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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 15:31
... what you gonna do? what you gonna do, when they come for you... Et oui, ce soir, c'est remake de Cops dans tous les coins du monde qui fêtent la St Nicolas. Parce que le grand saint a sans doute déjà bien entamé sa tournée ce matin, et il ne lui reste plus grand chose à faire. Il va donc laisser la place à son acolyte, celui qui récompense les enfants pas sages, le père Fouettard.

Tout le monde s'arrête sur le formidable travail du saint, mais je suis sur que l'autre a au moins autant de travail. Bon, il y en a plein qui doivent réussir à faire illusion, donc ça l'allège un peu. Une bonne partie de ses ouailles se retrouvent sans doute sur  la mauvaise liste, mais il ne va pas s'en plaindre. On lui fait déjà suffisament une sale réputation comme ça alors qu'il ne punit que les méritants. Il fait juste son travail. Et puis de toute façon, il est déjà suffisament occupé avec ses fouettages, alors aller vérifier les listings... Comme disait Himmler en quittant Dachau pour aller en Hollande, on ne peut pas être à la fois au four et au moulin.
Personne n'en parle, mais je suis sur qu'il doit être très débordé, le père Fouettard. La bureaucratie qui favorise les enfants lui facilite la tache, mais ça m'étonnerait qu'à moitié qu'il ait beaucoup de visites à faire chez les parents. Mais toujours entre adultes consentants, bien sur. Je me demande s'il a un âne avec lui, comme le saint.

En tout cas, j'ai un mauvais pressentiment. Déjà qu'il n'y avait plus le plat que je voulais à la cantine, alors que je suis arrivé tôt. Et la caissière a failli ne pas me donner mes bonbons de St Nicolas. Je viens même d'apprendre qu'on ne m'a pas averti  pour la distribution de calendriers et que du coup, c'est trop tard. J'espère que j'aurai pas une mauvaise surprise en rentrant ce soir.
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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 10:27
Hier, je me bouge tranquillement vers la gare pour rentrer profiter d'un repos bien mérité. Arrivé sur place, le père-noël me tombe dessus. Enfin plutôt son fils encore imberbe. Il s'était caché derrière le sapin. A mon avis, le papa doit lui faire la vie dure, pour lui apprendre la valeur de l'argent ou un truc comme ça. Entreprise dynastique, d'accord, mais on a des valeurs.

Alors le fiston en est à faire le boniment dans les gares. Je crois que c'etait pour une banque ou un opérateur téléphonique. Enfin je ne sais pas trop, parce qu'il n'a pu aller plus loin que sa première phrase. Etant le seul debout et en mouvement, il était tout content de me voir approcher. Sauf que m'aborder avec un "ça vous dirait de gagner un Ipod?", c'était pas la meilleure introduction. Cher petit Noël, je suis désolé mais l'Ipod, chez moi, c'est juste pas possible. Je reconnais que les gens d'Apple sont forts en marketing, surtout pour que leurs clients se croient une élite mais non. L'Ipod, c'est cher, très contraignant et vraiment pas très pratique.


Comme j'allais pas rater mon train pour faire consultant Archos, je l'ai juste envoyé bouler d'un "Surtout pas". Mais je crois que je l'ai déçu. C'est pas que je craigne beaucoup les foudres de son père, pour ce que je reçois chaque année. Mais aujourd'hui, c'est la St Nicolas, un cousin de l'entreprise. Et j'espèrais quand même bien me faire offrir un pitit speculoos à la cantine. Alors pitit Noël, ne m'en veux pas. L'Ipod, c'est caca, mais je n'ai rien contre toi. Si tu pouvais laisser un bon mot à ton cousin pour moi, ce serait bien gentil.
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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 09:23
Pauvre sélennite égaré
Tu voulais avoir les pieds sur terre
Mais plombé par la gravité
Tu n'as plus que la tête en l'air

Dans la lune
Toujours la tête
Dans la lune

Entouré par toutes sortes de boulets
Tu restes quand même un mystère
Tu arrives à te détacher
Tu peuples ton monde de chimères

Dans l'hallu
Toujours la fête
Dans l'hallu

Mais à force de n'être plus vraiment là
A trop t'envoyer en l'air
Certains risquent de profiter de toi
Et te rappeler les cratères

Dans ta lune
Tout dans les fesses
Dans ta lune



Y a des jours où je me dis qu'Herbert Léonard serait fier de moi.
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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 15:55
Mon zheimer se réveille. En plein hiver, c'est pas forcément pratique. S'il suffisait encore que j'oublie d'appeler un chauffagiste pour vérifier ma chaudière, mais non, c'est pas assez. Saloperie d'oubli pernicieux. Mon zheimer cherche à me nuire. Et mourir de froid dans mon lit n'est pas assez cruel. Il préfère me bouffer de l'intérieur.

