques paillettes, avant d'aller rencontrer son nouveau prince charmant.
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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 16:22
Je vais vous parler d'une conne que les moins de 20 notes ne peuvent pas connaitre. Pour les deux , trois qui ont beaucoup trop de temps à perdre en passant sur mon blog depuis bien trop longtemps, madame Nasco est de retour. Je me croyais tout à fait débarassé de la harpye harpie. Elle s'était même fait offrir des vacances à l'autre bout du monde aux frais de son projet, mais non, ce n'etait pas suffisant. Fallait encore qu'elle arrive en face de mon bureau.

Bientôt un an que j'étais débarrassé. Bon, pas totalement non plus, c'est pas comme si elle avait changé d'entreprise. Mais elle pouvait trainer sa bêtise ailleurs, je pouvais l'ignorer en paix. Mais les grosses entreprises sont joueuses, et comme dans toute grosse entreprise qui se respecte, ici ne faillit pas à la règle. On a donc récemment joué à un jeu très en vogue dans les grosses boites: le déménagement. Régulièrement, sans doute quand on a un budget à perdre, l'entreprise décide que ce serait plus mieux super chouette si l'équipe du projet toto (en informatique, il y a beaucoup de projets toto) n'occupait plus les 3 bureaux du 2eme, mais plutot un bureau et demi au troisième. Vachement super. Les vraies raisons restent obscures mais le besoin est impérieux.

C'est comme ça que je me retrouve avec madame Nasco de l'autre côté du couloir. J'étais venu reprendre le rythme du bureau ce matin, légèrement comateux et désireux de le rester jusqu'au week-end. Eh ben non. Elle a commencé par venir vérifier le merdier qu'elle a pu laisser dans nos armoires. Elle a taxé une alimentation d'ordinateur portable, vu qu'elle a oublié la sienne. Et depuis, je l'entends. Entre les racontages de vacances et ses inepties habituelles, je suis pris par une crispation soudaine à chaque éclat de voix qui me donne un soudain réflexe de serrage de poing. L'année de bureau commence pas bien.
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