C'est ainsi que depuis quelques jours, j'oublie régulièrement de fermer ma braguette. N'y voyez là aucune tendance exhibitioniste. C'est l'hiver pour tout le monde et tout mec un minimum sain d'esprit sait bien que ce n'est pas la bonne période pour se montrer à son avantage. Et puis ce serait le cas, je n'oublierai pas aussi de fermer ma poche zippée qui contient mes sous. En l'occurence, c'est moins grave parce qu'il faudrait vraiment que je m'agite pour qu'ils sortent de ma poche, mais quand même.
Je sens bien que mon zheimer veut ma peau. Il veut que j'attrape une pneumonie mal placée. Et en prime, il veut me filer des complexes. Le pire, c'est que je m'en rends compte qu'au bout d'une demi-journée minimum. Il faut dire que j'aime porter des vêtements larges et je ne cause à personne. Alors forcément, personne ne peut m'avertir du problème. Je me dis bien qu'il fait frais au bureau, mais il fait toujours frais ici. Mes collègues sont des petites natures qui ne supportent pas le chauffage.

Alors je ne sais plus quoi faire. Je vais quand même pas m'acheter un jogging, restons sérieux. Je crains l'angine du zgeg à tout instant. Peut-être que je devrais mettre un cache-col.
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3 décembre 2007 1 03 /12 /décembre /2007 10:02
J'aime pas les dimanches. Même pas parce que ce sont des veilles de lundi. Juste que je m'y ennuie. Ce week-end, en regardant totalement illégalement la saison 1 de Dexter, je me suis trouvé des points communs avec ce personnage. En gros, Dexter est un serial killer. Mais il tue uniquement des tueurs. Il a un code. Et aussi un gros vide à l'intérieur. C'est bizarre de se trouver des affinités avec un tueur en série, quand même.

Le vide , je l'ai aussi. Oh, bien sur, je ressens plus de choses qu'un sociopathe (c'est toujours ça), mais ça m'empêche pas d'avoir l'impression d'avoir un goufre à l'intérieur. Heureusement qu'il y a cette bonne vieille éducation télévisuelle pour nous apprendre ce qui est bon, ce qui est mauvais et ce qui est juste. Ca balise. Mais ça ne remplit pas pour autant. Alors je fais ce que je peux pour ça. La méthode passive. Je lance des trucs dedans. J'occupe mes journées à lire, jouer, regarder. Je verse tout dans mon précipice interne, en espèrant qu'il en restera quelque chose. Mais pour l'instant, j'ai beau lacher des trucs, j'entends pas la fin de la chute. Je dois avoir encore une grosse marge avant le fond.
Je me doute qu'en construisant des morceaux pour remplir, ça fonctionnerait un peu mieux. Ou du moins, j'aurai l'impression que le remplissage avance. Mais ranger les papiers, écrire, apprendre la guitare, le dessin ou même sortir, c'est trop d'efforts. C'est surtout trop de persévérance alors que je suis déjà occupé à remplir mon trou avec la culture des autres. Même si ça ne fonctionne pas bien.

Il va quand même être temps que je me décide à bouger. Je ne vois plus les interrupteurs de la lumière, derrière les piles de papiers et autres lectures qui s'amassent. Ca a beau tomber sans fin dans ma tête, ça s'accumule un peu dans l'appart. Il va falloir retrouver la patate. Vivement que l'esprit de Noël me tombe dessus.
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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 15:47
Je viens d'un pays calme et paisible au nord de la campagne sarthoise. Et dans ce sphincter de France, même si la vie peut être chiante et  qu'on s'ennuye forcément, on respecte quand même certaines choses. Comme tous ceux qui y sont nés ou presque, je suis porteur de ces valeurs. Et comme mes compagnons, j'essaye de propager modestement ces standards partout où je passe. Mais mes modestes efforts ne sont rien face à l'institution qui permet à ma contrée de briller à travers le monde. Un jour peut-être, moi aussi je serai membre de la Confrérie des Chevaliers des Rillettes Sarthoises.

On ne plaisante pas avec les rillettes. C'est pour cela que sont apparus nos chevaliers. Partout à travers le globe, ils célèbrent et vantent la gloire et le renom des rillettes sarthoises. Ce sont des éléments actifs pour la gastronomie. Ils encouragent la recherche dans tout ce qui peut améliorer la qualité des rillettes, tout en cherchant à préserver son côté populaire et économique. Et on ne rigole pas d'eux. Je peux vous dire que la médaille d'or des meilleures rillettes décernée par la confrérie, elle fait des envieux. N'empêche qu'elle récompense vraiment les méritants. C'est pas de la rillette d'apprenti Bordeau Chesnel qui récupère les prix. De la rillette de qualité, je peux vous le dire. Le monde entier vous le dira. Ils sont même allés jusqu'au Japon pour accomplir leur oeuvre.
Mais hélas, l'expansion mondiale des rillettes se trouve confrontée à un cruel dilemme. Lors de mon parcours scolaire, un de mes profs nous avait enseigné le principal frein à la domination mondiale des rillettes sarthoises. Ce qui fait de bonnes rillettes, ce sont les bons morceaux de viande qu'on trouve dedans, et qu'on peut toujours écraser à la fourchette. Sauf que voilà, si ces gros morceaux font le délice des amateurs, elles rebutent les consommateurs occasionnels. Les rillettes ne se tartinent pas bien. Apparement, des études auraient montré que l'exportation de rillettes est inversement proportionnelle à son taux de tartinabilité. Quel paradoxe. Quelle tristesse.

Je suis sûr que tout ça est encore un complot de ces salauds d'anglais. Je les crois même capable de préparer en secret de la mousse de rillettes. Voire des rillettes en tube. Rien que l'idée me donne envie d'atomiser les cuisines britanniques. Et en plus, je viens de finir mon dernier pot de rillettes. Il va être temps qu'arrive le temps des croisades.
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26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 15:42
Il a fallu que j'attende 15 ans après mon dernier cours de géographie pour m'y intéresser. Et tout ça grace au web. Et aussi (surtout) grace mon ennui profond au bureau. Il faut dire qu'ici, c'est souvent le creux de la vague. Version Méditerranée. Alors il faut bien s'occuper. Bien sur, il me reste toujours ce pitit jeu en flash où on catapulte du chat sur un mur, voire des piques, mais même ça, au bout d'un moment, ça lasse.

Alors, dans ma quête pour toujours trouver quelque chose qui me donne un air concentré, on m'a envoyé ce site. Un pitit jeu aussi en flash pour s'amuser à tester ses connaissances géographiques. On remarquera vite qu'il est sans doute anglo-saxon à la base, vu les sites demandés, mais bon, peu importe. Qui aurait pu croire un jour que mes cours de géo me servirait? Certainement pas moi. Et puis c'est un bon moyen de découvrir la localisation de certains pays (comme le Suriname) dont le nom peut prêter à confusion. Et force est de constater que je ne suis pas doué sur l'Afrique. Mais j'y travaille.
Sauf que voilà, au bout d'un moment, jouer tout seul ne suffit plus. C'est sans doute pour cela qu'on m'a renvoyé vers cet autre site. Même principe, plus précis car la carte est plus grande, et surtout, on peut faire des matchs. Je viens de tester ma chance face à futur ex-chercheur. La bataille fut apre et rude, le score très serré mais j'ai fini par céder la victoire. Je me suis fait avoir par Darwin (c'est en Australie). J'aurai du me douter qu'entre chercheurs, c'était magouilles et connivences. Toujours est-il que j'ai perdu.

Il ne me reste donc plus qu'à m'entrainer. Alors amenez-vous les cocos, je vous attends. Bon, peut-être pas là maintenant tout de suite (encore que), mais je pense que je retournerai y faire quelques tours dans les prochains jours. Je suis pas au point sur tout, mais je vous attends. Même les bacheliers en train de trimer pour rien, je crains degun. Je vous prends tous!
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26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 10:19
Depuis une bonne semaine maintenant, je redécouvre les joies du pique-nique. Rien de sale ou d'illégal là-dedans, c'est entre adulte consentant (moi) et en plus, je fais ça en intérieur pour choquer personne. Sans compter qu'il pèle sévère. Ah le plaisir de manger avec ses doigts.

En même temps, c'est un petit plaisir qui n'est pas toujours évident. Va manger de la soupe avec tes doigts. En même temps, ami gastronome, tu me diras que la soupe ne se mange pas, à la base. Et tu auras parfaitement raison, pas de ça chez moi. Mais prenons la raclette par exemple. Pas facile à la mimine. Limite sacrilège, même.
Seulement voilà, il y a un peu plus d'une semaine, on m'a rapporté de la bonne charcutaille de chez moi. Et ça, ça veut dire surtout deux choses: noix de jambon fumé et rillettes. Autant, les rillettes, avec ses doigts, c'est pas facile. Autant, la noix de jambon fumé, c'est le top. Je sais bien que le meilleur est de la manger en tranches très fines, mais je n'ai pas de trancheuse dans ma grotte. Alors je me découpe des steacks dedans. De la bonne viande fumée qui t'embaume agréablement toute la cuisine, et même le reste. Qui te donne faim en permanence parce que tu gardes l'odeur sur les doigts quand tu tiens ta bidoche. Et qui te réveille le carnivore à l'intérieur de toi quand tu commences à attaquer ton steack à la canine. Ahhh les souvenirs de la chasse au cochon le soir au fond des bois. La tranche de noix fumée, à la mimine et à la dent, c'est que du bonheur.

Malheureusement, le bonheur, comme toujours, ça part très vite. Et au bout d'une semaine, alors que je suis le seul à taper dedans, il ne me reste plus qu'un quignon de noix fumée. L'hiver va être rude. Tout ça me donne envie de me trouver un slip en fourrure et d'aller chasser la truie dans le quartier. Heureusement qu'on me réapprovisionne bientôt.
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22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 15:57
Je ne sais pas si c'est cette histoire d'appartement qui m'a laissé dans l'idée que j'allais me poser pour quelques temps, mais j'ai l'impression d'entrer dans la routine de la vie active. Pas que mes semaines étaient follement palpitantes jusque là, mais je ressentais au moins une progression dans la semaine. Elle a un peu tendance à disparaitre.

Jusqu'ici, c'était pourtant simple. Le lendi était pourri, et ça s'allègeait doucement jusqu'à la fin de la semaine. Cette semaine, c'était plus flou. Tous les jours se ressemblaient un petit peu et il me fallait une réflexion intense d'au moins 10 secondes pour déterminer le jour. Le même flou artistique quotidien au niveau de l'humeur. Et je parle même pas de savoir quelle semaine on est. Plus rien qui les différencie les unes des autres, surtout quand j'ai rien de prévu le week-end.
Et là, je me dis que je commence à m'habituer sérieusement à ce principe du "travail". Que mes espoirs de changements de carrière ont du inconsciement passer du côté des utopies. Je suis pris dans ma roue et c'est parti jusqu'à la mort. Oui parce que la retraite, je suis pas encore assez con pour y croire. Ca craint quand même.

Je crois qu'il était temps que je reçoive mon intégrale Rocky. Ca va me recoller la patate. L'espoir d'une chance qui apparait à n'importe quel moment. Peut-être que demain, on me proposera de reprendre les espaces culturels Leclerc pour contrer les Fnac au niveau bd, on sait pas. L'american dream, quoi. Adriaaaaaaannnne.
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19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 10:05
Je sais pourtant qu'il ne faut jamais se fier aux images en ligne. Et pourtant, il m'arrive encore de me faire avoir. Petit rappel dans ma face le week-end dernier.

Déjà, me faire lever un dimanche pour la rencontre, ça aurait du me mettre la puce à l'oreille. Bon, en chemin, je suis quand même tombé sur une sandwicherie qui n'avait l'air pas mal, mais quand même. Elle était fermée, de toute façon. Une fois sur place, j'ai encore du attendre pour qu'on m'ouvre sa porte. Parait que l'attente rend les choses meilleures. Mais après 2 reports, je trouvais avoir assez attendu.
Elle était haute, étroite et avec pas grand chose où se raccrocher. Elle avait laissé des images pas trop précises pour qu'on ne voit pas trop les défauts que je découvrais de près. Les miracles du maquillage ou de Photoshop, je ne sais pas. Elle était bien moins large que ce à quoi je m'attendais, ce qui n'est pas forcément un avantage. Bien plus vieille aussi. Autant en regardant sa présentation web, elle m'avait plus instantanément, autant en la découvrant de visu, j'ai su que ce ne serait pas l'habitation de mes rêves. Je sais, il ne faut pas s'attacher qu'au physique, mais entre le panneau électrique qui découvre l'intérieur des murs, les robinets sans pressions, les éviers et lavabos dégradés, les plafonds où je me cognais et cette impression d'opression omniprésente, j'ai pas pu me retenir de fuir.

Du coup, je ressortais en me disant que je ne serai pas propriétaire cette année. C'était triste, mais en même temps, ça soulage. Ca me permet de penser que je ne suis pas obligé de m'enfermer pour quelques années dans ce bureau où j'ai de plus en plus de mal à venir le matin. Ca laisse la possibilité de changer de vie pour faire un truc intéressant, même si je me sais bien trop faineant pour que ça arrive. Me reste plus qu'à regarder de nouveau les annonces immobilières, histoire de voir si je peux encore me faire peur.
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